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Histoire et Stratégies

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La bataille de la Malmaison (17-25 octobre 1917)
Par le Lieutenant-colonel Christophe GUÉ
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La Malmaison fut la troisième et la plus formidable d’une série de trois batailles caractérisées par l’ampleur des moyens mis en oeuvre pour des objectifs limités3. Envisagée dès juin 1917, elle fut exécutée par douze divisions attaquant sur un front de douze kilomètres, à l’ouest du Chemin des Dames. Visant la conquête d’objectifs distants de trois kilomètres, elle fut minutieusement préparée et bénéficia d’appuis d’une puissance jusqu’alors inégalée: 1.779 pièces d’artillerie, de 75 à 500 mm, tirèrent près de six tonnes d’obus par mètre linéaire de front pendant la préparation, alors que l’offensive Nivelle, déclenchée sur un front quatre fois plus étendu, où l’ennemi occupait en outre des positions dominantes, n’avait été appuyée que par 3.691 pièces qui tirèrent moins de deux tonnes par mètre. À la Malmaison, l’importance des appuis était telle que l’effectif des artilleurs dépassait d’un tiers celui des fantassins (90.000 pour 60.000). Aussi n’est-il pas étonnant que l’on ait qualifié cette offensive d’anti-bataille4.
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L’intérêt présenté par la guerre du Rif pour l’emploi des chars dans la contre-insurrection contemporaine
Par les Chef d’escadrons BOËT et FLORE
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Né pendant la Première Guerre mondiale pour permettre de franchir les tranchées et de nettoyer les nids de mitrailleuses, le char est à l’origine conçu avant tout pour accompagner l’infanterie. À partir de 1925, les opérations au Maroc conduisent cependant l’armée de Terre à réétudier l’emploi de ses chars FT17. L’utilisation non doctrinale des chars dans le contexte contre-insurrectionnel marocain s’est en effet montrée très pertinente, tout en se heurtant à l’époque à la frilosité de nombreux penseurs militaires. La pertinence d’une utilisation adaptée des chars au cours de la guerre du Rif a finalement amené à reconsidérer le cadre d’emploi des blindés en opérations de contre-insurrection. Les auteurs nous montrent comment, selon eux, les blindés peuvent présenter des avantages comparables dans les engagements modernes et récents de même type.
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La participation de la France à la mise sur pied des forces terrestres étrangères depuis la décolonisation
Par les chefs de bataillon MOROT et PUPPO
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Les modifications récentes du dispositif des forces prépositionnées, principalement en Afrique, et les évolutions de la menace, appellent à s’interroger sur les évolutions et l’adéquation - ou non - de la participation française à la mise sur pied des forces terrestres de ce continent. Malgré une réduction de format et une concurrence accrue, internationale comme privée, la France demeure structurellement un partenaire privilégié de ce type d’actions grâce à une légitimité reconnue et une adaptation permanente de sa posture aux enjeux sub-continentaux.
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L’art opératif soviétique et ses enseignements dans les opérations contemporaines
Par le Commandant Carlo CONTE (Italie), les Chefs de bataillon Baptiste THOMAS et Quentin WATRIN
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L’art opératif soviétique est un courant de pensée, développé dans les années 1930 en Union soviétique, et qui se définit comme une discipline de l’art de la guerre qui vise à inscrire les actions tactiques dans une finalité stratégique et leur donner du sens. Relativement méconnue, cette pensée sur l’art opératif a pourtant constitué un changement doctrinal significatif et a révélé son efficacité lors de la Seconde Guerre mondiale. Cet article présente les applications actuelles variées de l’art opératif et montre dans quelle mesure l’approche soviétique reste pertinente dans la conduite des opérations malgré l’évolution des cadres d’action.
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Driant, entre science-fiction et anticipation
Par le Général (2S) Henry-Jean FOURNIER
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La 129ème promotion du Cours supérieur des officiers de réserve spécialistes d’état-major (CSORSEM) a été baptisée le 19 août 2016 du nom de «Lieutenant-colonel Emile Driant». En prenant ce nom prestigieux, les 50 officiers de réserve suivant cette scolarité équivalente à celle du diplôme d’état-major de leurs camarades d’active, ont voulu honorer la mémoire de cet officier saint-cyrien, écrivain et député tombé en 1916 à la tête de ses chasseurs dans les premiers combats de ce qui allait devenir la bataille de Verdun et, à travers lui, les morts de la Grande Guerre dont nous célébrons le centenaire. Cette promotion a aussi choisi de porter le même nom que la promotion 1965-1967 de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr afin de marquer, en cette période où l’on parle beaucoup de l’engagement de nos réservistes, les liens forts unissant les jeunes officiers à leurs aînés, qu’ils soient d’active ou de réserve. Le Général (2S) Henry-Jean Fournier, secrétaire de la promotion de Saint-Cyr «Lieutenant-colonel Driant», nous brosse le portrait de ce héros original, officier, écrivain, et qui fut aussi député. Le Lieutenant-colonel Marcel JOUSSEN-ANGLADE commandant l’ESORSEM par suppléance
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