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« Za Rodinou » – « Pour la Patrie » : la nouvelle place de l’officier dans la société russe

BRENNUS 4.0
Histoire & stratégie
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Depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 1999, le gouvernement tend à réhabiliter le prestige de son armée. En effet, si les officiers soviétiques étaient érigés en héros, victorieux de l’Allemagne nazie, la chute de l’URSS a terni l’image de l’armée. Dans un contexte de crise économique et sociale entraînant la diminution des dépenses consacrées à la défense, le personnel militaire vivait dans des conditions dramatiques. En 1997, la chercheuse Elisabeth Sieca-Kozlowski témoignait : « L'armée russe est une armée mal nourrie, mal logée, désorientée, clochardisée, laissée à l'abandon, une armée dont l'objectif premier n'est plus de maintenir sa capacité de combat mais de subsister, par tous les moyens. »[1] Autrefois adulé, l’officier a perdu son prestige et est devenu un enjeu social, économique et identitaire. Comment le gouvernement russe a-t-il contribué à améliorer l’image de l’officier et de l’armée en général depuis la fin de l’URSS ?


Donner un nouveau rôle politique aux officiers

Au cours de son histoire, l’armée russe a rarement joué un rôle politique important. Il en fut ainsi pendant la période soviétique. À la suite de la Révolution de 1917, une séparation s’opéra entre les fidèles du Tsar et ceux qui rejoignirent l’Armée rouge. Les missions et objectifs des officiers de cette dernière étaient de protéger et promouvoir les intérêts du Parti-État, d’être loyaux et obéissants au Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS), d’éviter l'ingérence politique et de ne pas utiliser les hommes sous leurs ordres à des fins privées[2]. Ainsi, l’officier appartenait à un corps qui dépassait sa propre individualité. Cependant, les Bolcheviks, méfiants à l'égard de la loyauté des officiers envers l'État-Parti communiste, introduisirent des mécanismes de contrôle. D’une part, la Direction politique principale, une organisation intra-militaire d'officiers politiques, veillait à la pureté idéologique et à la fiabilité politique des forces armées. D’autre part, le PCUS faisait appel à des services de renseignement réguliers et militaires pour garantir la fiabilité des forces armées. Des conseillers politiques étaient également attachés aux unités de l'armée pour veiller à la loyauté des officiers et faire de la propagande politique auprès des troupes. Ces commissaires permettaient donc un double contrôle : les ordres donnés par un officier militaire devaient être approuvés et contresignés par un commissaire politique[3].

 

Néanmoins, à partir de la fin des années 1980, le corps des officiers joua un rôle politique de plus en plus important. Il convient de bien distinguer « activisme politique militaire », c’est-à-dire la participation et l’engagement politiques, et « influence politique »[4], soit la capacité à influencer les décideurs politiques. La présence accrue des officiers dans l’élite du pouvoir serait due à l’ouverture de la Russie à l’économie de marché au début des années 1990[5]. Les anciens membres des services spéciaux soviétiques, notamment ceux du Comité pour la Sécurité de l'État (KGB), étaient les seuls à avoir été autorisés par le gouvernement soviétique à étudier l’Occident (économie, politique, langue, droit) et à s’y être rendus. Ces hommes semblaient donc les plus qualifiés pour aider la Russie à s’insérer dans le nouveau monde émergeant des décombres de l’URSS.

 

Ainsi, la militarisation du pouvoir se traduirait par la surreprésentation des officiers dans les hautes sphères du pouvoir, permettant aux forces armées d’avoir une position plus importante en Russie. Les exemples les plus marquants sont les rôles joués par le ministre de la Défense Sergueï Choïgou, ou encore du général Valéri Guérassimov, chef d’État-major, qui a notamment supervisé les opérations en Crimée et lancé l’opération russe en Syrie en septembre 2015. Néanmoins, plus que d’une « militarisation » du gouvernement, on pourrait surtout parler d’une « FSB-ization »[6] ou d’une « special force-ization » dont Vladimir Poutine, issu du Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB), serait le premier représentant.

