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Numéro 32
novembre 2020

 






 

 

 

 

 

 

“Marines Explore Robots & 5G Networks For Future War”

Breaking Defense, 31 août 2020

(source unique)                                                                                             

Les mini-drones et robots terrestres, coordonnés via la 5G, pourraient-ils remplacer les convois habités vulnérables ? Les Marines américains, en partenariat avec la société Robotic Research, expérimentent des véhicules de ravitaillement automatisés capables par exemple de porter de petites quantités de munitions, de batteries ou de rations de combat. Ce programme logistique associe plusieurs systèmes prêts à l’emploi – robots terrestres, mini-drones, capteurs statiques – partageant leurs données sur un réseau de type 4G ou 5G. En cas d’interruption des communications par un dysfonctionnement ou une action ennemie, chaque appareil dispose d’une autonomie suffisante pour atteindre sa destination.

 

 

 

 

‘’The U.S. Army Wants Ammunition-Carrying To Help Fight Future Wars’’


 

The National Interest, le 16 septembre 2020


 

(source recoupée)


                                                                                             

L’U.S. Army expérimente des robots dotés d'intelligence artificielle (IA) pour faire du transport logistique de munitions. Cette intelligence est couplée avec un système de gestion des besoins en munitions en temps réel. Il est même possible que des plateformes de munitions robotisées aident à identifier le type de munitions nécessaires pour une attaque particulière.

 

 

 

“Adding Chameleon-like capabilities to defence drones”


 

Defence Talk, 9 septembre 2020


 

(source unique)    


                                                                                        

L’University of South Australia’s Future Industrie Institute, en collaboration avec le ministère de la Défense, a réussi à utiliser des nouveaux types de polymères (des matériaux électrochimiques) dans le but de créer des panneaux capables de changer de couleurs selon les champs électriques qu’ils traversent. Pouvant recouvrir des drones, ils s’inspirent de technologies déjà existantes améliorées pour s'adapter au monde de la défense. En effet, leur vitesse de commutation est accrue et leur consommation d’énergie largement réduite. Ces panneaux peuvent dorénavant être produits à faible coût et restent légers. Pertinents pour l’utilisation de drones à vocation ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) grâce à leur capacité à se fondre dans le ciel, ils pourraient recouvrir des véhicules variés.

 

 

 

 

“New Russian Infantry Fighting Vehicle unveiled at Moscow show”


 

“ ‘Манул’ назвали переходным этапом между БМП-3 и бронемашинами будущего”

Kym Bergmann, Defence review asia, 18 septembre 2020 / Rossiyskaya gazeta, 29 août 2020


 

(source recoupée)  


                                                                                          

La Russie poursuit le renouvellement de son segment lourd, avec la présentation du nouveau véhicule de combat d’infanterie Manul lors du salon Army 2020. Le BMP Manul devrait remplacer le BMP-3 (alors que le T-14 Armata devrait remplacer le T-72). À l'instar de l’Armata, il est vu comme l’élément de transition entre la génération actuelle et le « char du futur ». Aucune date de lancement n’a encore été précisée.

 

 

 

“Russia considers creating stealth parachute”


“Russian tech firm to develop robotized cargo parachute system”

TASS, le 26 août 2020.


 

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Lors du salon de l’armement Army 2020 (Kubinka, août 2020), l’industriel Technodinamika a présenté l’avancée de ses recherches sur la création d’un parachute indétectable par des moyens de vision nocturne. L’effet d’« invisibilité » serait obtenu grâce à la pulvérisation d’un produit chimique sur le tissu en polyamide du parachute et des cordes. Toutefois, si ces modèles de parachutes doivent être moins visibles, ils demeurent détectables par des caméras thermiques. Parallèlement, Technodinamika a annoncé qu’un système de parachute robotisé, capable de livrer des cargaisons de 250 kg grâce à des coordonnées satellites, devrait être achevé d’ici fin 2021.

 

 

 

“Russia’s newest anti-drone systems can fight against microdrones”


 

“Беспилотники не пройдут: «Купол-ПРО», «Луч-ПРО», «Пищаль-ПРО» и другие системы противодействия БПЛА”

 

TASS / Nayka Tecknika, 5 septembre 2020


 

(source recoupée)


                                                                                            

Le consortium « Avtomatika » du groupe russe Rostec a dévoilé son nouveau système de lutte anti-drones Bastion-Avtomatika (Бастион-Автоматика) lors du salon Army 2020. Il aurait une portée de détection de drones jusqu’à 15km, et de brouillage jusqu’à 4km. D’autres matériels de la gamme ont aussi été présentés comme le logiciel de lutte anti-drone Rubezh-Automatica (Рубеж-Автоматика) et une version modernisée du fusil anti-drone Pichal-PRO (Пищаль-ПРО). Ces nouveaux systèmes seraient capables de neutraliser des micro-drones, et ce malgré l'utilisation de fréquences électromagnétiques particulièrement basses.

