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Maurice de Saxe
Par Monsieur Thierry Widemann
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Fils naturel de l'Électeur Frédéric-Auguste, futur roi de Pologne, Maurice de Saxe servit successivement le prince Eugène, puis Pierre le Grand, avant de passer au service de la France en 1720. Artisan des grandes victoires du règne de Louis XV pendant la guerre de Succession d'Autriche (Prague en 1741 et surtout Fontenoy en 1745), il contribua ainsi à la paix d'Aix-la-Chapelle. Titulaire du titre de Maréchal général que seuls Turenne et Villars avaient porté avant lui, il s’éteignit en 1750 au château de Chambord, une des récompenses offertes par le roi pour sa victoire de Fontenoy. Le Maréchal de Saxe est l’auteur d’un unique ouvrage, intitulé «Mes Rêveries», rapidement rédigé en 1732, puis repris en 1740. Il n’a été publié que six ans après sa mort. Les réflexions contenues dans le livre viennent des leçons tirées de son expérience de la guerre, mais également de ses conversations avec le Chevalier de Folard, le grand théoricien militaire du début du XVIIIème siècle. Celui-ci lui a notamment fait découvrir Polybe, auteur grec contemporain de la troisième guerre punique, qui a précisément étudié, dans son «Histoire», les vertus tactiques et stratégiques de la légion romaine.
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Georges VALOIS (1878-1945)
Par Monsieur Martin MOTTE
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Anarchiste à vingt ans, monarchiste d’Action française à trente, fasciste à cinquante, puis républicain non-conformiste, résistant et déporté à Bergen-Belsen où il mourut du typhus à soixante-sept ans, Georges Valois a eu une trajectoire des plus originales. Tour à tour commis à Singapour, précepteur à Moscou et éditeur à Paris, il a connu le petit peuple autant que la haute aristocratie. Lecteur de Proudhon, Sorel et Nietzsche, il a été, de 1906 à 1924, le disciple de Maurras avec lequel il s’est ensuite brouillé, puis l’ami de Déat comme de Mendès-France. Au cœur de cette vie trépidante, une expérience centrale: la Grande Guerre et Verdun. Inutile de dire que Valois n’était pas homme à y faire de la figuration: il fut vite à la tête d’un de ces corps francs plus souvent aux avant-postes ou dans les lignes ennemies qu’au fond des abris. C’est donc un «officier de la guerre, dont l’éducation militaire s’est faite à la guerre, et dont l’esprit est libre de tout préjugé d’école», selon ses propres termes, qui publie début 1918 «Le cheval de Troie – Essai sur la philosophie et sur la conduite de la guerre» . L’essentiel de l’ouvrage est écrit entre le printemps et l’automne 1917, soit à une période où l’armée française se remet peu à peu du désastre du Chemin des Dames et des mutineries qui l’ont suivi, et au moment où les Empires centraux accumulent les succès sur le front italien et sur le front russe. L’heure approche où les Allemands seront à même de lancer leur suprême offensive contre Paris. Remotiver les Français pour leur permettre de parer le coup, définir les moyens d’une contre-offensive victorieuse, telles sont les ambitions de Valois. Mais, comme l’indique son sous-titre, c’est en philosophe qu’il s’y attelle, et voilà pourquoi Le cheval de Troie dépasse de beaucoup son contexte. À travers le cas particulier de la guerre totale, on y trouve une véritable grammaire de la stratégie, c’est-à-dire une réflexion sur l’interdépendance des buts politiques et des moyens militaires.
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L’emploi des forces françaises depuis 1815
Par le Lieutenant-colonel MICHEL GOYA
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Nation, armée et gouvernement constituent les trois pôles de la trinité clausewitzienne et aucun d’eux n’est indépendant des deux autres. Une armée doit ainsi être adaptée aux ressources matérielles et morales que la nation peut offrir pour sa défense et à la vision stratégique définie par le gouvernement. Ce dernier de son côté ne peut ni contredire longtemps la volonté de la nation, au moins dans les sociétés démocratiques, ni ignorer les possibilités et les conseils que lui offre l’outil militaire. Les priorités données à l’emploi des forces se trouvent donc liées à un faisceau de forces souvent contradictoires qui introduisent une grande instabilité stratégique. A cet égard, la période qui va de la sortie de l’organisation intégrée de l’OTAN en 1966 jusqu’à la disparition de l’URSS apparaît comme une longue parenthèse tout à fait exceptionnelle dans l’histoire de la stratégie française. Nous renouons maintenant avec l’instabilité qui avait été la règle jusque-là, comme en témoigne la simple observation des politiques d’emploi des forces armées depuis 1815.
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Contre-insurrection dans l’Ouest (1793 – 1801)
Par le chef d’escadrons Roland de CADOUDAL
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La contre-insurrection est à la mode. L’Irak et l’Afghanistan ont remis au goût du jour l’étude de stratégies et tactiques développées à l’occasion des guerres de décolonisation. Pourtant, à cet égard, quelques leçons pouvaient déjà être tirées d’une histoire un peu plus ancienne. Les soulèvements insurrectionnels qui eurent lieu dans l’Ouest de la France au cours de la période révolutionnaire en sont un bon exemple, même s’ils se situent dans le cadre particulier d’une guerre civile.
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Campagne de France de 1814: comment une série de victoires tactiques mène à une défaite stratégique
Par le Commandant Alain MESSAGER
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La campagne de France de 1814 est l’une des plus brillantes de Napoléon. Pourtant, à l’issue d’un enchaînement de victoires tactiques, il doit s’incliner devant les coalisés. Après un rappel des éléments historiques principaux de la campagne, l’auteur veut démontrer par quels principes fondamentaux de la guerre (poids du nombre, compréhension du niveau opératif par les subordonnés, approches directe et indirecte, affrontement des volontés) les victoires tactiques ne se transforment pas toujours en victoire stratégique.
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