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“Pentagon ‘matchmakers’ aim to keep US Tech firms from taking Chinese money”

Defense One, 10 mai 2019

 (source unique) 

Afin d’éviter la dépendance des industriels américains de la défense aux investissements chinois, le Pentagone lance un service de mise en relation des venture-capitalists (qui investissent dans des start-up) et des petites entreprises de défense, susceptibles de développer des technologies militaires. Ellen Lord, sous-secrétaire à l'acquisition et au soutien logistique du département de la défense (DoD), a approuvé le lundi 13 mai le lancement du programme, baptisé le Trusted Capital Marketplace. Mme Lord affirme qu’elle dispose d’une liste « d’au moins 50 entreprises » de technologies militaires potentiellement concernées par le programme pilote. « Nombre de ces petites entreprises innovantes ne disposent pas des ressources nécessaires […] pour atteindre les pourvoyeurs de capitaux », a affirmé Mme Lord. Le programme passe tout d’abord par la création d’un site internet pour connecter les entreprises et les investisseurs. En France, le syndicat professionnel GICAT a lancé en 2017 un programme similaire baptisé Generate (cf Éclaireur n°9 du 1er avril 2019). Premier accélérateur de start-up de défense en France, il a notamment pour objectif de mettre en relation start-up et investisseurs.

Disponibilité :  immédiate

 

“Will the Russian Army buy hydrogen fuel cell drones?”

Kelsey D. Atherton, C4ISRNET, 10 mai 2019

(source unique) 

L’entreprise russe International Aero Navigation Systems Concern a annoncé la création d’un drone fonctionnant à l’hydrogène. L’utilisation de l’hydrogène pourrait permettre de créer des drones combinant faible signature acoustique et forte autonomie. Ce drone à hydrogène disposerait d’une autonomie de 3 heures pour un rayon d’action de 5 km. De plus, il pourrait évoluer jusqu’à 3 km d’altitude et atteindre une vitesse de 56 km/h. Enfin, il serait capable d’embarquer une charge utile de 10 kg. La mise en œuvre de ce drone serait simple, ne nécessitant que des cartouches d’hydrogène et de l’eau. Cependant, des risques potentiels d’irritation de la peau et d’explosion seraient à prendre en considération. Enfin, l’article fait état de « certaines sources médiatiques » d’après lesquelles des tests de tels drones auraient été réalisés en Syrie. 

Disponibilité : N/A

 

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“AGM-114 R9X, Hellfire missile modified for CIA kills avoiding collateral damages”

Army Recognition, 10 mai 2019

(source recoupée)

Le Wall Street Journal a révélé l’existence d’un « missile secret » américain baptisé R9X, destiné à éviter les dommages collatéraux et en particulier les « pertes civiles ». Il s’agit d’une variante du missile antichar à guidage laser AGM-114 Hellfire développé par l’entreprise Lockheed Martin. Contrairement à l’AGM-114, le missile R9X n’explose pas à l’impact, mais déploie six lames tranchantes repliées dans sa coiffe quelques instants avant de toucher le sol, déchiquetant les cibles sans blesser les personnes et le matériel à proximité. Surnommé « flying Ginsu », le missile, qui pèse 45kg et se déplace à une vitesse de 1609 km/h, repose sur la seule force de l’impact afin de neutraliser sa cible. Développé sous la présidence d’Obama, le missile aurait déjà été utilisé près de six fois à travers le monde, notamment en Libye, en Irak, en Syrie, au Yémen et en Somalie. Néanmoins, certains médias américains appellent à la prudence quant à ce missile, qualifié par certains de « révolutionnaire », rappelant que ses capacités ne sont pas encore connues précisément, et que son utilisation reste limitée à des cas extrêmement spécifiques. Defense One souligne notamment que sa capacité à distinguer les combattants des civils implique des besoins en renseignements très importants.

Disponibilité : N/A

 

 

“US Army conducted demonstrations of new precision munition with extended range”

Defence Blog, 10 mai 2019

 (source recoupée) 

L’article du Defense Blog publie des informations relatives à l’augmentation des portées de trois types de munitions d’artillerie employées sur deux systèmes d’armes de l’US Army. Tout d’abord, à l'automne 2018, l’US Army aurait testé les nouvelles munitions de 155 mm XM1113 (US Army) et Excalibur M982 (Raytheon/BAE Systems) compatibles avec un prototype d'obusier automoteur ERCA (Extended Range Cannon Artillery). La roquette XM1113 est destinée à remplacer les M549A1 vieillissantes de l’Army (30 km de portée). Elle aurait atteint 72 km lors de l’exercice. L’autre munition du ERCA, l'Excalibur M982, est un obus longue portée doté d’un système GPS. Lors d'un essai à portée limitée, il aurait atteint différentes cibles, passant de 40 à 62 km.

