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Quelle place pour le dispositif de coopération militaire français en Afrique ? Un outil à la hauteur des enjeux ?
Par le CNE Antoine BRUNET d’EVRY
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Si l’avantage pour la France de maintenir une présence militaire en Afrique n’est plus à démontrer, force est de constater que la disette budgétaire actuelle risque de relancer la réflexion sur le maintien d’un tel dispositif à l’étranger. Il importe alors de mettre en perspective l’impact stratégique qu’il produit au regard de la faiblesse relative de son poids financier, sans oublier sa capacité à identifier des financements alternatifs. Cependant, au-delà du volet « sécurité et défense », le véritable facteur de réussite de cette renaissance africaine est avant tout politique. Il réside dans sa capacité à finaliser sa mutation démocratique afin d’être au rendez-vous de l’histoire.
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L’innovation comme levier amplificateur de victoire : le cas du corps d’armée sous le Premier Empire
Par le CBA Eric TALLEU
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Quel est le point commun entre la bataille de Sadowa en 1866 et la campagne de France de 1940 ? Ces deux batailles distinctes de soixante-dix ans, se sont conclues par des victoires d’une ampleur inattendue, victoires qui reposent avant tout sur une supériorité relative découlant de l’exploitation d’une innovation. Cette innovation, qui peut être matérielle (fusil se chargeant par la culasse à Sadowa) ou doctrinale (blitzkrieg) procure un avantage décisif sur l’adversaire du moment. Cet axiome se vérifie-t-il lors des éclatantes victoires de Napoléon entre 1805 et 1809 ? Si ces victoires ont été facilitées par l’émergence de chefs illustres et l’arrivée à pleine maturité d’une armée de vétérans forgée lors des guerres révolutionnaires, c’est l’innovation doctrinale reposant sur la création des corps d’armée qui a permis de transformer un avantage relatif en avantage absolu.
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Le risque dans la guerre aujourd’hui : illusion ou réalité ?
Par le Lieutenant-colonel Frédéric Jordan
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Dans ses carnets de campagne, Rommel témoignait déjà en 1940 que "l’expérience prouve que les décisions les plus audacieuses assurent les plus belles promesses de victoire. Mais il y a lieu de bien distinguer l’audace stratégique ou tactique du coup de dés". Il soulignait ainsi une vertu majeure de l’art de la guerre, à savoir la prise de risque, mesurée certes, mais toujours source de liberté d’action pour le chef qui sait l’utiliser. Pourtant, les sociétés contemporaines semblent se complaire dans le confort rassurant du principe de précaution et les effets, à court terme, du tempo médiatique. De la même façon, le politique cherche à gérer (voire à maîtriser) les risques, interprétés non pas comme des opportunités à saisir mais comme le résultat du hasard, comme des contraintes, des sources d’incertitude dans un monde où la diffusion de l’information et le temps de la décision s’accélèrent. Dès lors, il apparaît que le soldat en opération, aujourd’hui plus qu’hier, bras armé d’un Etat parfois contraint à des décisions stratégiques timorées, se prive ainsi d’un outil tactique ou opératif propre à affaiblir au combat son ennemi. Fort de ce constat, nous examinerons tout d’abord comment le risque a été appréhendé dans l’histoire militaire avant d’étudier son application dans le contexte actuel des engagements puis de réfléchir à la meilleure manière de réconcilier ce procédé avec les contraintes politico- militaires contemporaines.
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Le ciblage des individus influents, une priorité dans les engagements au sein de la population
Par le CNE (TA) Nicolas GARAUDET
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Il est à peine six heures ce jeudi matin dans une petite maison de l’Est de l’Afghanistan quand AHMED rassemble les chefs des villages avoisinant pour leur demander d’accueillir les dix jeunes étrangers arrivés la veille d’une madrasa Pakistanaise. Peu de temps après, il rassemble six de ses proches amis et distribue à chacun une importante somme d’argent. Cette scène peut paraitre banale dans une région ou la pauvreté et la misère cotoie la générosité et la solidarité du monde musulman. En réalité, le MOLLAH AHMED est un islamiste influent qui fournit à l’insurrection locale des candidats au suicide et finance les groupes insurgés. Alors qu’il ne participe jamais directement aux combats ce chef discret est un pion central de la puissance des Talibans parce qu’il exerce sur la population locale une influence profonde.
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La logistique en zone urbaine : pour un retour des flux poussés
Par le CDT SOULAT
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L’armée française a su prendre conscience de l’importance des combats en zone urbaine (ZURB) et a ainsi établi une doctrine d’emploi tirant les enseignements des troupes russes et américaines à Grozny ou à Falloujah. Cependant, la logistique ne semble pas avoir pris toute la mesure de ce nouvel environnement, en particulier pour la gestion des flux. En effet, les différents documents doctrinaux admettent la vulnérabilité de la logistique mais ne remettent pas en cause le principe de flux tirés largement admis et adopté. Or la phase d’intervention en ZURB nécessite un retour indispensable à une gestion en flux poussés afin d’anticiper des consommations hors normes.
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