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“IDEX 2019: MBDA and MILREM Robotics unveil the world’s first antitank UGV”

Army recognition, 18 février 2019

 

 

(source unique)

Au salon IDEX à Abou Dabi, la société MBDA et l’entreprise estonienne MILREM ont présenté un nouveau véhicule télé-opéré. Cet engin, inspiré par la technologie du robot Themis développé par la société tallinoise, est équipé du système de missile moyenne portée (MMP) produit par le missilier. Il sera également équipé d’une mitrailleuse d’auto-défense de calibre 7,62 mm. Le robot pourrait être dirigé à distance et disposerait d’une signature thermique basse. Néanmoins, la distance de télé-opération n’est pas communiquée.

Disponibilité : 5 ans

Intérêt pour l’armée de Terre  

       assurer une veille comparative sur les développements de systèmes d'armes létales télé-opérés.

 

 

Россия рассекретила состав боевой экипировки третьего поколения

“La Russie a dévoilé les caractéristiques de sa tenue de combat de troisième génération”

Anton Valagin, русское оруже, 18 février 2019

 

 

(source unique)

Les forces armées russes, le FSB et les garde-frontières seront à l’avenir dotés du système de combat d’infanterie Sotnik. Ce nouveau système devrait inclure un casque intégral avec affichage tête haute (HUD) et aide à l’acquisition de cibles, un exosquelette passif et une armure pare-balles. De plus, la tablette d’information et de contrôle Strelets serait intégrée à l’armure. Enfin, le système inclurait un dispositif de camouflage de type caméléon et un régulateur thermique. Les batteries auraient une autonomie de 4 heures par -40°C. Les tests sont toujours en cours. Dans l’attente de Sotnik, les soldats russes devraient être dotés d’une version modernisée de Ratnik-2, incluant notamment l'exosquelette et une nouvelle version du système Strelets.

Disponibilité : 10 ans

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer une veille sur l’ensemble des programmes liés à l’augmentation des capacités du combattant débarqué dans les armées modernes ;

        s’interroger sur l’équilibre à trouver entre la protection du combattant débarqué et l’impératif de mobilité tactique.

 

 

“US Army seeking contractor to build 144 IM-SHORAD systems”

Defence-blog, 14 février 2019

 

 

(source unique)

L’US Army souhaite acquérir 144 IM-SHORAD pour équiper 4 bataillons à 36 unités chacun. L’IM-SHORAD (Interim Maneuver, Short Range Air Defense) est un système d’armes visant à pallier le manque de moyens en matière de couverture anti-aérienne de l’US Army. Monté sur les blindés Stryker, il comprendrait un canon Bushmaster de 30 mm, un système radar intégré et 2 types de missiles anti-chars et anti-aériens : 4 Stinger (portée de 4 800 mètres) et 2 HellFire (portée de 500 à 8 000 mètres). La livraison de ces équipements pourrait s’étaler sur 4 ans entre 2020 et 2024.

Disponibilité : 2024

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer une veille sur l’ensemble des programmes liés au renforcement des capacités de défense anti-aériennes ;

       s’interroger sur la manière d’assurer la continuité combat embarqué/combat débarqué et d’affronter la menace air-sol basse couche aux petits échelons.

 

 

“NASA awards $2M to team making tiny 3D printed sensors for planetary rovers”

Thomas, 3ders, 18 février 2019

 

 

(source unique)

Des chercheurs de l’Université Northeastern de Boston, financés par la NASA, utilisent des imprimantes 3D pour fabriquer des capteurs destinés à équiper les véhicules d’exploration spatiale. Ces capteurs seraient en mesure d’identifier la composition d’un gaz ou d’un océan, de mesurer la pression atmosphérique et la température mais également de détecter la présence d’eau. Ces capteurs seraient donc d’une grande utilité dans le cadre de missions spatiales sur la Lune ou sur Mars. Enfin, l’imprimante 3D serait capable de fabriquer des capteurs biologiques de la taille d’un téléphone portable permettant un suivi continu de l’état de santé des astronautes.

Disponibilité : 2021

Intérêt pour l’armée de Terre :

       explorer les différentes applications de l’impression 3D ;

       protection du combattant en cas de menace NRBC ou d’intervention en lors d’une catastrophe technologique ;

       individualiser les capteurs NRBC et améliorer le suivi physiologique du soldat en opérations.

