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L’Éclaireur est une veille orientée vers des sujets d’intérêt pour les études prospectives sur les opérations aéroterrestres, actuellement conduites par le Centre de doctrine et d’enseignement du commandement (CDEC).

Ce document est uniquement réalisé à partir de sources non classifiées. Il a vocation à permettre un rapide tour d’horizon bimensuel des informations diffusées dans les média et susceptibles d’intéresser le monde de la défense. Les brèves rassemblées se limitent à des synthèses brutes des documents analysés et recoupés à chaque fois que possible par des entretiens conduits par ses rédacteurs. Il revient donc à chaque lecteur de contextualiser ces informations, notamment lorsqu’elles ont pour origine des sources étrangères officielles, en fonction de l’usage qu’il souhaite en faire et de la nature des conclusions qu’il lui appartient d’en tirer.

 

 

 

 

U.S. Army to receive first five short-range air defense systems in October

Defence Blog, 22 juin 2019

 (source unique)

Terry Young, conseiller principal auprès du directeur de l’Air and Missile Defense Cross-Functional Team of Army Futures Command, a annoncé que l’US Army recevrait en octobre ses cinq premiers Maneuver Short Range Air Defense System (MSHORAD). Cette variante à vocation antiaérienne du Stryker devrait être équipée d’un canon de 30 mm M230 LF Chain Gun, d’une mitrailleuse de 7.62 mm, de deux missiles Hellfire (portée 8000 mètres) et de quatre missiles Stinger (portée 4800 mètres, plafond 3800 mètres) insérés dans deux pods externes. Offrant une protection à 360 degrés, ce nouveau système mobile doterait les brigades blindées d’une capacité de défense d’accompagnement robuste (hélicoptères, avions et drones aériens). Le plan d’équipement de l’US Army prévoit la livraison de 144 systèmes, permettant d’équiper quatre bataillons à l’horizon 2023 (cf. Eclaireur n°7).

Disponibilité : 2019-2023

 


 

US Army retrofits surface-to-air Stinger missiles

Defence Blog, 19 juin 2019  (source directe)

 (source unique)

Le 18 juin, l’industriel américain Raytheon a annoncé que l’US Army projette de moderniser ses missiles sol-air Stinger. Désormais équipés de fusées de proximité permettant une explosion de la charge militaire à l’approche de la cible, ces derniers seront en mesure de détruire un plus large éventail de menaces (drones notamment) tout en conservant leur aptitude traditionnelle d’interception à l’impact. Le choix entre l’un ou l’autre de ces modes d’agression appartiendrait aux opérateurs, une fois la cible acquise. Après avoir été qualifiés, ces missiles devraient doter les forces américaines dans le courant de cette année.

Disponibilité : 2019

 


 

“Estonia orders Spike”

Nicholas Fiorenza, Jane’s, 21 juin 2019

 (source unique)

Le ministère de la Défense estonien aurait signé un accord-cadre de 40 millions d’euros avec l’entreprise germano-israélienne Eurospike spécialisée dans les missiles guidés. Ce contrat inclurait l’acquisition et l’entretien de missiles Spike ainsi que la formation du personnel. D’une portée de quatre mille mètres, il s’agit de missiles guidés sol-sol, anti-personnels et antichars. Ces systèmes d’armes, destinés aux compagnies antichars des brigades d’infanterie estoniennes, seraient livrées fin 2020.

Disponibilité : troisième trimestre 2020

 


 

“US Army seeking new sensors for ground combat vehicles”

Ashley Roque, Jane’s, 21 juin 2019

 (source unique)

L’US Army aurait pour projet d’équiper ses véhicules de combat de nouveaux capteurs permettant aux équipages d’améliorer la perception de leur environnement extérieur immédiat. Dans une demande d’information publiée le 19 juin sur son site internet, le Federal Business Opportunities déclare être à la recherche d’une technologie de capteurs infrarouges longs non refroidis (LWIR) prête à l’emploi. Offrant un champ de vision élargi, ces capteurs autoriseraient une retransmission vidéo en haute définition de jour comme de nuit aux équipages.