 



 

 


 

« OPTIFAB : utiliser les technologies de fabrication additive pour les véhicules blindés légers »

Ministère des Armées, 22 septembre 2020


 

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Le programme de technologies de défense OPTIFAB (Optimisation de la fabrication des protections anti-blast et des pièces de rechange pour véhicules légers) a été lancé par la DGA en décembre 2019. Il envisage l’utilisation de la fabrication additive (ou impression 3D) afin de créer lesdites protections anti-blast, notamment au niveau du plancher. Après une première phase de conception des protections, il s’agira d’étudier les phases de maintien en condition opérationnelle. Parmi les avantages de cette technologie, on retient notamment la réduction des stocks de rechange et les délais de mise à disposition réduits. 

« L'armée de Terre va remplacer ses polaires par des vestes thermiques polyvalentes »


 

Centre interarmées du soutien « équipements commissariat »


 

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L’armée de Terre a publié le 22 septembre dernier un appel à la concurrence en vue de remplacer les polaires actuellement utilisées par des vestes thermiques polyvalentes de couleur brun coyote. D’un montant de 7,2 millions d’euros, ce contrat a pour vocation de permettre aux soldats de se « protéger et durer en conditions difficiles dans les climats froids ».

  « Timothée Mouterde, rédacteur d’une thèse sur le phénomène de l’hydrophobie »


 

Ministère des Armées, Agence de l’innovation de Défense, le 17 septembre 2020.


 

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La buée altère les capacités des outils optiques présents dans l’équipement militaire. Des recherches ont été menées sur les texturations de surface et leurs propriétés antibuée, antireflet et superhydrophobes – la superhydrophobie étant « une propriété physique d’une surface extrêmement difficile à mouiller avec de l’eau ». Dans sa thèse, « Matériaux multifonctions : antipluie, antibuée, antireflet », réalisée en collaboration avec Thales Research & Technology, le chercheur montre que les ailes des cigales sont pourvues de rugosités coniques (nano-cônes) permettant d’éjecter la moindre goutte de buée qui viendrait s’y déposer et les empêcher de voler. Dès lors, en modifiant la forme des rugosités, auparavant cylindriques, des surfaces hydrophobes, on pourrait parer à toutes les intempéries, buée comprise.

 

 

 


 

 

 

“The Coming Revolution in Intelligence Affairs : How Artificial Intelligence and Autonomous Systems Will Transform Espionage”


 

Anthony Vinci, Foreign affairs, 31 août 2020


 

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En 2017, l’Agence nationale américaine de renseignement géospatial prédit qu’en cinq ans les données à traiter par ses analystes seront multipliées par un million. Bientôt l’ensemble du globe sera visible en permanence grâce à la multiplication de satellites, créant une « singularité GEOINT » (geospatial intelligence, discipline du renseignement issue de l’intégration de l’imagerie et des données géospatiales), qui nécessite donc un accroissement des capacités en intelligence artificielle afin de traiter ces données. Cela induit un changement de paradigme : si jusqu’à présent les avancées technologiques ont été des outils à disposition de l’analyste pour produire du renseignement, bientôt des machines seront capables de s’espionner entre elles afin de découvrir leurs intentions. Selon l’auteur, une première IA pourrait délibérément injecter des données afin de fausser l’analyse d’une deuxième IA. Cette dernière, quant à elle, pourrait feindre de ne pas avoir détecté l’anomalie : cela constituerait l’avènement de la pratique de la ruse entre IA. Selon l’auteur, une course aux intelligences artificielles s’amorce entres les services de renseignement des grandes puissances. L’essor d’opérations d’espionnage industriel sur les systèmes d’IA est à prévoir, tant la compréhension de ces systèmes pourrait devenir la nouvelle priorité des services de renseignement. Face à l’émergence d’opérations d’ingérence et de contre-ingérence à l’encontre des IA, de nouvelles sections au sein des services de renseignement devraient voir le jour.

 

 

 

“Enabling the Army in Information Warfare”

Lieutenant General Stephen G. Fogarty & Colonel (Ret.) Bryan N. Sparling, The Cyber Defense Review, vol. 5, n°2, summer 2020