 

Fédérer les officiers et la population grâce au passé glorieux

Au cours de la Grande Guerre patriotique (1941-1945), les dirigeants soviétiques choisirent de rassembler l’armée et la population en un tout uni, prêt au combat. Cette tâche se concrétisa par un rappel du passé glorieux de la Russie : l’expérience héroïque de la défense de la liberté. Une attention particulière fut en effet accordée à la libération de la Russie des « interventionnistes étrangers » : Alexandre Nevski contre les chevaliers teutoniques en 1240 et 1242, Dmitri Donskoï contre les Tatars en 1380, Dmitri Pojarski contre les interventionnistes lituano-polonais en 1630, ou encore les officiers soviétiques contre l’Allemagne nazie. Depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, la Grande Guerre patriotique est devenue une nouvelle étape dans le développement des traditions d'héroïsme militaire. L’exaltation du passé héroïque de la Russie permet d’unir civils et militaires autour de valeurs communes, comme le démontrent les célébrations du Jour du défenseur de la patrie le 23 février et du Jour de la Victoire le 9 mai.

 

Le Jour du défenseur de la patrie existe depuis 1919, mais tient son nom actuel d’une décision de Vladimir Poutine qui le déclara jour férié en Russie en 2002. Officiellement, la fête célèbre les personnes qui servent ou servaient les forces armées russes (hommes et femmes, militaires et civils), tandis que des défilés et des processions honorent les anciens combattants. Le Jour de la Victoire, quant à lui, est célébré le 9 mai et commémore la signature à Berlin de l'acte de capitulation de l'Allemagne nazie avec les troupes alliées (à 23h le 8 mai heure française, mais à 1h le 9 mai heure de Moscou). Ce jour est férié depuis 1965 ; pourtant, dans les années 1990, sa célébration tomba en désuétude. Après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, les fêtes et commémorations nationales redevinrent une source de fierté nationale. Le Jour de la Victoire est devenu peu à peu une célébration où la culture populaire joue un rôle central. À Moscou, un grand défilé militaire a lieu et la population arbore le ruban de Saint-Georges[7] pour célébrer l’événement. Les 60ème et 70ème anniversaires du Jour de la Victoire en Russie (en 2005 et 2015) furent ainsi les plus grandes fêtes populaires organisées depuis l'effondrement de l'Union soviétique.

 

Ces deux fêtes illustrent le retour d’un patriotisme aux accents militaires. En effet, bien que d’autres fêtes existent, comme le jour d’unité nationale (le 4 novembre) ou la fête de la Fédération de Russie (le 12 juin), considérée par ailleurs comme la fête nationale, le Jour de la Victoire demeure la fête qui unit la population. Elle est en effet célébrée par l’ensemble de la société russe. Ainsi, à l’occasion d’un sondage du centre de recherche indépendant Levada[8] réalisé en décembre 2018, à la question « qu’est-ce qui vous rend fiers parmi les évènements passés ? », 86% des personnes interrogées répondirent « la victoire durant la Grande Guerre patriotique ». De même, à la question « quelle est la première chose qui vous vient à l’esprit lorsque vous pensez à votre peuple ? », 53% déclarèrent « notre passé et notre histoire », contre 37% en 1994 et 46% en 2016 ; 17% « notre pouvoir militaire », contre 5% en 1994.

 

La réussite des opérations militaires est une composante essentielle dans le rétablissement du prestige de la profession d’officier, et de l’armée en général. C’est pourquoi le gouvernement communique beaucoup sur le succès des opérations en Syrie. À titre d’exemple, il a récemment réutilisé une méthode de l’époque soviétique pour diffuser les succès militaires et promouvoir le patriotisme : une exposition en train itinérante. Entre juin 1943 et octobre 1948, une telle exposition avait transporté des trophées de guerre nazis capturés par l'Union soviétique. De même en 2019, un train composé de vingt wagons circula sur une distance de 28 500 kilomètres. Il s’arrêta dans soixante gares où furent exposés des armes et des équipements capturés, des galeries de photos glorifiant l'armée russe et même une boutique de souvenirs. L’exposition fut également accompagnée par des chants et des danses, ainsi que par des soldats russes revenus de Syrie pour raconter leurs exploits.

