Rechercher

 
Afficher
 
 
 
 
 

Rechercher

 
Afficher
 
 

Autres sources

 

Les articles à la une

Le feu : ennemi du militaire des forces de secoursPublié le 17/11/2020

Revue de tactique générale - Le feu
Chef de bataillon Cyrille CHAUVEAU, CBA Yannick LE GAL, CBA Perrine MONTEL,CBA Jean-Benoît TINARD

Le feu reste au coeur de l’actualité et suscite toujours la sidération face à son déchaînement. Les millions d’hectares brûlés en Australie en 2020 ou encore l’incendie de Notre Dame de Paris en 2019 sont les derniers exemples en date de feux catastrophiques. Confronté à cet ennemi intemporel, le soldat du feu fait sans cesse évoluer ses procédures par l’innovation et son aguerrissement. La lutte contre le feu est en effet un véritable combat, avec ses codes, ses moyens et ses tactiques.

La Pointe de l’ÉguillettePublié le 16/11/2020

Revue de tactique générale - Le feu
Colonel François-Régis LEGRIER, COM TN/ Chef de la division adaptation préparation à l’engagement

À l’été 1793, de retour en France après une expédition malheureuse en Sardaigne1, Bonaparte se retrouve auprès de Carteaux qui assiège Toulon alors occupé par les Anglais. Les deux hommes se connaissent déjà car Bonaparte a aidé Carteaux à reprendre Avignon aux contre-révolutionnaires quelques temps auparavant. Carteaux n’apprécie pas spécialement celui qu’il nomme ironiquement le « capitaine canon » mais le convie néanmoins à assister à l’incendie de la flotte anglaise qui doit être réalisé par l’artillerie sous le commandement de Dammartin. Laissons Marmont raconter la suite : « Bonaparte, en homme de métier, sut à quoi s’en tenir en arrivant et annonça que les boulets n’iraient pas à la mer (…) quatre coups de canon suffirent pour faire comprendre combien étaient ridicules les préparatifs faits ; on rentra l’oreille basse à Ollioules et l’on crut avec raison que le mieux était de retenir le capitaine Bonaparte et de s’en rapporter à lui.2 »

L’artillerie régimentairePublié le 13/11/2020

Revue de tactique générale - Le feu
Colonel Christophe de LAJUDIE, État-major des armées, délégation interarmées aux réserves

Pour essayer de comprendre les raisons des évolutions erratiques des structures interarmes des régiments, le cas de la dotation des bataillons d’infanterie en pièces légères est exemplaire.

« Pour obtenir la victoire, il faut vouloir la bataille »Publié le 10/11/2020

Revue de tactique générale - Le feu 2/2
Général de corps d’armée Pierre GILLET, commandant le Corps de réaction rapide-France

Pour vaincre un ennemi, il faut accepter la confrontation sur tous les terrains. Les actions immatérielles affaiblissent les esprits (guerre psychique), neutralisent des systèmes de commandement (guerre dans le spectre électromagnétique) ou les aveuglent. Mais dans tous les cas, le soldat adverse doit poser les armes. Il faudra donc le contraindre physiquement ; cela reste la priorité d’une action militaire.

Réflexions sur la réappropriation du combat face à un ennemi majeur Publié le 06/11/2020

Revue de tactique générale - Le feu 1/2
Général de corps d’armée Pierre GILLET, commandant le Corps de réaction rapide-France

Le thème de la réappropriation de la guerre face à un ennemi majeur est très présent dans la réflexion militaire. Les armées ont une grande expérience récente des opérations de maintien de la paix, de contre-insurrection et de contre-terrorisme, mais elles n’ont plus une expérience pratique « d’un affrontement soutenu entre masses de manoeuvre agressives se contestant jusque dans la profondeur et dans différents milieux l’ensemble des champs de conflictualité (physique et immatériel) et dont l’objectif est de vaincre la puissance de l’adversaire »1.

La montée vers la haute intensité, analyse comparée du rugby et des forces terrestresPublié le 05/11/2020

Revue de tactique générale - Le feu
Général de corps d’armée Vincent GUIONIE, commandant des forces terrestres

Les parallèles entre le rugby et l’engagement au combat ont fait l’objet de nombreux écrits1, mettant l’accent sur les parallèles tactiques, sur les forces morales, nécessaires tant au rugby qu’au combat, sur les principes communs. Tous ces points sont parfaitement pertinents. Le rugby est de toute évidence un sport très proche de la « tactique » telle qu’elle est entendue dans l’armée de Terre : conquête et maîtrise du terrain, spécialisation de « fonctions opérationnelles » dédiées, articulation, échelonnement, etc. Les principes de la guerre définis en France trouvent pleinement à s’y exprimer.