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Après avoir dépeint un milieu fortement influencé par le pouvoir de l’information (le poids pris par les réseaux sociaux de Daech en 2015, l’implication russe dans l’élection présidentielle américaine en 2016, la désinformation chinoise autour de la COVID-19, etc.), les auteurs partent du constat que la place de l’information dans la conflictualité a considérablement augmenté. En présentant le plan de transformation et de modernisation de l’ARCYBER (U.S. Army Cyber Command) – et en parallèle le questionnement sur une nouvelle appellation pour l’entité – cet article met en lumière l’intérêt d’insérer les opérations menées aux niveaux tactique, opérationnel et stratégique dans l’âge informationnel. C’est pourquoi l’armée doit opérer un changement d’échelle, en allant au-delà de la stricte protection du cyberespace et du spectre électromagnétique, pour s’impliquer à l’échelle stratégique dans ce que les auteurs appellent l’ « Information Environment ». La guerre informationnelle (« Information Warfare ») représente en elle-même un domaine de conflictualité. Intégrant les opérations cybers, électromagnétiques et influences, elle permet de contrer de potentielles tentatives de déstabilisation visant les États-Unis et leurs alliés. Tout cela met en avant le poids de l’information et accompagne le nouveau concept de Multi Domain Operation (MDO) américain dans la recherche de convergence et de complémentarité des différents domaines.

 

 

 

 

“Clausewitz, the Clausewitz and the Trinity and the Utility of Hybrid War”

Jarrod Brook, The bridge, 15 septembre 2020

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Le concept de « guerre hybride » apparaît en 2005 dans un article de James Mattis et Frank Hoffman, deux officiers américains. Cette notion désigne la fusion des modes régulier et irrégulier de la guerre, et non leur simple juxtaposition comme dans la notion de « guerre couplée ». Par cette notion, les officiers voulaient apporter une critique au concept de « guerre asymétrique » et à l’idée sous-jacente qui affirme qu’une grande puissance militaire mènerait toujours la guerre par des moyens conventionnels alors qu'un belligérant avec une puissance de feu limitée utiliserait des moyens irréguliers. Au moment de sa conception, la « guerre hybride » a été pensée pour désigner un mode de guerre spécifique, mais un élargissement de ce concept est opéré à partir de 2014, on tend alors à considérer la « guerre hybride » exclusivement à travers un prisme russe et comme stratégie globale. Cet article propose une vision critique de la « guerre hybride » en mettant cette notion en perspective avec la Trinité de la guerre selon Clausewitz : « reason, passion and hazard » (raison, passion et incertitude). La nature de la guerre est fluctuante et sa conduite a toujours une part d'aléatoire dû au libre arbitre du chef. Ainsi, selon Clausewitz, le mode de guerre hybride fait partie des modalités de la guerre, puisque la guerre est « la continuation de la politique par d'autres moyens ».

 



Histoire du GPS : remplacer la carte dans les opérations militaires

Futura Sciences, 28 octobre 2015


 

(source recoupée)


En 1968, le département consacré à la recherche du Pentagone tente d’imaginer un système de localisation géographique fondé sur une communication via des satellites en orbite autour de la Terre. Permettant de fournir la position d’un combattant en temps réel et 24/24h, le système NAVigation System Time And Ranging - Global Positioning System (NAV.S.T.A.R-G.P.S) est officiellement créé pour un usage strictement militaire dès sa conception et son financement en 1973. Toutefois, il faudra attendre le lancement d’un premier satellite en 1978 et les années 1990 pour que le système soit opérationnel. Le système GPS se fonde depuis 1995 sur une constellation comportant 24 satellites permanents et quatre de réserves en cas de dysfonctionnement. lls ont une période de révolution de près de 12h. La majorité des satellites a une durée de vie moyenne de 8,5 années, et a été mise en orbite par le lanceur américain Atlas. Cinq stations au sol permettent le suivi des satellites en enregistrant les signaux et en servant de relais aux appareils sur le sol. Cette innovation militaire, fondée sur la géodésie, la science qui détermine la forme et les dimensions de la Terre dans l’espace 3D, a été exportée dans le monde civil au cours des années 2000. Aujourd’hui, l’Union européenne tente de concurrencer le monopole américain avec son système Galiléo. D’autres pays se sont par ailleurs dotés de cette technologie : Beidou pour la Chine et Glonass pour la Russie. Fondé sur la radionavigation, Galiléo permettra de doter l’UE d’un système comparable au GPS. Innovation phare, le GPS offre de nouvelles opportunités aux combattants sur le terrain en leur donnant accès à la géolocalisation.


 



L’Éclaireur est une veille orientée vers des sujets d’intérêt pour les études prospectives sur les opérations aéroterrestres, actuellement conduites par le Centre de doctrine et d’enseignement du commandement (CDEC).
Ce document est uniquement réalisé à partir de sources non classifiées. Il a vocation à permettre un rapide tour d’horizon bimensuel des informations diffusées dans les média et susceptibles d’intéresser le monde de la défense. Les brèves rassemblées se limitent à des synthèses brutes des documents analysés et recoupés à chaque fois que possible par des entretiens conduits par ses rédacteurs. Il revient donc à chaque lecteur de contextualiser ces informations, notamment lorsqu’elles ont pour origine des sources étrangères officielles, en fonction de l’usage qu’il souhaite en faire et de la nature des conclusions qu’il lui appartient d’en tirer.




 

 

 
 


 
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