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HISTOIRE DE LA TACTIQUE, DE GUIBERT À NOS JOURS - Partie 1/6

« La guerre, un art simple et tout d’exécution » - Napoléon
Histoire & stratégie

Photo : Maurice de Saxe à la bataille de Fontenoy (11 mai 1745)
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Parfois décriée comme relevant des arts mineurs, seule la stratégie étant aux yeux de ses détracteurs digne d’intérêt, la tactique constitue néanmoins le fondement essentiel de l’action guerrière. Art ou science ?


Le débat, essentiellement hérité du siècle des Lumières 1, n’est pas là. Étroitement appliquées au terrain, rigoureusement exécutées, les conceptions tactiques décident toujours du sort de la bataille : choix d’une position (l’abandon du plateau de Pratzen par l’Empereur), rôles respectifs de l’infanterie et de la cavalerie (l’enroulement des tercios espagnols par la cavalerie de Condé à Rocroi), emploi du feu de l’artillerie (la grande batterie à Wagram), pour ne considérer que quelques exemples anciens. Cette bataille, gagnée ou perdue au niveau tactique, peut avoir des conséquences incalculables au niveau politico-stratégique.

 

C’est la charge furieuse des cavaliers de Sobieski contre les troupes turques de Kara Mustapha Pacha, sous Vienne en 1683, qui scelle pour plus d’un siècle le sort de la puissance ottomane en Europe ; les judicieuses dispositions prises par le maréchal de Villars à Malplaquet en septembre 1709 permettent à Louis XIV de sauver son règne ; la même année, la journée de Poltava efface la Suède des puissances européennes et consacre l’avènement de la Russie ; Fontenoy, en 1745, place Louis XV en position d’arbitre des puissances européennes et consacre l’apogée de la France monarchique. Ce sont les redoutes construites par les Russes avant la bataille qui ont eu raison des attaques suédoises à Poltava et c’est en écrasant la colonne Cumberland que Maurice de Saxe a enlevé la décision à Fontenoy. À partir de ces exemples du Grand Siècle, le présent article se propose de retracer à grandes lignes l’évolution de la tactique de Guibert à nos jours, en dégageant les permanences que l’on y observe et les grandes ruptures qui se sont produites. Plusieurs raisons militent pour prendre comme point de départ de cette réflexion la seconde partie du XVIIIesiècle.

 

En premier lieu, avant cette période, sauf cas exceptionnels, la manœuvre est réduite à sa plus simple expression du fait de l’indissociabilité des armées qui agissent toujours groupées en une masse unique et sur une seule direction ; d’où le succès de la guerre de siège en vogue à cette époque, donnant lieu à des manœuvres lentes dans des espaces étroits. En second lieu, c’est alors qu’apparaît un véritable renouveau de l’art de la guerre avec une nouvelle génération d’écrits et traités de tactique, dominés en France par Folard, Bourcet et Guibert. Enfin, de 1763, date du traité de Paris qui met fin à la guerre de Sept Ans, au 20 avril 1792 qui voit la Législative « déclarer la guerre au roi de Bohême », la France a connu sa plus longue période de paix depuis l’avènement d’Hugues Capet 2, huit cents ans auparavant. Cette période de paix est supérieure au recouvrement de deux générations de l’époque, stabilisation qui conduit à une véritable régénération de l’outil militaire par une réforme en profondeur conduite par le comte de Saint-Germain, ministre de la Guerre de Louis XVI.

 

C’est cette vieille armée royale, amalgamée aux jeunes et ardents bataillons de volontaires qui forme l’armée de la Révolution, creuset de l’armée impériale qui résiste pendant près de quinze ans à l’Europe coalisée. Dans la mesure où la bataille, finalité de la tactique, vise la résolution de la guerre et ne se contente plus d’en être un épisode, les généraux en charge de la conduite des opérations cherchent les moyens de l’emporter de façon décisive. Parmi ces moyens, outre la capacité propre du chef militaire à dominer son art, deux semblent majeurs et intemporels, le nombre de combattants, qui n’a cessé de croître (« La victoire revient toujours aux gros bataillons », disait Napoléon), et la puissance des armes qui connaît une évolution parallèle avec les progrès techniques. Dans cette lutte multiséculaire entre le boulet et la cuirasse, la révolution industrielle apporte un nouvel élément, la mobilité. Cette même révolution industrielle a un effet direct sur la tactique dans la mesure où, mettant à la disposition du chef militaire une gamme toujours croissante de systèmes d’armes, l’art militaire, au fil du temps, s’en trouve extrêmement complexifié.

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1 Pour le maréchal de Saxe, « Oui, la guerre est une science, mais ses principes sont voilés, tout est obscur, tout est sombre ». Napoléon Ier, artilleur de formation, emploie alternativement un mot ou l’autre, considérant qu’en fonction du niveau de responsabilité où l’on se place, chacun est nécessaire et complémentaire dans des proportions variables.

2 La participation à la guerre d’indépendance américaine n’a touché qu’un très petit corps de volontaires et a surtout consisté pour la France en un effort naval.

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Titre : HISTOIRE DE LA TACTIQUE, DE GUIBERT À NOS JOURS - Partie 1/6
Auteur(s) : Colonel Claude FRANC - CDEC / division Doctrine
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Jacques-Antoine-Hippolyte, comte de Guibert (1743-1790)
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