 

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“Hypermoderne radarsystemen nieuwe ogen landmacht”

“Des systèmes radars hypermodernes pour équiper les forces terrestres”

Ministère de la défense des Pays-Bas, 11 février 2019

 

 

(source unique)

Un contrat de 9 radars multi missions d’un montant de 100 à 250 millions d’euros a été signé entre Thales et l’Armée royale néerlandaise le 12 février dernier. Dernière version des radars 4D AESA, ce dispositif commercialisé à l’étranger sous le nom de GM200 MM/Compact permettrait d’adapter les capacités de défense antiaérienne à l’évolution des menaces potentielles (drones, roquettes, etc.). En mesure de détecter et classifier jusqu’à un millier de plots, il serait capable de suivre les différentes cibles au sein d’un essaim de drones, et ce dans un champ de 15 à 400 km. Ce radar utilisé en contre-batterie pourrait déterminer les points de départ de tir d’artillerie adverse et serait déployable en moins de deux minutes. Les livraisons devraient débuter en 2021.

Disponibilité : 2 ans

Intérêt pour l’armée de Terre :

       s’interroger sur les réponses à apporter à la « saturation du ciel » (drones et munitions rôdeuses) ;

       s’interroger sur la manière d’accroître l’autonomie tactique et la réactivité des pions de bas niveau grâce aux systèmes automatisés, en complément des appuis existants (ART, 3D).

 

 

“The U.S. Army’s New Up-Gunned Stryker Armoured Vehicles Have Been Hacked”

Joseph Trevithick, 11 février 2019, The Drive

 

 

(source recoupée)

Dans son rapport annuel publié en janvier dernier, la direction des tests et évaluations du Pentagone (DOT&E) révélait les vulnérabilités des nouveaux véhicules de combat d’infanterie Stryker Dragoon. Déployés en Allemagne au sein du 7th Army Training Command, ces derniers auraient fait l’objet de cyberattaques au cours d’exercices, affectant leurs capacités de partage de données, de navigation et de communication. Dans un contexte de guerre électronique et de menaces cyber, auxquelles les forces américaines sont particulièrement exposées en Syrie, le rapport préconise une correction des vulnérabilités cyber de ce nouveau standard.

Disponibilité : N/A

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer un suivi de la menace cyber, notamment dans le cadre du programme Scorpion ;

       s’interroger sur la manière de maintenir une capacité à combattre dans un environnement technologique dégradé.

 

 

“La Fuerza Aérea de Colombia selecciona al Barak-8 para su defensa antiaérea”

“La Force aérienne colombienne choisit le Barak-8 pour sa défense aérienne”

Erich Saumeth, Infodefensa, 11 février 2019

 

(source recoupée)

La Force aérienne colombienne aurait choisi le système de missiles israélien Barak-8 pour équiper sa défense aérienne.  En effet, au terme d’un processus de sélection, l’industriel Israel Aerospace Industries (IAI) aurait devancé le Coréen Lig Nex1, qui proposait le système km-SAM. Les missiles sol-air Barak-8, d’une hauteur de 4,50 mètres, possèdent une portée de 90 km et peuvent atteindre une altitude maximale de 16 000 mètres. Le système, composé d’un poste de commandement, d’un radar et de quatre batteries de lancement, peut intercepter, entre autres, des missiles balistiques, des drones et des hélicoptères. Cette acquisition interviendrait dans un contexte de tensions autour de la frontière colombienne avec le Venezuela, pays qui dispose du système analogue russe S-300.

Disponibilité : 1 an

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer une veille sur la prolifération des systèmes A2/AD en Amérique du Sud.

 

 

Joint fires trainer to improve British fire support”

Tamir Eshel, Defense Update, 24 janvier 2019

 

(source recoupée)

L’armée de Terre britannique utilise des simulateurs Joint Fires pour améliorer ses capacités d'entraînement en matière d’appui-feu aérien. Développé par la filiale britannique de l’industriel israélien Elbit Systems, ce dispositif, appelé « Joint Fires Mobile Trainer » est actuellement utilisé par la 1ère brigade d’artillerie britannique. Mis en œuvre dans une nacelle multimédia dépliable à 360 degrés, le JFMT simule, sur écran haute définition, un champ de bataille et les différentes possibilités d’appui-feu aujourd’hui disponibles. Enfin, il répond depuis août dernier à tous les critères d’interopérabilité otaniens.

Disponibilité : immédiate

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer un suivi du développement d’outils pédagogiques complémentaires pour la préparation à l’engagement (simulation instrumentée) ;

       rapport coût-efficacité, réalisme et progressivité dans la préparation opérationnelle.