Par ailleurs, l’US Army aurait apporté des améliorations au GMLRS (Guided Multiple Launch Rocket System) en doublant la portée des roquettes XM30. Celle-ci passerait de 70 à 139 km. Selon l’article, le CCDC (Combat Capabilities Development Command) de l’Army aurait terminé le développement scientifique et technologique de ces armes en septembre 2018. Il envisagerait de les rendre opérationnelles au cours des deux prochaines années.

Disponibilité : 2019-2021

 

 

“Russian state arms exporter signs contracts for $5.2 billion in 2019”

TASS, 7 mai 2019

(source unique) 

Selon un communiqué officiel de son service presse, l’agence publique d’imports-exports d’armements russe Rosoboronexport aurait signé, depuis début 2019, 5,2 milliards de dollars de contrats. À ce chiffre s’ajoute celui des exportations, qui s’élèverait à 4,9 milliards de dollars pour la même période. D’après le directeur de l’agence Alexander Mikheev, parmi les produits les plus en vue figureraient, entre autres, le système de missile Pantsir-S1, le canon automoteur S219 Msta, le char T-72,  les véhicules blindés Tigr-M et BMPT, mais aussi les avions de chasse Mig et Sukhoi. 

Disponibilité : N/A

 

 

“Advanced silent mortars start arriving for Russian Army”

TASS, 7 mai 2019

(source recoupée)

L’agence nationale TASS a annoncé la livraison à l’armée russe des nouveaux mortiers silencieux 2B25 Gull. Ces mortiers de calibre 82 mm seraient capables de détruire une cible sans bruit à une distance d’un kilomètre et pourraient tirer 15 coups par minute. Considérés comme les seuls mortiers silencieux existant au monde, ils sont produits par le Burevestnik Central Research & Development Institute, appartenant à l’industriel Uralvagonzavod du groupe Rostec. Si la portée de ces mortiers demeure aujourd’hui faible par rapport aux matériels classiques existants, l’innovation principale du 2B25 Gull réside dans sa furtivité au départ des coups.

Disponibilité : immédiate

 

 

“Marines replacing Beretta M9 with the new Sig M18”

Chris Eger, Guns, 10 mai 2019

(source recoupée) 

L’US Marine Corps a commandé 280 000 exemplaires d’armes de poing M18, une version compacte du M17 (Modular Handgum System), à l’industriel germano-suisse Sig Sauer. Ce contrat d’une valeur de 580 millions de dollars vise à remplacer l’actuel M9. En effet, pour permettre l’emploi du système d’aide à la visée SIGLITE et la possibilité de changer la crosse de l’arme de poing, le M9 nécessitait plusieurs modifications. Ainsi, le M17 est équipé d’un canon chambré de 9 mm, d’une aide à la visée et de crosses de trois tailles différentes.

Disponibilité : immédiate

 

 

“Dynetics-Lockheed team beats out Raytheon to build 100-kilowatt laser weapon”

Jen Judson, Defense News, 16 mai 2019

(source recoupée) 

L’US Army a octroyé un contrat de 130 millions de dollars à l’équipe Dynetics-Lockheed pour la construction d’une arme laser de 100 kW, mettant ainsi un terme à la compétition qui opposait les deux groupes à l’entreprise américaine Raytheon. Ce programme, nommé HEL TVD, vise à intégrer une arme laser dans le Indirect Fire Protection Increment 2 (IFPC) des forces terrestres, particulièrement dans des véhicules tactiques (Family of Medium Tactical Vehicles). Contribuant à la défense contre les roquettes, l’artillerie, les mortiers ou encore les missiles de croisière et les drones, ce système présente le double avantage de permettre un nombre plus important de tirs à moindre coût, en fonction de l’énergie disponible. Les éléments de gestion de puissance et de chaleur seront fournis par Rolls-Royce, via le moteur d’hélicoptère M250 capable de générer environ 300 kW de puissance électrique et 200 kW de capacité de gestion thermique. Le programme HEL TVD devrait faire l’objet d’un test en 2022 dans le Polygone d’essai de missiles de White Sands au Nouveau-Mexique.

