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Ferdinand FOCH (1851-1929)
Par Monsieur MARTIN MOTTE
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On ne présente pas le Maréchal Foch, le vainqueur de 1918, ou du moins – ce qui revient au même – celui qu’on aurait accusé de la défaite si défaite il y avait eu, pour paraphraser son collègue Joffre. Moins connu du grand public est le colonel Foch, professeur à l’École supérieure de Guerre et auteur en 1903 des «Principes de la guerre». De son propre aveu, ce livre ne constitue pas «un exposé complet, méthodique, encore moins académique de l’art de la guerre, mais simplement une discussion de quelques points principaux de la conduite des troupes et surtout l’orientation à donner à l’esprit pour qu’il conçoive toujours une manœuvre rationnelle». À plus d’un siècle de distance cependant, les Principes se lisent toujours avec profit, comme en témoigne leur réédition préfacée par le général Desportes[1]. D’autre part, un colloque international a montré la continuité entre le théoricien de 1903, vierge encore de toute expérience guerrière, et le praticien révélé par la Grande Guerre[2]. Après des décennies de purgatoires donc, Foch est de nouveau apprécié à sa juste valeur.
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Kosovo 2011 - n’oublions pas les principes de la guerre
Par le CBA SEGUR-CABANAC Philipp
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Il faut tout d’abord définir la situation du Kosovo et des forces alliées en 2011. En août, le COMKFOR a demandé à son échelon supérieur COMJFC Naples l’engagement d’un bataillon de forces de réserve opérative (ORF) sur le théâtre du Kosovo. Cette mesure était officiellement décrite comme une action ayant pour but de permettre la remise en condition des forces de la KFOR, qui étaient toutes déployées. Elle marquait la fin d’une série d’événements qui avaient été déclenchés par l’émeute de la population serbe de la partie nord du Kosovo les 25 et 26 juillet 2011.
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Première guerre du golfe (août 1990-février 1991)
Par le Lieutenant-colonel Philippe Coquet
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La crise du Golfe, causée par l’invasion du Koweït par l’Irak, est par bien des aspects la première crise de l’après-guerre froide. Elle replonge le monde pour sept mois, dont six semaines de conflit armé, dans une atmosphère de guerre, déterminée à la fois par la volonté de Bagdad de s’assurer le leadership du monde arabe, et par la nécessité pour l’Occident industrialisé de protéger le «grenier à pétrole» du Golfe persique. L’ampleur de la riposte américaine à l’invasion est la première illustration effective de ce que pourrait être le «leadership» américain dans ce nouvel environnement. En effet, le système international réagit à la crise d’une manière nouvelle. La coopération soviéto-américaine indique en particulier ce que sera la place effective, nécessairement plus réduite que par le passé, de l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) dans le système international. De plus, le recours intensif au Conseil de sécurité et à la Charte laisse espérer une réactivation du rôle de l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le maintien de la sécurité internationale. Pour Washington, cette crise contribue à jeter les fondements d’un nouvel ordre international, et d’abord à décourager les ambitions libérées par le reflux de la capacité de contrôle qu’avaient les deux superpuissances sur les conflits locaux. Élément capital, les Grands s’entendent sur l’essentiel: ne pas utiliser une crise régionale pour alimenter en tensions le système international.
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La nuit de Thaï Binh (3 décembre 1953)
Par le Lieutenant-colonel CLAUDE FRANC
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Dès sa prise de commandement effective en Indochine, le 16 mai 1953, le général Navarre s’est lancé dans une vaste tournée d’inspection de ses territoires et de ses unités; le rapport de cette inspection, soumis à l’approbation des instances gouvernementales, est passé à la postérité sous l’appellation de «Plan Navarre»[1]. Fondé sur une attitude expectative visant à contenir le corps de bataille vietminh durant la campagne 1953-1954, correspondant à la saison sèche, ce plan visait au Tonkin, à protéger le Delta et à le mettre à l’abri d’une aggravation de son «pourrissement» en s’opposant à toute action en force de la part du Vietminh. Ce n’est qu’au cours de la campagne suivante, 1954-1955 que le commandant en chef envisageait de prendre l’offensive visant la destruction du corps de bataille ennemi.
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Dans la langue de mon ennemi… et de mon ami
Par le Chef de bataillon FRANÇOIS DICKES
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Faisant sienne la déclaration suivante du Général Stanley McChrystal, commandant de l’ISAF de 2009 à 2010, «L’apprentissage des langues est aussi important que la maîtrise des armes», l’auteur souligne l’importance cruciale du facteur linguistique et culturel dans les problématiques de Défense et milite en faveur de sa prise en compte systématique dans la préparation et la conduite des opérations.
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