 

Rendre la carrière d’officier plus attrayante auprès des jeunes

Afin de rendre la carrière militaire plus attrayante, la première étape fut de développer le patriotisme au sein de la société russe, et particulièrement chez les jeunes. Dans son Manifeste du millénaire[9] annonçant le programme pour sa candidature à l’élection présidentielle de 2000, Vladimir Poutine évoquait ainsi l’idée de « valeurs » à défendre, dont trois primordiales : le patriotisme (patriotizm), la puissance (derjavnost’) et le sens de l’État (gosoudarstvennitchestvo). Selon V. Poutine, le patriotisme correspond au « sentiment de fierté de sa patrie, de son histoire et de ses succès. C’est l’aspiration à rendre son pays plus beau, plus riche, plus fort, plus heureux »[10].

 

Depuis l’élection de V. Poutine en 2000, quatre programmes d’« Éducation patriotique des citoyens de la Fédération de Russie » (2001-2005, 2006-2010, 2011-2015, 2016-2020) se sont succédés afin d’inculquer le patriotisme à la jeunesse. Le patriotisme est défini dans ces textes comme « l’amour de la Patrie, le dévouement à la Patrie, la volonté de servir ses intérêts et la préparation à sa défense, pouvant aller jusqu’au sacrifice de soi »[11]. L’éducation patriotique doit ainsi permettre de donner « une nouvelle impulsion à la renaissance spirituelle du peuple de la Russie », de « maintenir la stabilité sociale, de restaurer l’économie nationale, de renforcer la capacité défensive du pays »[12].

 

Dans les faits, les jeunes définissent plus souvent le patriotisme comme étant de l’« amour pour la patrie » et le considèrent peu comme la « volonté de défendre leur pays dans des situations d’urgence ou de danger extrême ». Pour les jeunes, le patriotisme signifie d’abord avoir une bonne connaissance de l'histoire de la Russie, de ses traditions et de sa culture, ou encore éprouver du respect pour son pays, mais n'implique pas un engagement ou des actions concrètes[13]. Pour autant, les jeunes Russes semblent fascinés par les manifestations publiques du patriotisme, notamment par les actions de masse, les activités électorales et les commémorations historiques. Les institutions éducatives officielles et les médias de masse jouent donc un rôle essentiel dans la représentation que les jeunes se font de leur pays et de leur lien avec le pays. Le gouvernement est conscient de la baisse de sensibilité des jeunes au patrio-tisme et de son appétence pour les évènements de masse. Il a ainsi lancé en avril 2019 la chaîne Pobeda (Victoire) destinée aux jeunes[14]. Cette chaîne diffuse des films soviétiques, les dernières grosses productions louant l'héroïsme de l’armée (comme le film Tanks for Stalin de Kim Druzhinin, sorti en 2019), des documentaires sur la Grande Guerre patriotique et retransmet la parade du 9 mai. Cette chaîne a en effet été créée dans la perspective du 75ème anniversaire de la fin de la Grande Guerre patriotique (en 2020) et est, selon le directeur général de Perviy Kanal (1ère chaîne), Konstantin Ernst, un « hommage à nos aînés et à nos témoins, que nous voulons transmettre à nos descendants ».

 

Le domaine militaire n’est qu’un des aspects du patriotisme où les associations paramilitaires, soutenues par le gouvernement, sont des acteurs de premier plan. L’une des plus récentes est Younarmia (La jeune armée), créée le 29 juillet 2016 par décret du ministère russe de la justice. L’éducation patriotique est au coeur de ses objectifs, puisque sa charte définit comme prioritaire « la préservation et la valorisation des valeurs patriotiques ». Younarmia dénombre 272 000 membres âgés de 8 à 17 ans. Ses activités sont partagées selon quatre catégories : l’éducation spirituelle et morale, le développement intellectuel, l’éducation physique et sportive, les actions sociales. Cette association n’est pas sans rappeler les Pionniers et le Komsomol, organisations de la jeunesse soviétique de 1918 à 1991 ou encore la DOSAAF (Société bénévole d’assistance à l’aviation, à l’armée et à la flotte), fondée en 1927 par le ministère de la Défense. Sa charte de 2010[15] rappelle la nécessité de proposer une éducation patriotique à une plus large part de la société et d’être une source de mobilisation.