Disponibilité : N/A

 

 

“This monstrous new 80-ton robotic battlefield bulldozer will keep US troops out of the most dangerous place on the planet”

Business Insider, 15 mai 2019

(source unique) 

L’US Army teste actuellement un véhicule du génie téléopéré. Ce Robotic Complex Breach Concept (RCBC), réalisé à partir d’un châssis de char M1 Abrams, est une version dérivée du M1150 Assault Breacher Vehicle (ABV), engin du génie et d’ouverture d’itinéraire. Le RCBC, équipé d’un versoir et d’un système de déminage (et dépourvu de canon), a pour objectif de mettre à distance les combattants du génie, particulièrement exposés au danger lors des missions d’ouverture d’itinéraire. Le véhicule serait capable de pratiquer une brèche dans un champ de mines et d’éliminer d’autres obstacles susceptibles de ralentir la progression des troupes terrestres (tranchées, barbelés, barrières anti-chars). Le RCBC est actuellement testé au Joint Warfighting Assessment du Yakima Training Center, dans l’État de Washington.

Disponibilité :  N/A

 

 

“New Pantsir-S1M upgraded after Syria to be able to hit any drones — designer”

TASS, le 16 mai 2019

(source unique)                                                                                

Selon l’agence de presse russe TASS, le système de défense anti-aérienne et d'artillerie Pantsir-S1M aurait la capacité de frapper efficacement tous les types de drones. Il s’agirait d’une amélioration apportée à la version précédente, le Pantsir-S1. L’agence ne donne pas de précisions quant au spectre des cibles que le nouveau matériel pourrait atteindre. L’information serait issue d’une déclaration du PDG de la société holding (High Precision Systems) produisant le Pantsir-S1M, Sergei Mikhailov. La modernisation du Pantsir-S1 serait directement liée au retour d’expérience de la guerre en Syrie. En effet, des assaillants auraient tenté à plusieurs reprises d'attaquer la base aérienne russe de Hmeymim avec des drones civils modifiés et des roquettes. Le Pantsir-S1M serait donc conçu pour améliorer la défense dans la basse couche d’installations civiles et militaires. Il utiliserait deux types de missiles, dont un aurait une portée de 30 km. Selon Mikhailov, les tests préliminaires seraient bientôt terminés. Ce système serait principalement destiné à l’exportation. Une autre version encore plus aboutie du Pantsir serait en cours de développement et réservée aux forces armées russes.

Disponibilité : N/A

 

 

“Turkey to take part in production of S-500s in cooperation with Russia - Erdogan”

TASS, 19 mai 2019

(source recoupée) 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé poursuivre sa coopération avec la Russie en vue de l’achat de systèmes de défense anti-aérienne S-500. Il a par ailleurs ajouté que l’acquisition des S-400 russes faisant l’objet de vives tensions avec les États-Unis était une affaire conclue. D’après le journal Haberturk, la Turquie aurait envoyé 100 ingénieurs en Russie pour apporter son aide à la fabrication d’armes. Début mai, le PDG de Rostec, Sergei Chemezov, a exprimé la satisfaction de la Russie quant à l’approfondissement du partenariat technologique avec la Turquie en matière de défense anti-aérienne, et ce, notamment avec les systèmes S-500.

Disponibilité : N/A

 

 

“Les IA des voitures autonomes apprennent la peur”

Nathalie Mayer, Futura Sciences, 13 mai 2019

(source recoupée) 

Les ingénieurs de Microsoft souhaitent doter les voitures autonomes d’une intelligence artificielle intégrant la peur afin d’optimiser leurs capacités d’apprentissage. Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques ont dans un premier temps équipé des humains de capteurs et ont mesuré leur « peur » lorsqu’ils conduisent un véhicule à l’aide d’un simulateur. Puis, à l’aide d’un algorithme, ils ont utilisé les données enregistrées pour prévoir les réactions d’une personne moyenne à chaque point du parcours et les transposer à l’IA. Les résultats ont montré que les IA n’ayant pas bénéficié de ce processus d’apprentissage ont eu besoin de 25 % d’accidents de plus que celles en bénéficiant, pour atteindre un niveau de performance égal. Cependant, les ingénieurs pensent que le sentiment de peur exprimé par l’homme est bien plus complexe et donc difficile à traduire par des chiffres.

