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Psyops et Armée française, 50 ans après l’Algérie
Par le Chef de bataillon Boris VALLAUD
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Les armées occidentales redécouvrent depuis une dizaine d’années des engagements qu’elles avaient trop vite relégués dans les oubliettes de l’Histoire. Cette prise de conscience s’est faite sur les bords de l’Euphrate pour les uns, dans les montagnes afghanes pour les autres. L’époque transitoire des interventions « douces », parfois émaillées de tensions ponctuelles, est belle et bien finie. Pour autant, le succès d’une opération ne se limite pas à l’anéantissement de l’adversaire, le militaire doit s’appliquer à gagner les cœurs pour garantir un contexte favorable à l’instauration d’une paix durable. Le Général Desportes rappelle ainsi « l’importance désormais dominante de la dimension humaine des conflits, la place qu’y tient l’homme, qu’il soit le camarade, l’adversaire ou qu’il constitue “le milieu”, puisque la guerre actuelle se conduit, se perd, ou se gagne au sein des populations ». Chacun s’accorde à reconnaitre ce changement de contexte sans pour autant en tirer toutes les conclusions afin de donner au praticien, au chef tactique, tous les outils pour relever les défis qui se posent à lui. Le soldat est donc un acteur des champs matériels mais aussi des champs immatériels.
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L’homme, le grand oublié de nos réformes
Par le chef de bataillon Jobic Le Gouvello
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L’armée française, confrontée à une forte pression budgétaire, a dû dissoudre une partie de ses unités ces dernières années. Mais, pour limiter l’étendue de ces dissolutions, il a également été décidé de réformer l’institution en profondeur pour la rendre plus efficiente. Ces restructurations ont consisté à modifier l’organisation militaire selon une approche de mutualisation fonctionnelle. Ainsi, par exemple, une partie du « soutien commun » a été centralisée dans les « bases de défense ». De même, La fonction médicale comme l’infrastructure ou le service du commissariat, hier mêlés au sein des unités, se sont articulés en branches indépendantes. Cette logique de spécialisation a même prévalu entre les armées : l’armée de l’air a englobé presque toute la fonction troisième dimension avec la défense sol-air longue et moyenne portée ainsi que la majeure partie des drones ; les débats sur le regroupement de tous les hélicoptères au sein de cette armée perdurent …
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Grozny: matrice et contre-exemple du combat urbain contemporain
Par le Chef d’escadrons Ronan HAICAULT de la REGONTAIS
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Une étude récente a été menée par la DREX du CDEF sur les batailles de Grozny en Tchétchénie (1994-1995 et 1999-2000). Les combats, dans cette ville de 100 km2 avec des constructions à étages multiples et 490 000 résidents en 1994, ont été particulièrement violents. Pour la première fois en 1994, une armée conventionnelle, qui bénéficiait d’un rapport de force a priori écrasant et qui en outre ne s’embarrassait pas de dommages collatéraux, y a été tenue en échec par un adversaire asymétrique, en comparaison très faiblement armé. Comme l’avait prédit le général Krulak du Marines Corps américain, le conflit tchétchène apparaît donc bien comme la matrice des engagements contemporains, dans lesquels la ville constitue pour l’ennemi irrégulier le milieu le plus favorable pour résister aux armées modernes. Les récents déboires de Tsahal lors des attaques des fiefs du Hezbollah au Sud Liban l’ont rappelé.
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Projection de Forces : FAST IN / FAST OUT, Le bel avenir de l’intervention éclair.
Par le CEN Guillaume Katona
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Si les opérations militaires des armées occidentales s’inscrivaient encore récemment dans la durée, leurs outils militaires ne pourraient plus bientôt mener uniquement que des actions courtes, en raison de la pression toujours plus forte exercée sur les budgets de Défense et d’une opinion publique devenue très difficile à convaincre de l’utilité des longues opérations.
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L’art glorieux de «retraiter»
Par le Commandant Fabrice FORQUIN
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Peu étudiée et rarement mise en exergue car faisant presque toujours suite à une défaite, la retraite, si elle est bien conduite, confère paradoxalement au chef qui en a la charge un grand mérite ― à défaut d’une grande gloire ― car dans l’art de la guerre, la retraite est sans doute l’exercice le plus difficile, et rares sont les chefs de guerre y ayant excellé. C’est à ce titre que cet article avait bien toute sa place dans la rubrique «un penseur militaire»
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