Disponibilité : N/A

 


 

Russian Army to Receive New 8×8 Boomerang AFV Prototypes for Testing

Defense Update, 24 juin 2019

 (source recoupée)

D’après le site Defense Update, le véhicule de combat russe Boomerang 8x8 VPK 7829 serait susceptible de remplacer certains engins blindés de transport comme le BTR80. Développé par la société VPK, le Boomerang sera décliné en deux versions : un véhicule blindé de combat (AFV) K17 de 25 tonnes et un véhicule amphibie (APC) K16 de 22 tonnes. Ce nouvel engin à l’autonomie de 800 km est propulsé par un nouveau moteur diesel de 750 CV, et se déplace à une vitesse pouvant aller jusqu’à 100 km/h sur route, 50 km/h en tout-terrain, et 10 km/h en milieu aquatique. Pouvant transporter huit combattants, le K17 peut être doté de contre-mesures Afganit Hard Kill. Ces dernières permettent l’interception de missiles antichars et de roquettes de 4 à 200 mètres du véhicule à l’aide d’un système de détection radar. Plusieurs caméras équipent le véhicule, offrant une vision à 360 degrés à l'équipage. Le Boomerang est équipé d’un canon 2A42 de 30mm téléopéré et dispose d’un blindage renforcé contre les engins explosifs improvisés et les mines.

Disponibilité : N/A

 


 

“Saab and FMV sign framework agreement for Carl-Gustaf® M4”

Saab, communiqué de presse, 26 juin 2019

 (source unique)

Le 26 juin, la société suédoise Saab a annoncé avoir signé un accord-cadre avec l’Administration suédoise du matériel de défense pour équiper leurs forces de Carl-Gustaf® M4. Développé en 2014, la quatrième génération du man portable anti-role weapon system de 84 mm est plus précise et plus légère (moins de 7 kg). Susceptible d’intégrer de futures évolutions technologiques, ce modèle pourrait accueillir, à l’avenir, des systèmes de visée intelligents ainsi que des munitions programmables. Une première commande d’un montant de 313 millions d’euros a été passée, pour une livraison prévue entre 2020 et 2023.

Disponibilité : 2020/2023

 

 


 





“[Vidéo] Griffon : blindé nouvelle génération”

Youtube, Ministère des Armées, 4 juillet 2019

 (source unique)                                                                                                                                

Les premiers véhicules blindés multi-rôles (VBMR) GRIFFON ont été livrés à l’armée de Terre le 4 juillet dernier par la société Nexter Systems dans le cadre du programme SCORPION. Ils remplaceront à terme les 2700 véhicules de l’avant blindé (VAB) actuellement en service. Les premières unités qui percevront ces nouveaux véhicules sont les régiments suivants : 3e Régiment d’infanterie de Marine (3eRIMa), 13e Bataillon de chasseurs alpins (13eBCA), 1er Régiment d’infanterie (1erRI), 21e Régiment d’infanterie de Marine (21eRIMa) et le 3e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3eRPIMa). Pour accompagner ce déploiement, plusieurs unités et écoles joueront un rôle essentiel pour les primo-formations puis les formations : le 1er régiment de chasseurs d’Afrique (1erRCA), l’école des transmissions, l’école de la maintenance ainsi que toutes les écoles d’armes. D’ici la fin de l’année 2019, 92 exemplaires seront livrés et fin 2025, 936 des 1872 GRIFFON équiperont les unités de l’armée de Terre.

Disponibilité : immédiate

 


 

“La nouvelle antenne de réanimation et de chirurgie de sauvetage (ARCS)”

Service de santé des armées, 27 juin 2019

 (source unique)

Le 27 juin, Le ministère des Armées a annoncé le remplacement de l’antenne chirurgicale aérotransportable (ACA) par l’antenne de réanimation et de chirurgie de sauvetage (ARCS). Cette dernière constituera, dès 2020, la première structure chirurgicale de la chaîne de soins en opération française. Sa genèse date de 2016 où, à la suite du retour d’expérience de l’opération Serval, l’antenne chirurgicale a été complètement repensée, à la fois sur le plan technologique et organisationnel, afin de pouvoir être mise en place en urgence. L’ARCS est désormais plus légère (5 tonnes pour 27 m3) et déployable en 2 heures. Elle peut traiter dix blessés de guerre par jour avant leur évacuation vers une structure de niveau supérieur.

Disponibilité : 2020

 


 

“Les trois premiers labels «Utilisé par les armées françaises»   décernés au salon international du Bourget”

Ministère des Armées, 21 juin 2019

 (source unique)

Le 17 juin, à l’occasion du Salon international de l’Air et de l’Espace (SIAE), la ministre des Armées Florence Parly, accompagnée de Monsieur Joël Barre, délégué général à l’armement, a remis les trois premiers labels « Utilisé par les armées françaises » à l’entreprise Zhendre et aux PME Telerad et Lheritier. Ces trois sociétés sont respectivement spécialisées dans les systèmes frigorifiques et solutions conteneurisées, dans les systèmes de communication radio aériens et maritimes, et enfin dans les caméras durcies et les systèmes optiques. Ce label est l’aboutissement du plan « Action PME », visant à soutenir le développement et les innovations des PME de Défense, ainsi que les entreprises à l’export. Visant à mettre en avant le savoir-faire de l'industrie de défense française face à la concurrence étrangère, ce label certifie la qualité des matériels français à l’export issus des PME et entreprises de taille intermédiaire.

