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Daniel REICHEL (1925-1991)
Par Monsieur MARTIN MOTTE
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Jomini excepté, les penseurs militaires suisses sont peu connus en France. Le fait que la Suisse n’ait pris part à aucun conflit depuis plus d’un siècle et demi explique probablement cette ignorance, sans toutefois la justifier. On perd en effet de vue que la tranquillité dont jouit ce paysne repose pas uniquement sur sa neutralité ou son statut de sanctuaire bancaire international, mais aussi sur une armée solide, dont le rôle dissuasif a pleinement joué lors des deux guerres mondiales. Faute d’expérience guerrière directe, les théoriciens suisses ont suivi avec la plus grande attention les expériences étrangères. Ils se sont aussi tournés vers le passé, non pour reproduire des formes de combat caduques, mais au contraire pour dégager les invariants de l’art militaire. Cette méthode, illustrée au XIXème siècle par Jomini, a plus récemment présidé aux remarquables travaux du colonel Reichel, de l’État-Major Général. Fondateur en 1969 du Centre d’histoire et de prospective militaire suisse, Reichel publia dans les années 1980 une «Analyse de quelques éléments fondamentaux en histoire militaire» composée de cinq fascicules[1]. Le titre ne rend pas pleinement hommage aux talents de l’auteur, dont l’enquête historique inclut de passionnants aperçus anthropologiques et même métaphysiques. Appuyée sur une iconographie excellemment choisie et excellemment exploitée, la réflexion de Reichel cerne le «phénomène-guerre» dans sa réalité la plus profonde, mais aussi la plus concrète, le but restant d’y préparer les combattants.
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Charles ARDANT du PICQ (1821-1870)
Par Monsieur MARTIN MOTTE
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Ayant marché une partie de la nuit, le régiment, le 15 août 1870, prépare le café quand soudain s’abattent des obus. Le colonel Ardant du Picq ordonne de se mettre à l’abri du talus sur lequel lui-même reste debout pour avoir son monde sous les yeux. Une nouvelle explosion le jette au sol, les jambes mutilées. Sa mort, quatre jours plus tard, passe inaperçue dans la catastrophe qui s’abat alors sur la France. Il faudra attendre 1880 pour que paraissent certains de ses écrits et 1902 pour que l’ensemble soit publié sous le titre «Etudes sur le combat»[1]. Séduit par son style comme par sa profondeur, Barbey d’Aurevilly y a vu l’œuvre d’un artiste et d’un penseur de très grande race. De fait, Ardant rompt d’avec la mauvaise littérature militaire, dont il exècre le romantisme pompier: ce qui l’intéresse, c’est le soldat réel, celui qui «n’entend pas, ne peut plus entendre» les ordres, parce qu’«il regorge de peur». Ardant est le premier théoricien systématique de la peur, des moyens de la combattre et par conséquent des forces morales. C’est assez dire son actualité, ou mieux encore son intemporalité.
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Septembre 1914: le Général GROSSETTI sur la Marne
Par le Lieutenant-colonel RÉMY PORTE
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Dans le cadre du profond renouvellement du commandement auquel le Général Joffre procède au début de la Grande Guerre, le cas du Général Paul-François Grossetti est tout à fait intéressant, car il contredit bien des idées reçues sur ces fameux «limogeages».
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Le commandant G. PROKOS, figure emblématique des troupes coloniales
Par le Lieutenant-colonel RÉMY PORTE
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Officier devenu de son vivant une véritable légende dans les troupes coloniales, au début du XXème siècle, le commandant Prokos décède en opération au Maroc peu avant le début de la Grande Guerre. Outre ses beaux états de service (il sert successivement en Afrique Occidentale, en Indochine sous Gallieni et Lyautey à la fin du XIXème siècle, puis au Soudan et en Afrique Equatoriale, en Afrique du Nord enfin), il est en particulier, comme capitaine, l’auteur de trois ouvrages, hélas aujourd’hui bien oubliés : «Opérations coloniales. Tactique des petits détachements», dont chaque volume est adapté à un espace géographique[1]. Il précise ses motivations dans son introduction au deuxième tome: «Condenser, sous une forme simple et à la portée de tous, les enseignements reçus de nos chefs, de nos camarades, et – pourquoi le dissimuler – de nos simples troupiers, collaborateurs modestes mais non dépourvus d’intelligence et de bon sens, auxquels s’ajouteraient ceux que nous avait suggérés notre propre expérience, basée sur plus de vingt années de campagnes coloniales». Le général Gallieni, rendu célèbre dans le grand public par son action à Madagascar, en souligne l’intérêt en préfaçant ce volume le 30 août 1910, et le capitaine Prokos insiste à plusieurs reprises sur le caractère authentique, concret, réaliste des opérations effectivement conduites et données comme exemples.
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Le Général Ariel SHARON, faut-il lui rendre hommage ?
Par le Chef d'escadrons ARNAUD LAFOLIE
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L'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon a toujours vécu dans l’agitation et le tumulte, sur les champs de bataille et sur la scène politique. Aujourd’hui, plongé dans le coma, il achève sa vie dans un silence qui ne convient guère au personnage. Souvent loué pour sa pensée stratégique et pour ses qualités tactiques, il a pourtant subi de nombreuses critiques de la part de ses adversaires, mais aussi de ses propres chefs militaires et politiques. Si son jusqu’au-boutisme et sa confiance en soi ont régulièrement été mis en cause, son comportement en tant qu’officier ne fait que refléter les profondes contradictions de l’armée et de la société militaire israéliennes.
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