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Autres sources

 

Les articles à la une

André Malraux et l’esprit guerrierPublié le 25/02/2021

Revue militaire générale n°56
Colonel (er) Claude FRANC

C’est avec des guerriers que les guerres se gagnent, pas avec des militaires. L’Espoir.

L’auteur exploite l’expérience opérationnelle d’André Malraux lors de deux conflits très différents pour distinguer le militaire du guerrier. Son destin exceptionnel, ses convictions et son engagement politiques constituent une illustration hors norme de l’esprit guerrier manifesté dans des circonstances singulières voire controversées.

 

Le soldat « augmenté » : quels enjeux pour l’armée de Terre ?Publié le 23/02/2021

Revue militaire générale n°56
Sous-lieutenant (R) Gaspard SCHNITZLER

Objet de craintes et de fantasmes, la problématique du soldat « augmenté » alimente depuis plusieurs années les débats, tant dans les sphères civile que militaire. S’appuyant sur trois scénarios prospectifs, le sous-lieutenant de réserve Gaspard Schnitzler mêle considérations politiques, économiques et éthiques, dans une approche résolument opérationnelle. Si une réflexion sur l’amélioration des performances du soldat semble indispensable, cette dernière apparaît néanmoins comme une réponse limitée, voire illusoire, eu égard aux défis auxquels sont confrontées nos armées et aux enjeux des combats de demain.

 

La technologie à l’épreuve des opérations de contre-insurrection Publié le 18/02/2021

cahier de la pensée mili-Terre
le Chef de bataillon Émilie PICOT

Si elle apporte des atouts indéniables aux forces dans les opérations de contre-insurrection, la technologie peut rapidement s’avérer contre-productive lorsqu’elle est mal employée ou mal maîtrisée.

La part de l’idéologie dans les campagnes de la Révolution et de l’Empire ou qu’est-ce qui pousse le soldat à aller au combat ? Publié le 18/02/2021

Revue militaire générale n°56
Lieutenant-colonel Georges Housset

Alors qu’en 1789, la notion d’esprit guerrier semble absente de la toute nouvelle nation française, cette dernière s’engage d’abord dans une lutte pour sa survie. L’insistance d’une partie de l’Europe à s’opposer au développement des idées révolutionnaires, puis à l’impérialisme français, conduit à des guerres quasi ininterrompues vingt-trois ans durant. L’auteur se propose d’expliquer la nature des mécanismes ayant permis au soldat de la Révolution puis de la Grande Armée d’endurer, voire de tirer avantage, de cette ère de conflits.  

« La France s’est faite à coups d’épée. »1 Charles De Gaulle

Le soldat du futur : quelles technologies pour quel type de guerrier ?Publié le 18/02/2021

Revue militaire générale n°56
Chef de bataillon (R) Guillaume LASCONJARIAS

Les débats autour de la transformation des conflits et l’impact de la technologie sont aussi vieux que l’art de la guerre. Il est cependant vrai que les évolutions techniques récentes apportent leur cortège d’interrogations sur un soldat augmenté dont les capacités doivent l’aider à mieux comprendre un environnement complexe. Cet article propose d’éduquer à la complexité plutôt que de se fonder sur les seuls critères technologiques.

 

Jeune citoyen et métier des armes : quelles perspectives pour 2035 ?Publié le 11/02/2021

Revue militaire générale n°56
Commandant (R) Pascal LE PAUTREMAT

Le lien entre l’individu et la société militaire reste un sujet d’étude et de préoccupation car, pour notre pays comme pour tout État, il est impératif de pouvoir disposer d’un vivier de citoyens motivés, prêts à servir la nation dans le cadre de la politique de Défense. Cet état de fait nous invite à réfléchir sur l’évolution de la relation avec le métier des armes qu’entretiennent et entretiendront, dans un avenir proche, les jeunes Français, alors que l’individualisme et le confort du quotidien n’incitent pas à la rusticité et au dépassement de soi.