Disponibilité : N/A

 

 

“How simulation games prepare the military for more than just combat”

S.C. Stuart, PCMag, 11 mai 2019

(source unique)

Dans un article paru le 11 mai, le site du magazine informatique américain PCMag a présenté des extraits d’un long entretien avec Peter Morrisson, ancien officier de l’armée australienne. Aujourd’hui directeur commercial de Bohemia Interactive Simulations (BISim), Morrisson explique l’important recours, par les armées américaines notamment, aux logiciels de simulation militaire et les bénéfices qui en découlent pour les combattants. Au-delà des améliorations de certaines capacités psycho-motrices, notamment la coordination œil-main, que permettent certains jeux vidéo de tir à la première personne, ce que propose le studio BISim est bien plus opérationnel. Leurs logiciels de simulation visent en effet à permettre la répétition d’actes tactiques et de procédures de combat, au plan collectif et jusqu’au niveau division, afin d’améliorer la prise de décision. Pour cela, les unités se connectent simultanément sur un terrain choisi à la superficie modulable et avec des scénarii variables définis par des contrôleurs.

Disponibilité :  N/A

 

 

 

 

“VivaTech 2019 : voici les technologies du soldat du futur”

Le Parisien, 18 mai 2019

(source recoupée)

Pour la première fois, le ministère des Armées était représenté à la 4ème édition du salon Viva Technology. Emmanuel Chiva, directeur de l’Agence de l’innovation de défense (AID), était également présent lors de ce rendez-vous annuel mondial des innovations technologiques. Il a insisté sur le rôle de la direction générale de l’armement (DGA) et de l’AID en tant « qu’incubateurs de technologies ». Ce salon a été l’opportunité pour le ministère de faire connaître les besoins de la défense aux entrepreneurs et de fédérer divers intervenants autour de projets existants et à venir. Le ministère des Armées proposait quatre pôles principaux, représentant les visions actuelles et futures du fantassin, des véhicules, du renseignement, ainsi que du soutien logistique. Les innovations présentées sont le reflet des tendances actuelles en termes d’innovations technologiques et intègrent de la robotique, de l’intelligence artificielle et du big data. Par ailleurs, le ministère porte une attention particulière au fantassin du futur. La bulle technologique qui englobera le fantassin du futur pourrait être composée de capteurs qui veillent à sa santé, à sa communication, sa mobilité et son soutien. La DGA travaille sur un fantassin mieux protégé, concentré sur sa mission, dont la force serait démultipliée par un équipement de haute technologie, composé de casques de réalité augmenté, de camouflage, de robots et d’armes connectées.

Disponibilité : N/A

 

 

Viva Technology : l’innovation VIGIFELIN”

Ministère des Armées, 17 mai 2019

(source unique)

Dans le cadre du salon Viva Technology (16 au 19 mai), la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT) a présenté VIGIFELIN, le premier système d’armement individuel entièrement numérisé de l’Armée de Terre. VIGIFELIN permet de gérer le maintien en condition opérationnelle d’un parc, du fantassin à équipement et liaison intégrés (FELIN), de la saisie par lecture radio frenquency identification (RFId) jusqu’au traitement de données. L’objectif de cette technologie, grâce à des puces RFID, est de suivre les flux logistiques en temps quasi-réel, et ainsi de connaître l’état du stock et la disponibilité des matériels FELIN dans les unités. Cette technologie permet de simplifier grandement le quotidien des unités élémentaires grâce à une perception numérisée des équipements du combattant (FELIN, APC, NBC, etc). Après plusieurs mois d’expérimentation, notamment au sein du 3e Régiment d’infanterie de Marine (3e RIMa), le système VIGIFELIN sera dans un premier temps déployé dans les régiments d’infanterie et génie de combat dotés de FELIN.

Disponibilité : N/A

 

 

“Caméléon, le système de camouflage adaptatif en milieu terrestre”

Ministère des Armées et CDEC, 17 mai 2019

(source recoupée)

Fondé sur un brevet de la direction générale de l’armement, le projet Caméléon propose un dispositif de camouflage optique permettant de s’adapter à l’environnement dans lequel le combattant va pouvoir se positionner. Présentée lors du salon Vivatech, cette technologie avait déjà été exposée à l’occasion de plusieurs salons Eurosatory. Piloté par l’industriel Nexter, ce système utilisant une technologie à base de cristaux liquides permettrait aux véhicules d’être dotés d’une véritable furtivité et ainsi d’évoluer le plus discrètement possible dans les milieux hostiles. Le système intelligent « Caméléon » dispose de caméras et de capteurs embarqués dans le véhicule. Un algorithme analyse alors les images. Puis les couleurs et les textures détectées sont ensuite reproduites sur les plaques pixellisées qui couvrent le véhicule pour le rendre quasiment invisible à 100 mètres, à la fois pour l’œil humain et dans un avenir proche, pour les caméras thermiques. Nexter souhaiterait à terme concevoir, tout en collaborant avec le département d’optique et la société Eyes3Shut, des plaques souples qui pourraient être intégrées sur des hélicoptères, des bateaux et des treillis. D’ici 2025-2026, la DGA espère intégrer cette technologie sur un char et éventuellement sur le combattant du futur.

