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Autres sources

 

Les articles à la une

Haut-Karabagh, une massification par les dronesPublié le 21/10/2021

Tamara Lubin-Vitoux et Céline Gojon

La reprise du conflit ouvert au Haut-Karabagh (du 27 septembre au 10 novembre 2020) a permis l’expérimentation de nouveaux modes d’action. La principale singularité mise en avant par les nombreux analystes et commentateurs est l’emploi massif de drones de taille modeste, à usage tactique et intégrés dans la manœuvre terrestre (cette fiche ne traitera que cet aspect). À l’heure des réflexions sur le retour de la « haute intensité », le conflit au Haut-Karabagh réaffirme l’importance de la « masse », en particulier à travers l’usage des drones.

 

La robotisation du champ de bataille russe : quelles implications pour le combat aéroterrestre et le commandement militaire en RPublié le 21/09/2021

Tamara Lubin-Vitoux . Rédactrice au Pôle études et prospective. Spécialiste du monde russe

Cette note a pour objectif de cerner les enjeux futurs de la robotisation de l’armée russe, d’en identifier les acteurs et d’anticiper les potentielles répercussions sur le commandement, la structuration des forces et la conduite des opérations russes. Jusqu’alors limité, l’emploi des systèmes robotiques russes (terrestres ou aériens) connait un regain d’attention grâce à leur fiabilité croissante, ce qui permet de leur déléguer un vaste champ de missions (en tant que combattants, capteurs ou soutien logistique). Ainsi, le pouvoir russe accorde une attention particulière – sur le plan doctrinal et stratégique – à la robotisation de son armée, conscient que cette dernière marque l’avènement d’une nouvelle manière de concevoir la « masse », le combat de « haute intensité » et la « guerre hybride ».

Ce document ne constitue pas une position officielle de l’armée de Terre.

 

Les services de renseignement militaire français au contact des forces américaines durant la guerre du Golfe : quels enseignemenPublié le 26/08/2021

Soldats de France numéro spécial Guerre du Golfe
Hawa-Léa Sougouna

Le renseignement militaire renvoie à « une partie de l’ensemble plus vaste du renseignement de défense, qui doit permettre à l’autorité politique de concevoir, diriger et conduire la défense de la nation, laquelle a «pour objet d’assurer en tout temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d’agression, la sécurité et l’intégrité du territoire, ainsi que la vie de la population1 » ». En somme, il s’agit de permettre la récolte, le traitement et la mobilisation d’un renseignement d’intérêt militaire visant au déploiement optimal des forces françaises. À ce titre, la guerre du Golfe a pour conséquence la réorganisation des services de renseignement tout en s’inscrivant dans le processus plus large de la « révolution dans les affaires militaires » (RAM) amorcée dans les années 1990. Débutant en 1991, à la suite de l’invasion par Saddam Hussein du Koweït le 2 août 1990, l’opération Daguet est déclenchée. 

Les origines 1991. Tempête du désert (Forces spéciales, Glénat)Publié le 06/08/2021

Soldats de France numéro spécial Guerre du Golfe
CBN Renucci (SHD)

La série Forces spéciales, dont le tome Les origines 1991. Tempête du désert constitue l’ouverture, a vu le jour en 2017, à l’occasion du 25e anniversaire de la création du commandement des opérations spéciales (COS). Il s’agit d’une commande, initiée par le cercle de l’Arbalète, association qui a pour objectif de « fédérer l’action des différentes personnes physiques et morales désirant contribuer au rayonnement et à l’équipement des forces spéciales ». Membre fondateur de ce groupement d’intérêts, Benoît de Saint Sernin, lieutenant-colonel de la réserve citoyenne de la Gendarmerie nationale et directeur général des trois Écoles européennes d’intelligence économique (EEIE), revendique la paternité de cette voie originale de promotion de l’action des forces spéciales. De son côté, auteur de la série L’histoire secrète du FBI, Marc Védrines, scénariste et dessinateur, semblait tout indiqué pour produire un scénario où se mêlent enjeux politiques et réalité du terrain. 