Disponibilité : immédiate

 


 

“L’intelligence artificielle : un tournant pour l’Europe de la Sécurité et de la Défense”

Pôle études et prospective, 20 juin 2019

 (source unique)

Le 20 juin, le Comité Europe de l’Ecole de Guerre a organisé une conférence sur « l’intelligence artificielle et l’Europe de la Défense ». Réunissant acteurs institutionnels, militaires français et étrangers, industriels et représentants de la société civile, cette conférence visait à dresser un premier état des lieux des avancées de l’intelligence artificielle (IA) au sein de nos forces armées et de l’Union européenne. Au travers de trois tables rondes s’intéressant successivement aux aspects institutionnels, opérationnels et industriels de l’IA, cet événement était l’occasion de s’interroger sur les enjeux que représente ce secteur de l’innovation de rupture pour l’avenir de la défense européenne. Balayant les fantasmes suscités par l’IA au profit de ses réels enjeux opérationnels, ce séminaire a justement rappelé l’intégration d’ores-et-déjà prévue de cette technologie à tous les échelons et les domaines de la conduite des opérations (aide à la décision, planification, combat collaboratif etc.).

Disponibilité : N/A

 


 

“Air shock absorber exposé lors de la JNBAT”

Pôle études et prospective du CDEC

L’équipementier RXR Protect exposait un dispositif de sous-gilet baptisé « Air shock absorber ». Mené en collaboration avec le Service de santé des armées (SSA) et l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA), ce dispositif vise à diminuer les effets arrières lors d’impacts balistiques. Pesant environ 500 g, ce sous-gilet est un système de coussins d’air muni de compartiments et de cloisons. Conçu pour atténuer les effets d’enfoncement engendrés par la transmission de l’énergie résiduelle de la protection balistique au corps humain après l’impact, « l’Air shock absorber » parviendrait à diviser cette énergie par cinq.

Disponibilité : 2020

 


 

“[Vidéo] Nos militaires ont des idées :  le HEM-AUT”

Armée de Terre, 23 novembre 2018

Présenté pour la première fois le 22 novembre 2018 au Forum innovation défense, le simulateur d’hémorragie automatisée “HEM-AUT”, pensé et réalisé par l’adjudant-chef Romain (instructeur secourisme aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan), était exposé à la journée nationale des blessés de l’armée de Terre (JNBAT). Ce dispositif a pour but de rendre les simulations les plus réalistes possibles afin de former au mieux les futurs primo-intervenants. Le “HEM-AUT” pourra être intégré aux formations de secours au combat (niveaux 1 à 3), au sauvetage en intervention de la gendarmerie ainsi qu’à des équipes de secours professionnelles (auxiliaires de santé, pompiers, associations de sécurité civile). Ce système se présente comme moins onéreux, moins imposant et plus simple d’utilisation que ses concurrents.

Disponibilité : N/A

 


 

“Le Medpack : station médicale extra-hospitalière portative”

IMP-France, 1er  juin 2018

Le “Medpack”, station médicale extra-hospitalière portative, développé par la société française Innovative Medical Partners (IMP), était exposé à la Journée nationale des blessés de l’armée de Terre. Il comprend plusieurs plans de travail multifonctionnels, une accroche pour perfusion, une autre pour un système d’éclairage ainsi que des moyens de gestion des déchets en partie basse. Améliorant les conditions de travail des équipes médicales pré-hospitalières, il permet de garantir une meilleure maîtrise des conditions d’hygiène, de sécurité et d'ergonomie dans le soin. Enfin, le “Medpack” diminuerait le coût lié à la destruction des déchets d’activités de soins. Il équipe aujourd’hui plusieurs entités françaises et étrangères, dont la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris et plusieurs Services Départementaux d’Incendie et de Secours.