Disponibilité : N/A

 

 

Ce mois-ci, le Journal de la Défense (#JDEF) vous présente : "La gestion de la fatigue en opération"

Ministère des Armées, le 15 mai 2019

(source unique)

L’Éclaireur n°9 présentait en avril dernier le projet de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) sur la « sieste optimisée ». Ce mois-ci, le Journal de la Défense, diffusé sur LCP, est plus généralement consacré à la fatigue en opérations. Les militaires en opérations sont actifs de façon quasi ininterrompue. Pour aider les combattants à gérer leur sommeil et à préserver leur vigilance, les médecins militaires étudient les mécanismes du sommeil, recherchent les causes et effets du manque de sommeil et les méthodes pour lutter contre la fatigue. Avec l’accélération du rythme des missions, les fantassins, pilotes et sous-mariniers sont davantage sollicités. Le manque de sommeil dégrade les performances cognitives et psychomotrices tout en  favorisant la diminution des capacités de l’attention et la dégradation des capacités de réflexions et de prise de décisions. De même, la dette chronique de sommeil favorise l’apparition de blessures et pathologies, comme le stress post-traumatique. Les contre-mesures principales sont le sommeil de qualité (dans l’obscurité, le calme et de durée suffisante), les activités physiques et la préparation mentale. Dans le cadre d’opérations spécifiques et en suivant une utilisation réglementée, des médicaments à base de caféine, pour favoriser l'éveil, ou de mélatonine, pour favoriser le sommeil, peuvent éventuellement être proposés aux militaires.

Disponibilité : N/A

 

 

 

 

“Defending Europe : scenario-based capability requirements for NATO’s European members”

International Institute for Security Studies, 10 mai 2019

(source unique)

L’Institut international des études de sécurité (IISS) a publié en mai un rapport en source ouverte de haut niveau sur l’état des capacités de défense des nations européennes en cas de retrait américain de l’OTAN et d’arrêt des contributions militaires américaines. L’étude présente différents scénarii se déroulant au début des années 2020 (réorientation de la marine américaine sur la seule protection du territoire national, placement d’une base de défense antiaérienne russe en Biélorussie, etc) et établit, pour chacun de ces scénarii, les lacunes capacitaires à combler. Ainsi, pour le premier de ces scénarii, l'étude affirme qu'afin de préserver la sécurité maritime et le trafic international, ce qu'assumaient pour grande partie les Etats-Unis, les membres otaniens européens devraient investir au total entre 94 et 110 Mds de dollars pour combler leurs gaps capacitaires. Pour arriver à ces résultats, l’étude se fonde sur les données de l’IISS Military Balance. Enfin, les coûts des acquisitions de matériels nécessaires aux mises à niveau des capacités sont également analysés. Au-delà de l’identification des gaps capacitaires, cette étude met en évidence la structure de commandement centralisée de l’OTAN, sans laquelle il apparaît compliqué pour les pays européens de conduire des opérations de haute intensité telles que décrites dans les scénarii.

Disponibilité : N/A

 

 

“Dissuasion nucléaire : de la bombe A à la bombe IA”

Sébastien Seibt, France 24, 10 mai 2019

(source unique)

Un rapport du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) publié le 6 mai s’intéresse à l’impact de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine nucléaire. Si l’IA a un potentiel dans les armes conventionnelles et dans le cyber, elle pourrait aussi modifier le rapport de force atomique, alors que la course aux armements nucléaires n’a pas disparu. Selon Vincent Boulanin, chercheur au SIPRI, on sait peu de choses sur l’adoption de l’IA dans le domaine nucléaire, mais le traitement d’informations par des algorithmes rapides pourrait faire gagner de précieuses minutes aux processus décisionnels. Toutefois, certains spécialistes restent sceptiques, à l’instar de Vincent Boulanin. Le chercheur précise que nous sommes généralement plus réticents à l’adoption de nouvelles technologies dans le domaine nucléaire, car elles créent des vulnérabilités dans un domaine qui met en jeu des milliers de vies. Pour Vincent Boulanin, il est nécessaire de « prendre le temps d’identifier les risques associés à l’usage de l’IA ». Le rapport précise aussi que l’IA pourrait rendre le système de guidage plus précis et jouer un rôle au sein des avions et pour les missiles hypersoniques, qui atteindront une vitesse de plus de cinq fois la vitesse du son, et sur les trajectoires desquels les humains seront incapables d’intervenir sur leurs trajectoires.

