Pensées mili-Terre
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Autres sources

 

Les articles à la une

Volonté et CapacitésPublié le 08/06/2020

Cahiers de la pensée mili-Terre
le Lieutenant (Air) Yole DE ANGELIS

Après nous avoir rappelé quelles ont été dans l’histoire les grandes évolutions de la pensée éthique face au fait guerrier et au progrès des capacités militaires, et nous avoir montré comment la notion de droit international humanitaire est apparue, l’auteur nous fait réfléchir à ce que sont devenues aujourd’hui ces notions, en particulier celle de « guerre ». En cela, cette étude est d’une brûlante actualité.

Combattre en ville : l’expérience israéliennePublié le 07/06/2020

cahier de la pensée mili-Terre
le Colonel de la RUELLE

Probablement liée à la longue expérience de lutte contre le terrorisme palestinien, l’armée israélienne est souvent considérée comme un exemple d’efficacité dans les guerres «urbaines».

Le Colonel de la Ruelle considère que la réalité est plus nuancée. Si l’armée de terre israélienne l’emporte par la qualité de son entraînement tactique et la supériorité de ses équipements, elle n’est pas à l’abri de demi-échecs liés, en particulier, à une planification de très court terme.

 

Histoire et doctrine d’emploi de l’armement nucléaire tactique français (1959 – 1996) 1/2Publié le 06/06/2020

cahier de la pensée mili-Terre
le Commandant BAILLE

«L’armement nucléaire de l’armée de Terre n’a pas cessé de s’émanciper, depuis sa naissance jusqu’à la fin de sa vie. […] Cette émancipation s’est faite dans la difficulté. Mais au bout du compte, le nucléaire de l’armée de Terre avait acquis ses lettres de noblesse»[1]

Cette citation du Général de division de Chergé, premier commandant de la force HADÈS, nous invite à nous remémorer l’histoire méconnue de l’armement nucléaire tactique que l’armée de Terre mit en œuvre entre 1957 et 1996, date à laquelle le Président Chirac décida de réorienter notre modèle de dissuasion nucléaire.

Pourquoi la France décida-t-elle de se doter d’armes nucléaires tactiques? Dans quel cadre stratégique en fut elle dotée? Quelle fut la doctrine d’emploi du nucléaire tactique et comment évolua-t-elle?

 

[1] Cf. Général de division Robert de Chergé, «Spécificité de la composante nucléaire terrestre et des transitions entre les systèmes d’armes», dans Histoire de l’artillerie nucléaire de Terre française 1959-1996, CERMA hors-série n°7, Paris, 2013 (désormais CERMA), p. 13.

 

Histoire et doctrine d’emploi de l’armement nucléaire tactique français (1959 – 1996) 2/2Publié le 06/06/2020

cahier de la pensée mili-Terre
le Commandant BAILLE

L’armement nucléaire tactique en service dans l’armée de Terre

 . L’armée de Terre commença par mettre en œuvre des armes nucléaires tactiques américaines acquises en 1957

En effet, dans la foulée de l’adoption du MC 48 en décembre 1954 par l’Alliance (cf. supra), la France réclama aux États-Unis l’attribution de têtes nucléaires tactiques afin d’accroître son potentiel de combat au sein du «bouclier». Les États-Unis livrèrent donc, au titre du Plan d’assistance mutuelle[1] de l’année 1957, une trentaine de roquettes HONEST JOHN d’une puissance réglable allant jusqu’à 20 kT. D’une portée de 5 à 38 km, ces roquettes de première génération étaient tirées de camion-rampe tous chemins.

La conception de la masse chez NapoléonPublié le 05/06/2020

Lettre de la Prospective
Pôle Etudes et Prospective (CDEC/PEP)

Cet encart évoque la notion de masse sous le prisme de la conception pratique que s’en faisait Napoléon Ier. S'il convient, de discerner ce qui conserve un sens pérenne, cette étude rétro prospective contribue à identifier une partie des défis auxquels sont confrontés les architectes  des forces terrestres.