 

 

 

 


 

“UK will deploy drone squadrons after Brexit, says defence secretary”

Dan Sabbagh, The Guardian, 11 février 2019

 

 

(source unique)

Au cours d’une conférence à la Royal United Services Institute le 11 février 2019, le secrétaire d’État à la Défense britannique, Gavin Williamson, a annoncé un plan de 7 millions de livres pour développer des drones utilisables en essaim. Il souhaite que l’armée de l’air soit équipée de centaines de drones qui pourraient brouiller les défenses anti-aériennes adverses. Il a ainsi promis que ces aérodynes seraient opérationnels d’ici la fin de l’année. Néanmoins, des experts doutent qu’un tel projet puisse être mené à son terme d’ici la fin de l’année 2019.

Disponibilité : 1 an

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer un suivi du développement de capacités et de la doctrine d’emploi de drones de combat par les armées modernes.

 


 

“IDEX 2019: Rheinmetall introduces hybrid protection modules for vehicles”

Paolo Valpolini, European Defence Review, 17 février 2019

 

 

(source unique)

Au cours du forum de l’armement IDEX 2019 à Abou Dabi, la société Rheinmetall a présenté un module de protection hybride (passive et active). Les capteurs du système ADS (active defense system) sont placés entre deux plaques blindées (ici considérées comme protection passive), afin de les protéger des fragments d’obus et des tirs d’armes de petit calibre. Les systèmes de contre-mesures sont intégrés sur la face externe du blindage. La société allemande précise que le dispositif peut facilement être installé sur différents types de véhicules. L'objectif d’un tel procédé est de réduire la charge totale du système sur le véhicule.  Elle aurait ainsi développé plusieurs modules afin de s’adapter aux besoins des missions ou des clients.

Disponibilité : immédiate

Intérêt pour l’armée de Terre :

       suivre les évolutions technologiques permettant d’augmenter le niveau de protection sans alourdissement ;

       assurer une veille sur l’ensemble des programmes liés à la protection active et passive des véhicules de combat.

 


 

“Britain’s Protectors to carry Brimstone missiles”

Tamir Eshel, Defense Update, 25 janvier 2019

 

 

(source recoupée)

MBDA travaillerait à l’intégration du missile air-sol Brimstone (employé sur aéronefs Typhoon et Tornado) au futur drone de nouvelle génération MALE Protector RG Mk1, dont la Royal Air Force sera dotée d’ici 2024. Le Protector RG Mk1 est la variante armée du SkyGuardian de l’Américain General Atomics, qui disposait entre autres, d’une autonomie de quarante heures, du radar multi-modes Lynx, mais aussi de dispositifs pare-foudre et pare-glace. Le drone comporte six points d’emport, chacun capable de transporter trois missiles Brimstone, d’un poids individuel de 50 kg et d’une portée de 40 kilomètres.

Disponibilité : 5 ans

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer un suivi du développement de capacités et de la doctrine d’emploi de drones de combat par les armées modernes.

 


 

 

“Russia bans smartphones for soldiers over social media fears”

BBC, 20 février 2019

 

 

(source recoupée)

Les parlementaires russes ont interdit aux soldats l’usage de téléphones capables de faire des photos, d’enregistrer des vidéos ou d’avoir accès à Internet. La loi interdit également aux militaires de parler aux journalistes. Selon la version officielle, cette mesure est justifiée par la protection des soldats à l’égard des services de renseignement étrangers. Néanmoins, il semblerait que cette mesure soit une réaction à la diffusion, par le site Bellingcat, d'informations concernant les activités militaires russes en Syrie, et ce parfois en direct. Il s’agit de l’un des seuls pays au monde à complètement interdire l’usage de ces objets par ses soldats.

Disponibilité :  N/A

Intérêt pour l’armée de Terre

       réduire les vulnérabilités générées en opération par l’utilisation de moyens rayonnants individuels ;

       poursuivre la sensibilisation au bon usage des réseaux sociaux en opérations, dans le but de préserver le secret des opérations et de contrôler la communication opérationnelle de l’armée de Terre.

