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Autres sources

 

Les articles à la une

Le facteur humain dans le commandementPublié le 11/03/2020

Revue militaire générale n°54
le lieutenant-colonel Georges Housset

L’uchronie est une reconstruction fictive de l’histoire, relatant les faits tels qu’ils auraient pu se produire. C’est le ton donné à cet encart qui ose une conversation imaginaire entre Lyautey et un jeune officier de notre siècle. Les principes du maréchal sur le facteur humain sont à ce point pertinents qu’ils s’inscrivent pleinement dans ce qu’on attend aujourd’hui du cadre des forces terrestres.

✅ Frontières et espaces frontaliers d’Afrique subsaharienne : un impossible contrôle ? 2/2Publié le 10/03/2020

Revue militaire générale
le Capitaine de réserve Antonin Tisseron

En raison du caractère transnational des conflits sur le continent africain, la sécurisation des espaces transfrontaliers s’est progressivement imposée comme une thématique majeure pour la paix et la sécurité. Si elles « sont rarement les causes des menaces  », les frontières sont en effet perçues comme « des lieux où se cristallisent  les dangers »109, qu’ils proviennent de populations turbulentes ou de l’extérieur. Notion allant apparemment de soi, la frontière, dans son acceptation actuelle, est une construction historique indissociable de la naissance de l’État moderne. Elle rend opératoire son contrôle au moyen d’outils et de stratégies variés, ainsi que les relations avec les États voisins. Cela étant, les géographes distinguent plusieurs effets spatiaux de la frontière : « celle de barrière, qui est sa raison d’être, mais aussi celle d’interface et celle de territoire. Dans le deuxième cas, la frontière ne fait que filtrer et canaliser des relations entre espaces qui existeraient de manière plus diffuse sans elle.

✅ Frontières et espaces frontaliers d’Afrique subsaharienne : un impossible contrôle ? 1/2Publié le 09/03/2020

Revue militaire générale
le Capitaine de réserve Antonin Tisseron

En raison du caractère transnational des conflits sur le continent africain, la sécurisation des espaces transfrontaliers s’est progressivement imposée comme une thématique majeure pour la paix et la sécurité. Si elles « sont rarement les causes des menaces  », les frontières sont en effet perçues comme « des lieux où se cristallisent  les dangers »109, qu’ils proviennent de populations turbulentes ou de l’extérieur. Notion allant apparemment de soi, la frontière, dans son acceptation actuelle, est une construction historique indissociable de la naissance de l’État moderne. Elle rend opératoire son contrôle au moyen d’outils et de stratégies variés, ainsi que les relations avec les États voisins. Cela étant, les géographes distinguent plusieurs effets spatiaux de la frontière : « celle de barrière, qui est sa raison d’être, mais aussi celle d’interface et celle de territoire. Dans le deuxième cas, la frontière ne fait que filtrer et canaliser des relations entre espaces qui existeraient de manière plus diffuse sans elle.

De l’adjointPublié le 05/03/2020

cahier de la pensée mili-Terre
le Chef d’escadron Alexandre BADIN

L’adjoint est une personne ayant un rôle dans un cadre principalement officiel ou étatique, rôle qui consiste à assister une autre personne. Néanmoins, l’adjoint ne semble pas être très présent dans le monde de l’entreprise. À l’heure où l’appareil militaire tend à appliquer des méthodes issues du management civil, il serait une erreur voire une faute de vouloir supprimer les adjoints militaires sous prétexte d’économies et de rationalisation.

Les musées de l’armée de Terre : l’identité militaire en questionPublié le 04/03/2020

cahier de la pensée mili-Terre
le Chef de bataillon Bertrand PHILIP de LABORIE

Les musées de l’armée de Terre sont au cœur de questions d’identité au sein de la communauté militaire. Ils nous éclairent tout à la fois sur les besoins, les questionnements et l’évolution de cette communauté.