Les motivations spirituelles du combattantPublié le 09/02/2021

Revue militaire générale n°56
capitaine (R) Xavier BONIFACE

Parmi les facteurs de motivation des combattants à se battre, celui des convictions religieuses, et plus largement spirituelles, est désormais interrogé par les sciences humaines, après avoir fait naguère l’objet de débats idéologiques. Cette dimension revêt une large acception allant de la fidélité à une religion révélée jusqu’à une religiosité plus informelle. Elle implique deux aspects principaux complémentaires : d’une part, la foi enracinée qui stimule et aide à justifier le combat mené, d’autre part une « religion de l’urgence » qui traduit la quête d’assurance par le soldat face au péril. La spiritualité concourrait-elle donc à entretenir sa force intérieure, et donc sa combativité ? À la guerre, le soldat s’attache à des croyances et à des représentations qui l’aident à dépasser l’éprouvante réalité. La spiritualité s’inscrit dans cette dynamique mais sans s’y conformer entièrement : elle fait entrevoir une transcendance et une humanité dans un horizon guerrier caractérisé par l’immanence et l’inhumanité. Si elle concourt à accroître les forces morales du soldat, c’est d’abord à l’échelle de l’individu et non à celle de la collectivité militaire, car les croyances relèvent de la sphère personnelle même si leur expression a un caractère social. Elle peut aussi rencontrer des limites (elle n’empêche pas le stress). À l’inverse, la guerre est également source de réveil spirituel. Une typologie sommaire pourrait distinguer le croisé, le croyant et l’incrédule. Le premier place sa religion au coeur de son engagement guerrier ; le second s’appuie sur sa foi pour s’adapter à la guerre ; le dernier s’en éloigne au contraire, sans que cette évolution affecte sa combativité. Si la spiritualité peut aider le soldat à tenir dans les circonstances de la guerre, elle n’est que rarement un adjuvant pour le motiver à combattre, car elle suppose alors non seulement une foi, mais aussi une réflexion d’ordre religieux.

Commandement et forces moralesPublié le 05/02/2021

Revue militaire générale n°56
le général Xavier PINEAU

« L’orsque l’on jette un regard d’ensemble sur les quatre composantes qui constituent l’atmosphère de la guerre, à savoir : le danger, l’effort physique, l’incertitude et le hasard, on comprend sans peine qu’il faut une grande force morale et physique pour avancer avec quelque garantie de succès dans cet élément déconcertant.1 »

 

 Nous pourrions considérer, qu’à force d’avoir été exploitée, la veine des forces morales est épuisée et que depuis Ardant du Picq et Clausewitz – dont la lecture est toujours recommandée –, beaucoup a été écrit sur le sujet. Pourtant, même si la nature profonde de l’homme demeure, même si les caractéristiques principales de la guerre restent les mêmes, remettre régulièrement le travail sur le métier a du sens, ne serait-ce que pour s’assurer que les attentes sociétales actuelles ou que les contingences des guerres du moment ne modifient pas la perception que nous avons de ce sujet.

 

Le feu : ennemi du militaire des forces de secoursPublié le 17/11/2020

Revue de tactique générale - Le feu
Chef de bataillon Cyrille CHAUVEAU, CBA Yannick LE GAL, CBA Perrine MONTEL,CBA Jean-Benoît TINARD

Le feu reste au coeur de l’actualité et suscite toujours la sidération face à son déchaînement. Les millions d’hectares brûlés en Australie en 2020 ou encore l’incendie de Notre Dame de Paris en 2019 sont les derniers exemples en date de feux catastrophiques. Confronté à cet ennemi intemporel, le soldat du feu fait sans cesse évoluer ses procédures par l’innovation et son aguerrissement. La lutte contre le feu est en effet un véritable combat, avec ses codes, ses moyens et ses tactiques.

La Pointe de l’ÉguillettePublié le 16/11/2020

Revue de tactique générale - Le feu
Colonel François-Régis LEGRIER, COM TN/ Chef de la division adaptation préparation à l’engagement

À l’été 1793, de retour en France après une expédition malheureuse en Sardaigne1, Bonaparte se retrouve auprès de Carteaux qui assiège Toulon alors occupé par les Anglais. Les deux hommes se connaissent déjà car Bonaparte a aidé Carteaux à reprendre Avignon aux contre-révolutionnaires quelques temps auparavant. Carteaux n’apprécie pas spécialement celui qu’il nomme ironiquement le « capitaine canon » mais le convie néanmoins à assister à l’incendie de la flotte anglaise qui doit être réalisé par l’artillerie sous le commandement de Dammartin. Laissons Marmont raconter la suite : « Bonaparte, en homme de métier, sut à quoi s’en tenir en arrivant et annonça que les boulets n’iraient pas à la mer (…) quatre coups de canon suffirent pour faire comprendre combien étaient ridicules les préparatifs faits ; on rentra l’oreille basse à Ollioules et l’on crut avec raison que le mieux était de retenir le capitaine Bonaparte et de s’en rapporter à lui.2 »