 

Plus généralement, les associations paramilitaires semblent répondre à trois objectifs :

  • Développer un engagement civique et le sens du collectif

« Seul le recours à la notion de patriotisme peut permettre son retour au sein du collectif. Le patriotisme suppose l’abnégation des individus à l’égard de l’ensemble de la communauté nationale »[16]. Ce réengagement civique ou encore la « re-politisation des sociétés »[17] n’a donc pas pour seul but l’intégration militaire. Il se rapprocherait du facteur de supériorité opérationnelle « force morale » dans l’armée de Terre française ; celui-ci repose notamment sur le « développement du sens et de la légitimité de l’engagement », et « la formation individuelle, notamment éthique et déontologique »[18].

 

  • Mobiliser et rassembler contre une menace extérieure

La thématique de la menace, qu’elle soit intérieure ou extérieure, est importante, même si elle n’est pas toujours clairement définie. La jeunesse est directement concernée par ces menaces. D’une part, car elle est présentée par le gouvernement comme le rempart qui défendrait la Russie de l’étranger, et d’autre part car la jeunesse devrait être protégée des influences étrangères, et notamment des idées progressistes décadentes[19]. Le Ministère russe de l’Intérieur lutte en effet activement contre « la manipulation de la conscience des en-fants par le biais des réseaux sociaux », et projette d’envoyer les enfants « à problème » dans les camps patriotiques[20].

 

  • Favoriser une « intégration prospective »[21]

Younarmia permet de transmettre des valeurs militaires à des jeunes et de leur délivrer une formation militaire préliminaire qui permettrait de rendre la conscription, réduite à un an, plus efficace, puisque les jeunes ainsi formés auraient déjà appris les premiers rudiments du combat. L’un des objectifs semble en outre de rendre le service et la carrière militaires plus attrayants[22]. En effet, très peu d’appelés réalisent leur service militaire, dans la mesure où avec les moyens adéquats, il est possible d’y échapper. Beaucoup d’engagés sont donc issus des couches sociales défavorisées. Younarmia incite donc ses recrues à s’engager dans une carrière militaire. De plus, les membres qui souhaitent devenir officiers peuvent se mettre en avant en se démarquant dans les compétitions de l’association - assemblage d’armes, précision du tir, endurance physique. Par ailleurs, vingt universités du pays attribueraient aux membres de l’association des crédits supplémentaires en fonction de leurs réalisations. Cependant Younarmia, malgré sa communication de masse, ne compte à ce jour dans ses rangs que 1% de la population.

 

En conclusion, Vladimir Poutine a souhaité dès son arrivée au pouvoir redorer l’image d’une armée ternie par la crise économique et sociale consécutive à la chute de l’URSS. Il a pour ce faire renforcé le pouvoir de l’armée en nommant des officiers à des postes-clefs du gouvernement. Il a également rassemblé monde militaire et monde civil autour des exploits militaires, passés et présents, notamment grâce aux cérémonies de masse. Enfin, pour attirer de plus en plus de jeunes vers la carrière militaire, il a favorisé le développement des activités dans des associations paramilitaires qui offrent des avantages significatifs pour la poursuite des études secondaires et supérieures. Toutefois, l’emploi croissant de contractuels et d’entreprises privées comme le groupe Wagner ont des conséquences sociales et identitaires durables sur l’armée russe, renforçant la nécessité de développer le sentiment patriotique au sein de la population tout entière.
                                                                      
