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La corruption, grande faucheuse des campagnes de contre-insurrection
Par le Chef de bataillon Antoine FAURICHON de la BARDONNIE
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La corruption menace directement la viabilité de l’État aux prises avec une insurrection et par conséquence le succès des campagnes de contre-rébellion. S’appuyant sur un certain nombre d’exemples historiques et contemporains, l’article insiste sur l’impérieuse nécessité qu’il y a d’intégrer la lutte contre la corruption à la doctrine française de contre-insurrection.
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De la mesure dans la mesure...
Par le chef de bataillon CYPRYK
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A l’heure où les dernières unités combattantes françaises ont été rapatriées sur le sol national auréolées d’un succès unanimement reconnu, un certain nombre d’enseignements peut être dégagé du théâtre afghan.
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Conceptualiser son ennemi
Par le Colonel François CHAUVANCY
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La notion d’ennemi est complexe. Pour un officier, elle paraît pourtant fondamentale pour sa préparation morale et matérielle au combat. L’ennemi est essentiellement humain dans sa représentation physique qui conduit naturellement au respect de l’autre servant une autre cause. Cependant, il est aussi le symbole d’idées, de systèmes politiques, religieux, ethniques en confrontation avec les nôtres. A ce titre, l’homme reste la cible de la stratégie d’action d’un Etat. Connaître son ennemi, donc l’identifier à partir de critères, renforce la vigilance non seulement du soldat mais aussi du citoyen pour se préparer à l’action.
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La surprise stratégique est-elle encore possible?
Par le colonel Michel GOYA
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Il y a surprise lorsque les réponses habituelles ne suffisent pas pour répondre à une situation nouvelle. Ce phénomène provoque généralement un temps de stupeur suivi du déclenchement du processus de réflexion qui permettra de trouver de nouvelles réponses. Ce délai, stupeur plus réflexion, est généralement mis à profit par l’agresseur pour une exploitation. La surprise est donc un multiplicateur d’efficacité particulièrement recherché surtout si on se trouve dans un rapport de forces défavorable. Certaines armées classent d’ailleurs sa recherche comme un des principes de la guerre.
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Charles ARDANT du PICQ (1821-1870)
Par Monsieur MARTIN MOTTE
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Ayant marché une partie de la nuit, le régiment, le 15 août 1870, prépare le café quand soudain s’abattent des obus. Le colonel Ardant du Picq ordonne de se mettre à l’abri du talus sur lequel lui-même reste debout pour avoir son monde sous les yeux. Une nouvelle explosion le jette au sol, les jambes mutilées. Sa mort, quatre jours plus tard, passe inaperçue dans la catastrophe qui s’abat alors sur la France. Il faudra attendre 1880 pour que paraissent certains de ses écrits et 1902 pour que l’ensemble soit publié sous le titre «Etudes sur le combat»[1]. Séduit par son style comme par sa profondeur, Barbey d’Aurevilly y a vu l’œuvre d’un artiste et d’un penseur de très grande race. De fait, Ardant rompt d’avec la mauvaise littérature militaire, dont il exècre le romantisme pompier: ce qui l’intéresse, c’est le soldat réel, celui qui «n’entend pas, ne peut plus entendre» les ordres, parce qu’«il regorge de peur». Ardant est le premier théoricien systématique de la peur, des moyens de la combattre et par conséquent des forces morales. C’est assez dire son actualité, ou mieux encore son intemporalité.
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