Le piège du «cœur de métier»Publié le 03/03/2020

cahier de la pensée mili-Terre
le Chef de bataillon Thomas LANUSSE-CAZALE

Le recours à une stratégie de recentrage des militaires sur le cœur de métier opérationnel paraît aujourd’hui une évidence. Pourtant, un tel mouvement n’est pas neutre du point de vue de la relation politico-militaire. Il s’agit en effet d’une compréhension restrictive des opérations, qui prive la haute hiérarchie militaire du véritable rôle politique que la guerre exige pourtant d’elle. Le «recentrage» contraint des militaires sur les opérations est donc contre nature car il réduit le militaire à un outil et modifie en profondeur la place de ce corps dans l’appareil d’État.

Un sentier vers la victoirePublié le 02/03/2020

Macédoine Septembre – novembre 1918
Colonel Christophe de LAJUDIE

La première version de cette étude succincte est parue en 2003, en Anglais, sous forme de feuilleton, sur le réseau informatique de la force européenne de l’opération CONCORDIA et du Quartier Général OTAN de Skopje (NHQS), sous le titre « A Path to Victory – The Allied Eastern Campaign in Macedonia, September-November 1918 ». La présente version n’en est que la version française corrigée et légèrement remaniée. Les cartes et croquis notamment, qui constituent la partie essentielle de ce travail, ont été corrigés et augmentés.

Le service universel et Le rôle social de l’officier. Faut-il encore lire Lyautey ?Publié le 27/02/2020

Revue militaire générale n°54
Monsieur Matthieu Meissonnier

Après avoir rappelé le contexte historique et social de sa parution, M. Matthieu Meissonnier montre pourquoi, vingt ans après la suspension de la conscription, et alors que l’on réfléchit activement à l’instauration d’un service national universel, il faut encore lire « Du rôle social de l’officier dans le service militaire universel ».

 

Apprendre à penser aux jeunes officiers du XXIème siècle: que retirer des principes pédagogiques de Foch ?Publié le 24/02/2020

Cahiers de la pensée mili-Terre
le Colonel Fabrice CLÉE

Même si la pensée, les idées et la manière dont il les professait font encore l’objet de débats[1], le Lieutenant-colonel Foch reste profondément actuel au travers de ses méthodes pédagogiques, qui dépassèrent le seul cadre de l’École de guerre de l’époque. Manifestement très inspirées de la pédagogie ignacienne, ces méthodes contribuèrent à forger un socle d’officiers d’état-major et à influencer des chefs qui surent démontrer des qualités intellectuelles et morales suffisantes pour créer les conditions de la victoire de 1918. Loin d’être obsolète, cette pédagogie, ouverte et moderne, constitue une référence et une source d’inspiration particulièrement adaptée pour les formateurs impliqués aujourd’hui dans le domaine de l’enseignement du commandement.

 

[1] Rémy Porte et François Cochet (dir.), Ferdinand Foch (1851-1929) – Apprenez à penser, Actes du colloque Foch de 2008, Éditions Soteca 14-18, 2010.

L’audacePublié le 21/02/2020

Cahiers de la pensée mili-Terre n° 47
Lieutenant-colonel Emmanuel DUBOIS

À l’occasion d’une étude historique sur le terrain, un officier, un brin taquin, disait à propos de l’offensive allemande dans les Ardennes en 1940: «Guderian est audacieux parce qu’il a réussi. Si l’offensive avait échoué, il aurait été incompétent». L’audace n’a-t-elle pas de nature propre? N’est-ce qu’une notion subjective, un point de vue du spectateur qui juge l’action a posteriori? N’est-ce qu’une question de hasard, un jet de dés dont le succès repose sur sa bonne étoile (ou la mauvaise de son adversaire)? En somme, l’audace que nous chérissons tant n’est-elle qu’une chimère de gamins rêveurs? L’auteur de cet article apporte avec passion ses réponses personnelles à ces questions