Disponibilité : immédiate

 


 

    

“ L’exosquelette Wandercraft, une technologie innovante au profit des soldats“

CDEC, 1er juillet 2019

Le 22 juin dernier, la start up Wandercraft mit en exergue une démonstration de son exosquelette devant la ministre des Armées, Florence Parly. Permettant de marcher sans béquilles et libérant les mains de son utilisateur, ce système révolutionnaire s’appuyant sur le modèle Atalante devrait être fonctionnel d’ici 10 ans. Commercialisé dans les centres dotés d’un service de réadaptation et de médecine physique, cet exosquelette innovant doté de 26 capteurs et facile d’utilisation à destination des personnes à mobilité réduite pourrait servir à la rééducation des soldats.

Disponibilité : N/A

 

 



 

“White House updates new National Intelligence Strategy”

Aaron Boyd, Defense One, 22 juin 2019

(source unique)

Prenant conscience des nécessaires synergies des secteurs publics et privés dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), l’administration Trump a amendé, par un ordre exécutif  du 21 juin, la stratégie américaine sur l’IA, promulguée trois ans auparavant. Aux sept axes initiaux de la stratégie de 2016, qui comptait notamment le développement de méthodes effectives de collaboration IA-humain ou encore la sécurisation des systèmes d’IA, s’est rajoutée la conception de partenariats publics-privés. Allant au-delà de simples politiques de financements en matière d’IA, les Etats-Unis (dont les investissements représentent néanmoins 20 milliards d’euros annuels) misent donc, à l’instar d’Israël, sur l’élaboration d’un écosystème public/privé de l’innovation particulièrement agile.

 


 

“Future military rifles: alternative small arms technologies”

Grant Turnbull, Army Technology, 19 juin 2019

(source unique)

Dans cet article, l’auteur dresse le bilan des opérations des armées occidentales en Afghanistan, au Moyen-Orient ou encore en Afrique qui ont permis un retour d’expérience des performances des armes individuelles. En effet, certaines limites des fusils et des calibres en dotation ont été mises en évidence. Les munitions en 5.56 mm, présentant des risques de ricochet mais également dotées d’un pouvoir d’arrêt plus faible, ne semblent pas toujours adaptées aux forces spéciales qui évoluent dans des milieux cloisonnés. De plus, le calibre 5.56mm pâtit également de sa plus faible puissance à longue portée. Grant Turnbull mentionne à ce sujet la conférence annuelle Enforce Tac du 6 et 7 mars 2019, où des membres des forces spéciales et des industriels se sont réunis afin de débattre des évolutions des armes individuelles. À cette occasion, ils ont abordé des solutions alternatives pour répondre aux besoins des forces. La solution privilégiée actuellement serait de modifier les armes en dotation, pour permettre l’utilisation du calibre 7.62 mm doté d’un plus grand pouvoir d’arrêt. Il est important de noter que le passage au calibre 7.62mm s’accompagne également d’un alourdissement (poids des munitions) et d’un rallongement de l’arme qui peut s’avérer problématique en milieux cloisonnés.

 


 

“Conférence de presse du Secrétaire général de l’OTAN”
OTAN, 27 juin 2019

(source unique)

Le 27 juin, le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’est exprimé à l’issue de la réunion des ministres des Etats membres. Il est revenu à cette occasion sur les éléments évoqués, en premier chef desquels l’Afghanistan. Rappelant l’engagement des alliés au sein de l’opération Resolute Support en soutien aux forces de sécurité afghanes, le représentant otanien s’est déclaré optimiste ; une résolution pacifique entre les acteurs du conflit serait envisageable. La question de la génération de forces au sein de l’Alliance a ensuite été abordée, Stoltenberg rappelant l’objectif, actuellement rempli aux trois-quarts, des « Four Thirties ». L’OTAN entend effectivement être en capacité de générer en 30 jours les effectifs suivants : 30 bâtiments de combat, 30 escadrons aériens et 30 bataillons. Par ailleurs, le Secrétaire général a salué l’adoption, par les ministres, d’une politique spatiale, grâce à laquelle l’OTAN « pourrait jouer un rôle important pour le partage d’informations et l’amélioration de l’interopérabilité ». Enfin, la problématique du « partage de fardeau » au sein de l’Alliance a conclu l’allocution, Stoltenberg déclarant que huit membres seraient prochainement en mesure de se conformer aux objectifs de 2% du PIB consacrés aux investissements de défense.

 


 

“Russia wraps up large-scale military drills involving 150,000 troups”

TASS, 28 juin 2019

(source unique)

Du 24 au 28 juin, 150 000 militaires russes ont réalisé un exercice surprise interarmées de la Sibérie occidentale à la mer Caspienne. Cette manœuvre de grande envergure, sous la responsabilité du District militaire centre, a mobilisé 20 000 véhicules, 500 aéronefs, ainsi que 35 bâtiments de combat russes. L’objectif de l’exercice était de vérifier le niveau de préparation des troupes et leur aptitude à être déployées dans un délai court en Asie centrale. Cet entraînement semble avoir été couronné de succès. La réactivité et la mise sur pied des unités russes durant ces quatre jours ont été démontrées.