Revue de tactique générale - Le feuPublié le 04/11/2020

Éditorial
Colonel Stéphane FAUDAIS, rédacteur en chef, titulaire de la Chaire de tactique générale

Le général Jean Delmas1 a très tôt émis l’hypothèse que les doctrines tactiques avaient été élaborées chronologiquement en trois temps successifs : elles ont tout d’abord théorisé l’association du choc et du mouvement, puis, l’introduction du feu, en général, dans la manœuvre. Troisième temps : la prise en compte du feu nucléaire. Rien n’a véritablement changé depuis, même si certains estiment que les champs immatériels ont révolutionné la tactique, créant de fait un quatrième temps.


Face à la haute intensité, quel chef tactique demain ?Publié le 25/10/2020

Synthèse du colloque du Centre de doctrine et d’enseignementdu commandement (CDEC) de l’armée de Terre
Chloé Malet, rédacteur du pôle études et prospective du CDEC

Le 6 février 2020, l’École militaire a accueilli le colloque annuel de la pensée militaire, sur le thème « Face à la haute intensité, quel chef tactique demain ? ». Tout comme les précédentes éditions, ce colloque s’inscrit dans le mouvement de renouveau de la pensée militaire au sein de l’armée de Terre, voulu par le CEMAT, insufflé par le centre de doctrine et d’enseignement du commandement (CDEC) et son directeur, le général de division Michel Delion.

Les armées révolutionnaires de 1792 et la Grande Armée napoléonienne tiennent-elles leur force de leur technologie ?Publié le 24/10/2020

Brennus 2.0
Lieutenant-colonel Georges Housset, du pôle études et prospective du CDEC

Depuis la fin de la guerre de Sept ans (1763) jusquà lenclenchement des guerres de la Révolution, on assiste, notamment en France, à un extraordinaire bouillonnement didées, favorisé par vingt-neuf années de paix, si lon excepte lépisode américain. Au cours de cette période dite «des Lumières », tandis que des militaires réfléchissent sur lart de faire la guerre, des mathématiciens, des astronomes, des physiciens...découvrent, inventent et bâtissent des sciences nouvelles.

 

Les révolutionnaires de 1789 ne tardent pas à saccaparer ce foisonnement de « compétences » qui regroupe dinnombrables inventeurs, penseurs et créateurs. Ces derniers sont mis au service dun pouvoir politique, à la recherche daméliorations dun outil militaire qui doit permettre dassurer lassise de la jeune République devant laquelle se dresse lEurope entière[1]. Cet « appel aux savants » est formalisé dès la première réunion du Comité de salut public, le 9 avril 1793.

 

En effet, au cours de ladite séance, il est créé une commission de «chimistes et de mécaniciens» destinée à chercher et à éprouver de nouveaux moyens destinés à la défense de la Nation : cest la première commission scientifique et technique de la défense[2].

La mobilité des postes de commandement et des systèmes de postes de commandementPublié le 18/10/2020

brennus 4.0
Par le colonel Philippe de Stabenrath, chef de la Direction des études de la prospective (DEP-C2) du CDEC

À une époque où les armées françaises n’engagent plus, depuis longtemps, que des forces terrestres expéditionnaires taillées au plus juste, pour combattre un adversaire le plus souvent asymétrique, il est malaisé d’imaginer ce que pourrait être le système de postes de commandement d’une force du niveau division ou corps d’armée. La dernière expérience d’un engagement terrestre de grande envergure remonte ainsi à la guerre du Golfe, en 1991, où le Poste de commandement (PC) de la division DAGUET était réparti entre deux CO [1] (rouge et vert).

Si des savoir-faire bien établis ont existé dans un passé pas si lointain, l’absence voire le déclin des entraînements en terrain libre, la diminution des moyens matériels et humains dédiés aux états-majors et les difficultés matérielles d’hébergement d’alimentation sur les terrains d’exercice, les ont progressivement érodés malgré leur numérisation.

Désormais, la France, qui entend posséder la première armée européenne, a pris conscience qu’un retour des conflits majeurs contre un ennemi « peer to peer » ou dissymétrique mais en mesure d’obtenir localement et ponctuellement une supériorité tactique, redevenait une hypothèse envisageable. À partir d’une étude sur les mouvements du PC du général Guderian pendant les campagnes de Pologne et de France, cet article a pour ambition de poser les questions liées à la mobilité de nos PC dans l’environnement actuel, avec les dernières technologies disponibles, et d’y apporter des réponses en première approche.