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Gouraud ou l’art de la «surprise»
Par Madame JULIE d'ANDURAIN [1]
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Si la figure du «grand capitaine» peut s’incarner dans un homme, elle pourrait très certainement s’inspirer des traits d’Henri Gouraud (1867-1946) qui, plusieurs fois dans sa carrière, a su montrer combien il était capable non seulement d’adapter son action aux conditions du terrain, mais aussi de réunir les éléments nécessaires à la mise en place d’une tactique s’appuyant sur la surprise. La première fois, ce fut en 1898 en Afrique de l’Ouest – au Soudan français – face à l’almamy[2] Samory. Avec à peine 200 hommes et sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré, le jeune capitaine Gouraud arrêtait Samory à la tête d’une troupe estimée à 50.000 personnes lors de la «surprise» de Guélémou.
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Les temps changent mon bon monsieur ! Les insurrections au XXIème siècle, une révolution ?
CES Maurice ROBERT de SAINT VICTOR
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Sir Rupert Smith ou encore Arnaud de La Grange et Jean-Marc Balencie ont cherché dans de récentes études polémologiques1, à catégoriser la conflictualité de notre temps en distinguant les guerres définies comme conventionnelles, qui seraient en cours de disparition, de celles qualifiées de bâtardes, hors normes ou hybrides jugées en plein essor. Constatant les difficultés des coalitions lors des dernières opérations majeures, ils en tirent la conclusion que le monde serait pleinement entré dans la 4ème génération de la Guerre, inscrite au cœur des populations, où le Faible2 ne chercherait plus à détruire le Fort mais simplement à l’user. Ces analyses remarquent, non sans justesse, que l’asymétrie ou dissymétrie des moyens couplées à des modes d’action alliant terrorisme et guérilla entrainent au mieux de longues et difficiles victoires ou d’humiliantes défaites au pire. Ce constat de l’impotence systémique du Fort face aux aiguillons du plus faible suffit-il à démontrer pour autant la totale pertinence de cette révolution ?
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Pourquoi projeter un chef supplémentaire
Par DESTIA
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La projection d’un chef du niveau immédiatement supérieur au niveau tactique déployé. Le militaire français se plaint souvent de l’ingérence de ses chefs dans les opérations. La numérisation de l’espace de bataille (NEB), le sureffectif de certains postes de commandement lors de la fin des phases d’intervention des opérations (Licorne, Afghanistan)… tout est prétexte à ingérence.
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Le grand renversement
Par Monsieur Hervé JUVIN
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Nous avons vécu en moins d’une génération une révolution de notre condition humaine. La mondialisation n’est pas le moindre aspect de cette révolution. Elle est économique, elle est marchande, elle est nomade. Le déracinement est devenu une valeur, un modèle, un idéal. L’Union européenne veut abolir les frontières, d’abord en son sein, puis dans le monde, et la déconstruction des Nations y a progressé à grands pas. Nous n’avons plus que du «Même» devant nous. Le contrat met fin à la politique, le droit à l’histoire. Nous sommes anesthésiés par l’idéologie de la mondialisation, par le mythe de l’uniformisation du monde. L’urgence est simple, et elle est stratégique, au plus haut point; il faut partir à la redécouverte du monde.
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Daniel REICHEL (1925-1991)
Par Monsieur MARTIN MOTTE
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Jomini excepté, les penseurs militaires suisses sont peu connus en France. Le fait que la Suisse n’ait pris part à aucun conflit depuis plus d’un siècle et demi explique probablement cette ignorance, sans toutefois la justifier. On perd en effet de vue que la tranquillité dont jouit ce paysne repose pas uniquement sur sa neutralité ou son statut de sanctuaire bancaire international, mais aussi sur une armée solide, dont le rôle dissuasif a pleinement joué lors des deux guerres mondiales. Faute d’expérience guerrière directe, les théoriciens suisses ont suivi avec la plus grande attention les expériences étrangères. Ils se sont aussi tournés vers le passé, non pour reproduire des formes de combat caduques, mais au contraire pour dégager les invariants de l’art militaire. Cette méthode, illustrée au XIXème siècle par Jomini, a plus récemment présidé aux remarquables travaux du colonel Reichel, de l’État-Major Général. Fondateur en 1969 du Centre d’histoire et de prospective militaire suisse, Reichel publia dans les années 1980 une «Analyse de quelques éléments fondamentaux en histoire militaire» composée de cinq fascicules[1]. Le titre ne rend pas pleinement hommage aux talents de l’auteur, dont l’enquête historique inclut de passionnants aperçus anthropologiques et même métaphysiques. Appuyée sur une iconographie excellemment choisie et excellemment exploitée, la réflexion de Reichel cerne le «phénomène-guerre» dans sa réalité la plus profonde, mais aussi la plus concrète, le but restant d’y préparer les combattants.
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