Disponibilité : N/A

 

 

“Securing The Space Cloud: It’s Really Hard”

Theresa Hitchens, BreakingDefense, 10 mai 2019

(source recoupée)

Theresa Hitchens affirme dans Breaking Defense que « s’il est déjà difficile de sécuriser nos systèmes et nos données au sol », il est encore plus complexe de le faire avec nos satellites qui forment un space cloud (stockage spatial). Selon Jeb Linton, directeur de la technologie chez IBM Watson and Cloud Platform, l’espace pourrait en effet accroître les problèmes déjà complexes posés par la sécurité des systèmes. Les satellites offrent la possibilité de transporter des masses de données importantes. Rusty Thomas, directeur du programme Blackjack de la DARPA,  souhaite améliorer la capacité des satellites à transférer ces masses de données sans augmenter les vulnérabilités. Selon lui, les technologies de cryptage, utilisées dans les réseaux terrestres, s’adaptent mal à l’espace. Le DoD américain prend en compte les enjeux de cyber-résistance, de résilience des réseaux, et travaille à l’amélioration des opérations spatiales en intégrant des constellations de satellites commerciaux pour mieux tirer parti de l’internet de l’espace.

Disponibilité : N/A

 

 

“Révolution militaire et naissance de la modernité”

Theatrum Belli, 18 mai 2019

(source unique)

En 1955, le professeur Michael Roberts utilise pour la première fois le concept de « révolution militaire ». Il fait alors référence aux nouveaux armements et nouvelles tactiques utilisés par les chefs militaires hollandais dans le cadre de la guerre menée par les Provinces-Unies contre l’Espagne aux XVIe et XVIIe siècles. Une série de changements radicaux dans les techniques et les technologies de la guerre se produisent en Europe à l’époque moderne : arquebuse, arme à feu, artillerie, etc. Mais peut-on pour autant parler de « révolution militaire » ? Une révolution est en effet généralement définie comme un événement soudain et brusque, tandis que les mutations technologiques militaires recouvrent une période s’étendant sur plus de trois siècles. En outre, le concept de « révolution » semble réservé à des événements strictement politiques. Ainsi, l’article préfère les termes de « changement radical et total » et « d’irréversibilité ». Il regrette également l’emphase sur la seule technologie. Les inventions techniques ne peuvent trouver le succès que si elles rencontrent une demande politique ou sociale forte, capable d’en faire des phénomènes socio-techniques.

 

 

“L’équipement du cavalier français à Rocroi”

Ministère des Armées, 17 mai 2019

(source unique)

Le 19 mai 1643, le duc d’Enghien, connu sous le nom de Grand Condé, remporte une victoire éclatante contre l’armée espagnole de Don Francisco de Melo. Cette bataille est un grand succès pour les forces françaises qui s’avèrent mobiles et bien commandées. La maniabilité de la cavalerie, grâce à l’équipement allégé de ses cavaliers, contribue à la victoire. En effet, ces derniers se débarrassent d’une lourde armure, qui pèse entre 35 et 40 kilos, accompagnée d’une longue casaque de buffle, en conservant l’essentiel, c’est à dire les brassards et les cuissots. Les cuirassiers, plus lourds, sont placés en tête du dispositif et ont pour mission d’exploiter le premier choc des lanciers dans les bataillons ennemis. Les autres cavaliers, moins protégés, disposent d’une épée, de deux pistolets d’arçons, ainsi que d’une arquebuse légère ou d’un mousquet. Dans l’armée française, depuis cette bataille, le seul habit qui se rapproche de l’uniforme est la casaque portée par les cavaliers. Pour s’identifier sur le champ de bataille, les soldats adoptent un signe distinctif pour la durée d’une guerre, ou d’une bataille, correspondant à la couleur de leurs écharpes ou de leurs brassards, ou aux plumes de leurs chapeaux.

 


 

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