 
[1] Elisabeth Sieca-Kozlowski, « L'armée russe : stratégies de survie et modalités d'action individuelle et collective en situation de "chaos" », Cultures & Conflits, hiver 1996- printemps 1997, mis en ligne le 27 mars 2007, consulté le 20 juillet 2019. Disponible en ligne sur : http://journals.openedition.org/conflits/2170
[2] Zoltan Barany, « Civil-Military Relations and Institutional decay : explaining Russian Military politics », Europe-Asia studies, Vol. 60, n°4, Juin 2008 pp. 581-604.
[3] Zoltan Barany, Op. cit.
[4] Zoltan Barany, Op. cit.
[5] Cyrille Gloaguen, « Forces armées et politique : une longue passion russe », Hérodote, Vol. n°116, n°1, 2005, pp. 111-137.
[6] homas Gomart, « Russian Civil-Military Relations: Putin’s Legacy », Carnegy Endowment, 2008, pp. 56-57.
[7] Ce ruban fait référence à la médaille soviétique « Pour la Victoire sur l'Allemagne dans la Grande Guerre Patriotique 1941-1945 » et est devenu un symbole du patriotisme.
[8] Centre Levada, « Identité nationale et fierté », 25/01/2019. Disponible en ligne sur : https://www.levada.ru/en/2019/01/25/national-identity-and-pride/
[9] Vladimir V. Poutine, « La Russie à l’aube du millénaire » / « Rossia na rubeze tysaceletia », Nezavisimaja gazeta, 30 décembre 1999, cité par Françoise Daucé, Myriam Désert, Marlène Laruelle, Anne Le Huérou, Kathy Jeanne Rousselet in « Les usages pratiques du patriotisme en Russie ». Questions de recherche, 2010, p.9.
[10] Vladimir V. Poutine, Op.cit.
[11] Gouvernement de la Fédération de Russie, Concept de l’éducation patriotique des citoyens de la Fédération de Russie, 21 mai 2003. Disponible en ligne : http://www.fadm.gov.ru/projects/280/525/MAIN/. Cité par Françoise Daucé, Myriam Désert, Marlène Laruelle, Anne Le Huérou, Kathy Jeanne Rousselet. « Les usages pratiques du patriotisme en Russie ». Questions de recherche, 2010, p.11.
[12] Gouvernement de la Fédération de Russie, Arrêté du 10 février 2001, « Sur le programme d’Etat Éducation patriotique des citoyens de la Fédération de Russie pour 2001-2005 », Disponible en ligne : http://www.llr.ru/razdel3.php?id_r3=73
[13] Daria Omelchenko , Svetlana Maximova, Oksana Noyanzina, Natalia Goncharova & Galina Avdeeva, « National Identity and Patriotism among Russian Youth: Representations, Feelings and Actions », Asian Social Science, Vol. 11, N°6, Février 2015.
[14] « “Pobeda” a commencé aujourd’hui - la nouvelle chaîne de la « Téléfamille numérique » de la première chaîne », Perviy Kanal, 9 avril 2019. Disponible en ligne sur : https://www.1tv.ru/news/2019-04-09/363323-segod-nya_nachala_veschanie_pobeda_novyy_kanal_tsifrovogo_telesemeystva_pervogo
[15] http.www.dosaaf.ru/home/ustav-dosaaf
[16] Françoise Daucé, L’État, l’armée et le citoyen en Russie post-soviétique, Paris, l’Harmattan, 2001, p.255.
[17] Pierre Mougel, « La militarisation de la jeunesse dans l’espace post-soviétique ⅔ », BRENNUS 4.0, Février 2019.
[18] État-major de l’Armée de Terre, Action terrestre future, 2016.
[19] Iskender Ysaveev, « Militarization of the National idea : the new interpretation of patriotism by the Russian Authorities », CSS ETHZ, Russian Anatycal Digest, n°207, 26 septembre 2017, pp. 12-14.
[20] « Le ministère de l'intérieur a intensifié la lutte contre la manipulation de la conscience des adolescents à travers les réseaux sociaux » / MVD aktivizirovalo bor’bou c manipoulirovaniem soznaniem podrostkov tcherez sotseti », Tass, https://tass.ru/obschestvo/6209292, 12 mars 2019.
[21] Pierre Mougel, Op.cit.
[22] « Le ministère de la défense appelera 1 million d’enfants à Younarmia », Gorod 812, 17 avril 2019, http://gorod-812.ru/minoboronyi-prizovet-v-yunarmiyu-million-detey/?fbclid=IwAR2jurSPDnPEAh4NmfLUpcFo0FrPi61eQi6ksRxhg_FxBChCCnUbiLo2Trw

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Titre : « Za Rodinou » – « Pour la Patrie » : la nouvelle place de l’officier dans la société russe
Auteur(s) : Madame Maëlle Marquant, chercheur associé du pôle études et prospective du CDEC
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