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Les réflexions libres à la une

Politique et militaire : une entente peu cordialePublié le 20/04/2020

Dossier G2S n° 25
GDI (2S) Vincent DESPORTES

Doit-on s'étonner que les relations soient souvent tendues, au plus haut niveau, entre hauts responsables politiques et grands chefs militaires ? Sûrement pas : il est dans leur nature même d'être délicates. Les logiques et les horizons des deux ordres sont en effet différents. La guerre, pour sa part, objet complexe doté d'une vie propre dès lors qu'on lui donne vie, se plie mal tant aux volontés politiques qu'aux tentatives de maîtrise militaire. Le politique croit pouvoir user aisément de cet outil légitime et le diriger à sa guise quand le militaire sait qu'il pourra au mieux chercher à en orienter le cours et à le guider vers une sortie forcément imparfaite. À condition, encore, qu'il dispose de la liberté d'action suffisante. Où s'arrête la légitimité de l'autonomie militaire, où s'arrête celle du contrôle politique ? Autant d'interrogations récurrentes dès lors qu'est prise la décision politique de recours à la guerre.

Cité, militaire, ancien militaire et citoyenPublié le 18/04/2020

Dossier G2S n° 25
Le GCA (2S) Jean-Claude THOMANN

Il est aussi souhaitable de s'intéresser à la place du même militaire dans la Cité, métropole, ville ou village, où sa relation aux concitoyens relève moins de l'analyse générale et assez théorique du « dialogue Armées-Nation » que d'une cohabitation marquée par la proximité et le caractère très concret de son positionnement dans le milieu qui l'accueille.

Service de santé des armées et service public de santéPublié le 16/04/2020

Dossier G2S n° 25
MGI (2S) Raymond WEY

«La médecine militaire est à la médecine ce que la musique militaire est à la musique.»

Le militaire et les médiasPublié le 14/04/2020

Dossier G2S n° 25
général (2S) Dominique TRINQUAND

Le fait militaire, qu'il relève de l'aspect opérationnel, sociologique, de l'équipement ou du budget, n'intervient que de façon épisodique dans les médias, et plus particulièrement lorsqu'un événement dramatique touche les armées. Cet intérêt pour les armées est sincère, mais trop sporadique. Comment le militaire peut-il répondre à cette attente subite, mais surtout assurer une certaine permanence de l'intérêt porté au fait militaire ? Par ailleurs cet intérêt du public et des médias se conjugue avec une crainte, ou plutôt une méfiance, des militaires envers ces derniers. Comment rendre la relation médias-militaire plus apaisée ? Ce sont là les deux questions auxquelles je vais essayer de répondre. Pour cela, je vais m'appuyer sur mon expérience d'intervenant dans les médias, expérience qui, depuis plusieurs années, m'a valu d'être souvent appelé sur les plateaux télévisés, comme sur l'antenne des radios.

Médias et armées : respect mutuel ou incompréhension définitive ?Publié le 12/04/2020

Dossier G2S n° 25
le GCA (2S) Henri PONCET

Pierre SERVENT, dans son livre La trahison des médias3, nous invitait à une immersion dans les eaux délétères de ce monde qui, à la fois, fascine le chef militaire, mais aussi l'inquiète. Certains, comme le général BIGEARD, ont su habilement l'utiliser. D'autres l'ont soigneusement évité. D'autres enfin en ont souffert, lorsqu'ils n'y ont pas laissé leur carrière.

L'image du militaire dans la nationPublié le 10/04/2020

Dossier G2S n° 25
Général (2S) Hubert BODIN

« Accepter de mourir pour que vivent des innocents, tel est le cœur de l'engagement du soldat». C'est par ces mots que le Président de la République rendait hommage au colonel BELTRAME lors de la cérémonie du 28 mars 2018 aux Invalides. Cet hommage a été suivi, en audiences cumulées, par 3,6 millions de Français à la télévision.

Débat public et pensée militairePublié le 08/04/2020

Dossier G2S n° 25
le colonel (ER) Claude FRANC

« Au fond des victoires d'Alexandre, on retrouve toujours Aristote. » Charles DE GAULLE -Vers l'armée de métier, 1934.

 La liberté de l'expression des militaires dans le débat public, si elle est couramment admise dans les pays anglo-saxons, se heurte, en France, autant à des préjugés politiques hérités du passé qu'à des réticences internes de la part des militaires. Pourtant, les mesures d'ordre réglementaire, voire législatif, qui l'ont longtemps restreinte sont, peu à peu tombées, si bien qu'aujourd'hui, si cette expression est peu ou prou libre sur le plan juridique, elle demeure fort peu utilisée et, lorsque c'est fortuitement le cas, les exemples foisonnent pour démontrer que la hiérarchie ne l'encourage pas, quand elle ne la combat pas.

La place des militaires dans la société : une question multiplePublié le 06/04/2020

Dossier G2S n° 25
GCA (2S) Alain BOUQUIN

Tenter de donner une réponse objective et simple à la question de la place des militaires dans la société est un exercice délicat. Car cette question est biaisée ...

Le premier biais est celui du sens à donner au mot « place ». Les uns voudront lui substituer celui de rôle ; d'autres seront tentés de raisonner en termes d'influence. Mais très vite des concepts comme l'image, la confiance accordée ou la reconnaissance viendront teinter la réflexion d'attentes plus diverses.

✅ André Maurois et l’arméePublié le 29/02/2020

Revue militaire générale
Monsieur Thierry Laurent

Beaucoup d’écrivains français furent combattants au cours du XXe siècle. Thierry Laurent détaille les huit années qu’ André Maurois aura données à l’armée. Dans ses Mémoires, il s’enorgueillit d’avoir servi cette belle institution tout en se voulant lucide quant à certains de ses dysfonctionnements et en regrettant ses divisions internes.

La déceptionPublié le 28/02/2020

Réflexion Libre
Colonel Christophe de LAJUDIE

L’article du colonel BIZEUL sur « déception, diversion, confusion » me donne l’occasion de développer une réflexion plus large sur la notion de déception, sur la « mode » et sur la confusion dont elle est l’objet, confusion qui ne se limite pas, et de loin, à la distinction entre diversion et déception. La confrontation de cet article et des diverses sources qu’il cite avec des sources doctrinales, littéraires (le Larousse, le Littré, etc.), ou historiques, montre à l’évidence que le champ sémantique est large, les acceptions variées, les procédés nombreux et aussi vieux que l’art de la guerre.