Général Norman Schwarzkopf, figure de la guerre du golfe et francophilePublié le 02/08/2021

Soldats de France numéro spécial Guerre du Golfe
Hawa-Léa Sougounat

« Aller à la guerre sans les Français est comme aller à la chasse sans accordéon1 ». Cette phrase du général Norman Schwarzkopf est restée comme le symbole de la reconnaissance ambivalente du rôle joué par l’armée française lors des opérations menées durant la première guerre du Golfe par les forces américaines. Trente ans après la fin de ce conflit, et autant d’années après que le général Schwarzkopf dit « l’Ours » eut été décoré de la plus haute distinction française, la Légion d’honneur, nous nous proposons ici de revenir sur cette figure centrale et, à travers elle, sur la coopération militaire franco-américaine de cette fin de XXe siècle.

Les enjeux des relations militaro-médiatiques durant l’opération Daguet Publié le 26/07/2021

Soldats de France numéro spécial Guerre du Golfe
Ornella Junet et Sonali Ghoorahoo

L’information en temps de guerre de haute intensité est un sujet délicat. Communiquer est indispensable, mais encore faut-il ne pas divulguer de secrets opérationnels. Durant l’opération Daguet, les médias ont donc dû faire l’objet de divers contrôles.

Les relations avec la base arrièrePublié le 23/07/2021

Soldats de France numéro spécial Guerre du Golfe
Ornella Junet et Sonali Ghoorahoo

Une des particularités de la guerre du Golfe, qui est aujourd’hui rarement soulevée, est l’absence quasi-totale de femmes militaires dans le déploiement de la Division Daguet. L’opération Bouclier du Désert de la coalition (2 août 1990 – 17 janvier 1991) ayant lieu sur les terres saoudiennes, cette monarchie islamique a catégoriquement refusé leur présence pour des raisons religieuses. De ce fait, qu’elles soient civiles ou militaires, les femmes (et leur famille) doivent rester à l’arrière dans l’attente continue de nouvelles. Se pose alors la question de la communication entre les militaires, déployés à plus de 4 000 km de distance, et leurs proches. D’autant plus que le temps de l’opération s’éternise. Les soldats sont parfois maintenus en opération pendant 7 mois sans pouvoir rentrer chez eux.

L’artillerie française dans la guerre du GolfePublié le 16/07/2021

Soldats de France numéro spécial Guerre du Golfe
CEN Simon Ledoux

Les unités d’artillerie qui participent à la guerre du Golfe sont constituées, conformément à l’ordre du président François Mitterrand, de soldats professionnels. Ils proviennent essentiellement du 11e RAMa, sous les ordres du colonel Jean Novacq. D’août 1990 à avril 1991, les artilleurs français prennent une part active aux opérations en participant aux trois opérations constitutives de la campagne.Un jeune régiment engagé au combat

La guerre du Golfe : une rupture pour le GéniePublié le 12/07/2021

Soldats de France numéro spécial Guerre du Golfe
CNE ® Christophe Lafaye

Le Génie participe à l’opération Daguet menée par la France dans le cadre de la coalition internationale. Le 6e Régiment étranger du génie (REG) est déployé en intégralité sous le commandement du colonel Jacques Manet et reçoit une mission de génie d’assaut. Les moyens de la division sont également renforcés par des détachements de sapeurs provenant de toutes les unités de France. Les alliés mènent alors une guerre conventionnelle contre une armée de type soviétique. Pour les sapeurs de la guerre froide, c’est un temps d’apprentissage du feu et de l’offensive.

Daguet 1991Publié le 16/06/2021

Soldats de France numéro spécial Guerre du Golfe
LCL ® Rémy Porte

Lorsque, le 2 août 1990, Saddam Hussein envahit le Koweit, la réaction de la communauté internationale est immédiate : le même jour la résolution 660 du Conseil de sécurité des Nations Unies « exige que l’Irak retire immédiatement et inconditionnellement toutes ses forces ». Pas moins de neuf autres résolutions sont adoptées entre le 6 août et le 29 novembre, marquant un durcissement progressif à l’égard de l’agresseur (en particulier dans le domaine de l’embargo). La dernière « autorise les États membres qui coopèrent avec le gouvernement koweïtien, si au 15 janvier 1991 l’Iraq n’a pas pleinement appliqué les résolutions susmentionnées…, à user de tous les moyens nécessaires pour faire appliquer la résolution 660 ». Dès lors, le compte à rebours est lancé.

 

Armée