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Les Chindits et l'opération THURSDAY (février-août 1944)
Par le COL GOYA Michel
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Après avoir été chassé de Birmanie par les Japonais de janvier à mai 1942, les Britanniques rétablissent une ligne de front le long de la frontière de l’Inde. C’est à partir de là qu’ils reconstituent une armée et cherchent des solutions pour reprendre l’initiative des opérations. Le projet de combat en profondeur du colonel Wingate est la plus originale de ces idées. Cet article est repris de la revue FANTASSINS numéro 31.
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L’emploi de l’histoire dans le processus d’évolution des armées
Par le Colonel MICHEL GOYA
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«Avec 2.000 ans d’exemples derrière nous, nous n’avons aucune excuse, lorsque nous combattons, pour ne pas bien combattre» Lawrence d’Arabie Le désastre de 1870 a marqué un tournant majeur dans la manière dont l’armée française envisageait son évolution. Jusque-là, on considérait qu’évoluer consistait simplement à accumuler de l’expérience, et l’armée du Second Empire, quasi professionnelle[1] et riche de multiples campagnes, était certaine d’écraser une armée de conscription qui n’avait pas combattu de 1815 à 1864.
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Comte Jacques de GUIBERT
par Monsieur Thierry WIDEMANN
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Né à Montauban le 11 novembre 1743, Jacques, Antoine Hippolyte comte de Guibert, était âgé de quatorze ans lorsqu’il suivit son père à l’état-major du duc de Broglie. Il participa aux campagnes de la guerre de Sept Ans, et malgré son âge, se signala à la bataille de Rossbach, en 1757, et à celle de Minden, deux ans plus tard. Sa conduite lors de l’expédition de Corse (1768-1769) lui valut la croix de Saint-Louis et le grade de colonel.
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Maurice de Saxe
Par Monsieur Thierry Widemann
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Fils naturel de l'Électeur Frédéric-Auguste, futur roi de Pologne, Maurice de Saxe servit successivement le prince Eugène, puis Pierre le Grand, avant de passer au service de la France en 1720. Artisan des grandes victoires du règne de Louis XV pendant la guerre de Succession d'Autriche (Prague en 1741 et surtout Fontenoy en 1745), il contribua ainsi à la paix d'Aix-la-Chapelle. Titulaire du titre de Maréchal général que seuls Turenne et Villars avaient porté avant lui, il s’éteignit en 1750 au château de Chambord, une des récompenses offertes par le roi pour sa victoire de Fontenoy. Le Maréchal de Saxe est l’auteur d’un unique ouvrage, intitulé «Mes Rêveries», rapidement rédigé en 1732, puis repris en 1740. Il n’a été publié que six ans après sa mort. Les réflexions contenues dans le livre viennent des leçons tirées de son expérience de la guerre, mais également de ses conversations avec le Chevalier de Folard, le grand théoricien militaire du début du XVIIIème siècle. Celui-ci lui a notamment fait découvrir Polybe, auteur grec contemporain de la troisième guerre punique, qui a précisément étudié, dans son «Histoire», les vertus tactiques et stratégiques de la légion romaine.
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Georges VALOIS (1878-1945)
Par Monsieur Martin MOTTE
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Anarchiste à vingt ans, monarchiste d’Action française à trente, fasciste à cinquante, puis républicain non-conformiste, résistant et déporté à Bergen-Belsen où il mourut du typhus à soixante-sept ans, Georges Valois a eu une trajectoire des plus originales. Tour à tour commis à Singapour, précepteur à Moscou et éditeur à Paris, il a connu le petit peuple autant que la haute aristocratie. Lecteur de Proudhon, Sorel et Nietzsche, il a été, de 1906 à 1924, le disciple de Maurras avec lequel il s’est ensuite brouillé, puis l’ami de Déat comme de Mendès-France. Au cœur de cette vie trépidante, une expérience centrale: la Grande Guerre et Verdun. Inutile de dire que Valois n’était pas homme à y faire de la figuration: il fut vite à la tête d’un de ces corps francs plus souvent aux avant-postes ou dans les lignes ennemies qu’au fond des abris. C’est donc un «officier de la guerre, dont l’éducation militaire s’est faite à la guerre, et dont l’esprit est libre de tout préjugé d’école», selon ses propres termes, qui publie début 1918 «Le cheval de Troie – Essai sur la philosophie et sur la conduite de la guerre» . L’essentiel de l’ouvrage est écrit entre le printemps et l’automne 1917, soit à une période où l’armée française se remet peu à peu du désastre du Chemin des Dames et des mutineries qui l’ont suivi, et au moment où les Empires centraux accumulent les succès sur le front italien et sur le front russe. L’heure approche où les Allemands seront à même de lancer leur suprême offensive contre Paris. Remotiver les Français pour leur permettre de parer le coup, définir les moyens d’une contre-offensive victorieuse, telles sont les ambitions de Valois. Mais, comme l’indique son sous-titre, c’est en philosophe qu’il s’y attelle, et voilà pourquoi Le cheval de Troie dépasse de beaucoup son contexte. À travers le cas particulier de la guerre totale, on y trouve une véritable grammaire de la stratégie, c’est-à-dire une réflexion sur l’interdépendance des buts politiques et des moyens militaires.
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