 

 


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“24 juin 1859, Solférino donne naissance à la Croix-Rouge”

Alban Dignat, Hérodote, 6 avril 2019

(source unique)

Vingt jours après la bataille de Magenta le 4 juin 1859, les armées franco-sardes affrontent de nouveau les forces autrichiennes de l’empereur François-Joseph I. Victor-Emmanuel II (roi du Piémont-Sardaigne), soutenu par Napoléon III, espère réaliser l’unité italienne en échange de la Savoie et de Nice. Malgré sa défaite à Magenta, l’armée autrichienne, forte de 180 000 hommes et commandée par son jeune empereur, se tient prête à affronter les 150 000 hommes de l’armée franco-sarde. Après plusieurs heures de bataille, Napoléon III déclenche une attaque massive au cœur du dispositif ennemi, sur le village de Solférino. L’empereur autrichien est contraint de se retirer pour éviter l’encerclement. La bataille fera plus de 40 000 blessés, morts ou disparus. Solférino marquera la fin de la guerre et la signature d’un armistice entre les belligérants. C’est alors qu’Henry Dunant, businessman suisse présent dans la région, va découvrir que les blessés sont abandonnés sans soins sur le champ de bataille. Ébranlé par cette vision, il décidera de fonder la Croix-Rouge qui verra officiellement le jour en 1863.

 


“26 juin 1794 le jour où l’armée française utilise un ballon d’observation”

Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos, LePoint, 26 juin 2019

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En 1794, une grande partie de l’Europe est en guerre contre la République Française.  Les forces de la coalition se préparent à affronter l’armée du général Jourdan à Fleurus, près de Namur dans les Pays-Bas autrichiens. C’est à ce moment que les troupes françaises vont utiliser pour la première fois un ballon d’observation à hydrogène. L’Entreprenant, avec à son bord le capitaine de la compagnie d’aérostiers Coutelle, va s’élever jusqu’à 300 mètres au-dessus du plateau de Jumet pour observer les mouvements des forces coalisées.  Les informations sont alors transmises par une signalisation effectuée à l’aide de drapeaux. Cette apparition étrange aura un impact tactique limité, mais une forte influence psychologique sur les troupes autrichiennes qui se sentiront épiées durant toute la bataille. De leur côté, les troupes françaises verront ce ballon d’observation comme un signe encourageant de supériorité technologique sur l’ennemi. Au prix de lourdes pertes (près de 5000, morts blessés ou disparus), les forces du général Jourdan repoussent les coalisés qui abandonnent alors la région pour se replier vers le Saint-Empire romain germanique.

 


“Grande Guerre : les poilus français se sont aussi battus lors de la bataille de la Somme”

Stéphanie Trouillard, France 24, 29 juin 2016

(source unique)

Le 1er juillet 1916 marque le début de l’offensive de la Somme par les forces alliées. Initialement conçue par l’état-major du général Joffre en 1915 et planifiée par le général Foch en 1916, l’offensive de la Somme est la première opération conjointe franco-britannique de grande envergure. Néanmoins, les Anglais soutiendront la majorité du choc durant celle-ci. En effet, les forces françaises sont engagées dans la bataille de Verdun, et ne disposent pas des troupes nécessaires pour conduire seules une telle opération. Après une semaine de préparation d’artillerie, les soldats du Commonwealth lancent l'assaut en direction des villages de Beaumont, Hamel et Hardecourt. La première journée est une véritable hécatombe, les Britanniques perdant plus de 19 000 hommes en douze heures. Les forces alliées progressent d‘une douzaine de kilomètres vers l’Est, mais ne réussissent pas à percer le front allemand. La bataille prend fin en novembre 1916, sans que les alliés ne soient parvenus à obtenir un véritable avantage tactique dans le secteur. Les pertes totales s’élèveront à plus d’un million d’hommes dans les deux camps, dont 443 000 tués ou disparus (170 000 pour les Britanniques, 206 000 pour les Allemands et 67 000 pour les Français). Cette bataille marquera également un tournant technologique avec la première utilisation du char d’assaut et la recherche de la supériorité aérienne (avec les premiers «mitraillages de tranchée»). Ces nouveaux outils, couplés aux barrages massifs d’artillerie, affecteront profondément les forces armées des deux camps, qui généraliseront leur utilisation par la suite.

 

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