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La Cavalerie Blindée doit elle agir démontée ?
Par le CES ROSTAIN
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Au cours de son histoire, la Cavalerie blindée ou non, a constamment évolué entre le « tout embarqué » et le « tout démonté », au gré des opérations, selon que l’issue des combats reposait sur la vitesse et le choc, ou davantage dans l’aptitude au contrôle des espaces au milieu des populations. Cet invariant est toujours d’actualité, et la cavalerie Blindée est encore confrontée au dilemme récurrent de l’adaptation de ses structures et de son organisation à ses engagements. Aujourd’hui, ce défi d’adaptation comprend une difficulté accrue, en raison de la recrudescence de la diversité des sollicitations opérationnelles, et de la nécessité de s’adapter aux mutations des engagements vers la contre-rébellion. L’une des conséquences indirectes de ces facteurs est aussi le recours aux unités de cavalerie blindée pour compenser le déficit en unités d’infanterie. C’est ainsi qu’au début 2009, deux escadrons sont déployés, au Sénégal et à Djibouti, sur des structures de compagnie d’infanterie. Enfin, la mise en œuvre de la PEGP (Politique d’Emploi et de Gestion des Parcs), en limitant la ressource de blindés dans les régiments, encourage à faire des choix de réorganisation radicaux.
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Conceptualiser son ennemi
Par le Colonel François CHAUVANCY
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La notion d’ennemi est complexe. Pour un officier, elle paraît pourtant fondamentale pour sa préparation morale et matérielle au combat. L’ennemi est essentiellement humain dans sa représentation physique qui conduit naturellement au respect de l’autre servant une autre cause. Cependant, il est aussi le symbole d’idées, de systèmes politiques, religieux, ethniques en confrontation avec les nôtres. A ce titre, l’homme reste la cible de la stratégie d’action d’un Etat. Connaître son ennemi, donc l’identifier à partir de critères, renforce la vigilance non seulement du soldat mais aussi du citoyen pour se préparer à l’action.
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Military victory does not mean political success. A historical perspective through the 1991 Gulf War
Par le Chef d’escadrons Valentin SEILER
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Any judgements about political success or failure in war at the strategic level must be based on a clear understanding of the initial political objectives of both sides. In this way, the relevance of war as a tool of policy can be assessed in accordance with the aims and the outcomes of war. Carl von Clausewitz precisely argues that “the political object is the goal, war is the means of reaching it, and means can never be considered in isolation from their purpose[1]”.
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L’ethnologie au service de la force
Par le Capitaine Julien VASSEUR
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Pour les théoriciens de la contre-insurrection, l’expertise culturelle apporte un concours extrêmement utile à la force en permettant de diminuer le recours à la violence et en facilitant son adaptation aux spécificités du théâtre d’opérations. Pour autant, cette révolution « culturelle » doit être considérée avec précaution. Incapable de s’affranchir d’une vision ethnocentrique, elle conduit à n’envisager les conflits que sous un angle culturel, occultant de fait les motivations politiques de l’adversaire et conduisant in fine à sa méconnaissance.
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Le doute, vertu fondamentale du militaire
Par le Chef de Bataillon Emmanuel DUBOIS
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La sociologie des organisations répond à un besoin de l’homme moderne: savoir où est sa place dans la société, en particulier dans le monde du travail. En France, dans un contexte de moral en berne, de morosité économique persistante et de modèle social en crise, l’individu cherche, aujourd’hui plus qu’hier, à se positionner par rapport à l’organisation. De la pleine adhésion au rejet, ce positionnement est complexe. Il s’agit d’un jeu de réciprocité qui influence à la fois le comportement des individus et l’identité de l’organisation. Confronté à un modèle social ébranlé et à un monde aux évolutions imprévisibles, l’individu a naturellement tendance à se désolidariser d’un système qu’il estime défavorable. Pour le moins, il garde ses distances. Influencés par les interrogations de leurs concitoyens et malgré un contexte tout autre, les militaires s’interrogent également sur leur rapport à l’institution. La caractéristique principale de cette dernière est d’être très structurée pour faire efficacement face à des situations marquées par l’incertitude, le chaos. Paradoxalement, alors que ses fondations reposent sur l’adhésion, la cohérence et la discipline, garder ses distances y est plutôt synonyme de hauteur de vue, et s’affranchir de l’organisation, assez bien toléré. Certains y décèlent même la marque d’un chef à l’esprit tranchant et possédant un caractère trempé qui saura défier les dieux et le destin.
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