Homéostasie au sein des armées: comprendre la résistance au changementPublié le 03/06/2020

cahier de la pensée mili-Terre
Par le Chef de bataillon Cyrille LACROIX

Alors que la technologie est un paradigme que les armées utilisent pour prendre le dessus sur l'adversaire, il existe un conservatisme certain dans le milieu militaire. Le Chef de bataillon Cyrille Lacroix décrit cette résistance au changement, ou homéostasie, une propriété nécessaire pour assurer la résilience de l'organisation. Elle peut toutefois engendrer des conséquences néfastes pour les opérations. Il s'agit donc de prendre en compte cette résistance afin de réussir toute évolution stratégique basée sur l'innovation technologique.

 

 

«On the whole, military organizations tend to be conservative in their approach to technological innovation»1

Martin Van Creveld    

 

La plupart ne reviendront pasPublié le 02/06/2020

cahier de la pensée mili-Terre
le Chef de bataillon Sébastien PY

Davantage qu’un récit, « La plupart ne reviendront pas » est le témoignage d’un jeune officier d’artillerie italien sur le front russe. Seulement 28 jours sont racontés dans cet ouvrage, mais quelles journées, celles de la retraite des forces germano-italiennes depuis le Don, du 19 décembre 1942 au 17 janvier 1943, menacées en permanence d’encerclement par les forces russes. Il s’agit donc non pas tant d’un carnet de route que du regard d’un témoin plongé dans cette tourmente, témoin qui  fit parti des survivants de cette agonie où seulement 10 % des Italiens survécurent.

Combat et distancePublié le 31/05/2020

cahier de la pensée mili-Terre
le Général HUBIN

Aborder le sujet du combat en fonction du facteur distance, c’est le parcourir sous l’angle de la mobilité, de la portée des armes, de l’ampleur des liaisons et des dispositifs, et de l’élongation logistique. La question est donc très vaste. On tentera de la traiter au travers d’une approche historique et technique permettant de discerner en quoi l’association de la distance et de la précision va remettre en cause les organisations napoléoniennes toujours au cœur de nos systèmes de combat.

IFKHA MISTABRA ou la doctrine de la contradictionPublié le 29/05/2020

Libres réflexions à propos du C2
Chef d’escadron Jean-Baptiste FARGEREL

Le 6 octobre 1973, une coalition emmenée par l’Egypte et la Syrie attaqua par surprise des territoires occupés par Israël lors de ce qui sera appelé la guerre du Kippour. Les Egyptiens en particulier intoxiquèrent les services de renseignement militaires israéliens en profitant d’un de leurs exercices à proximité de la frontière pour mettre en place leur attaque. Les Israéliens négligèrent tous les indices indiquant l’imminence d’une attaque, ce qui conduisit le pays très près d’une défaite totale avant de retourner la situation. Cet échec, ainsi que des erreurs de gestion ultérieures, coûta sa place à la première ministre israélienne Golda Meir.

L’asymétrie : perspectives et dangers.Publié le 25/05/2020

cahier de la pensée mili-Terre
le Lieutenant-colonel Thierry LAVAL

Les deux conflits mondiaux qui ont ravagé l’Europe et une partie de l’Asie au cours du « siècle barbare » ont porté à son paroxysme le concept clausewitzien de la guerre totale. Les Etats, engagés dans des affrontements aujourd’hui qualifiés de symétriques, ont mobilisé l’ensemble de leurs forces vives, tant sur le plan militaire que dans les domaines économiques, sociaux, diplomatiques et culturels.

Or, les conflits de ce début de XXI° siècle sont plutôt décrits par les experts comme étant asymétriques[1]. Ils se caractérisent par le décalage entre les moyens, les modes d’action ou les objectifs de chaque belligérant. Certains prédisent même l’inexorable généralisation, voire la primauté, de ces types de conflit que l’Histoire semble retrouver depuis que la dislocation de l’empire soviétique a refermé la parenthèse de la guerre froide.

Anesthésiés par la dissuasion nucléaire, les conflits du XXIème siècle seront-ils inéluctablement asymétriques ?

 

[1] Cette notion ne doit pas être confondue avec la dissymétrie qui traduit un déséquilibre marqué portant sur le niveau des enjeux ou sur la quantité et la performance des moyens, mais peu sur la nature de ces moyens, ni sur la manière d’agir.