 


 

 

China unveils heavy IFV concept

Samuel Cranny-Evans, Jane’s, 25 février 2019

 

 

(source unique)

L'entreprise publique chinoise China North Industries Corporation (Norinco) a révélé le concept d’un nouveau véhicule d’infanterie lourd (HIFV) lors du salon international IDEX-2019 à Abou Dabi. Contrairement au modèle actuel vendu par la Chine à l’exportation, le MBT3000, ce nouvel HIFV dispose d’un moteur à l’avant, libérant un espace considérable dans le coffre et améliorant ainsi son blindage. À l’instar de celle du BMP-3 IFV russe, la tourelle ZBD-04A IFV de ce nouvel HIFV chinois est équipée de deux canons de 30 et 100 mm.

Disponibilité : N/A

Intérêt pour l’armée de Terre  

       assurer un suivi des capacités de combat embarqué et débarqué de l’armée chinoise.

 


 

 

“KUB-UAV : le nouveau drone de Kalachnikov”

Léa Faure, IT Social, 27 février 2019

 

 

(source recoupée)

Le groupe russe Kalachnikov et sa filiale Zala Aero ont annoncé avoir créé et testé, avec succès, le nouveau drone KYB, qui s’autodétruirait en atteignant sa cible. L’aérodyne “kamikaze” a été présenté au salon IDEX-2019 à Abou Dabi. Selon une déclaration du service de presse du groupe, le KYB pourrait atteindre une vitesse de 130 km/h, emporter une charge de 3 kg et voler pendant 30 minutes. Le drone mesurerait près d’un mètre d’envergure.

Disponibilité : 1 an

Intérêt pour l’armée de Terre :

       s’interroger sur les réponses à apporter à la « saturation du ciel » (drones et munitions rôdeuses) ;

       assurer un suivi du développement de capacités et de la doctrine d’emploi de drones de combat par les armées modernes.

 


 

 

 

MyDefence introduces a modular anti-drone solution for airports, prisons and military bases

DirectionsMag, 19 février 2019

 

 

(source recoupée)

L’entreprise danoise MyDefence, spécialisée dans la lutte anti-drones, a présenté son nouveau système KNOX (en référence à Fort Knox). Dispositif complet de lutte contre les drones, KNOX comprend des capteurs RFID (radio-identification), plusieurs radars et un système de suivi optique et infrarouge intégré. De plus, un mécanisme d’élimination des drones par brouillage est prévu pour les versions à usage militaire. KNOX serait donc un système de type “detect & defect” (détection et neutralisation de cibles), qui pourrait protéger des infrastructures civiles et militaires.

Disponibilité : immédiate

Intérêt pour l’armée de Terre :

       renforcer les capacités de lutte anti-drones (LAD) ;

       protections des emprises sur le territoire national comme en opérations extérieures.

 



 

 

Prototype prosthesis proffers proper proprioceptive properties

Devin Coldewey, Techcrunch, 27 février 2019

 

 

(source unique)

Des neurologues et ingénieurs suisses, italiens et  allemands ont mis au point une prothèse de main aux propriétés proprioceptives. Contrairement aux autres prothèses, elle permet à celui qui la porte de retrouver de véritables sensations (chaleur, poids, taille) comparables à celles d’un membre. Cette nouvelle technologie est une adaptation de solutions existantes permettant de faire parvenir des informations tactiles au cerveau à l’aide d’électrodes intégrées dans les nerfs du bras. Avoir une connaissance naturelle et intuitive de la position de sa main pourrait contribuer à améliorer les conditions des militaires blessés au combat.

Disponibilité : immédiate

Intérêt pour l’armée de Terre :

       améliorer les dispositifs offerts aux blessés des armées.

 

 

 

 

 

 

“The US Army wants to turn tank into AI-powered killing machines”

Justin Rohrlich, Qartz, 26 février 2019

 

 

(source unique)

Le département de la Défense américain souhaite solliciter les entreprises de la défense et les universitaires afin de développer un engin blindé automatisé. Baptisé Advanced Targeting and Lethality Automated System (ATLAS), ce programme vise à doter l’armée américaine de véhicules de combat disposant d’un système d’acquisition de cible automatisé. Grâce à l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique, le véhicule pourra acquérir, identifier et engager des cibles trois fois plus rapidement qu’un humain. L’armée précise que le processus de tir sera partiellement automatisé, mais que seul un humain pourra décider d’ouvrir le feu. Cette initiative doit permettre aux véhicules d’engager plus rapidement l’ennemi, tout en réduisant le risque de dommages collatéraux. Néanmoins, plusieurs scientifiques s’opposent à ce type de projets, qui marquerait une étape supplémentaire vers le développement de “robots-tueurs”.

Disponibilité : 10 ans

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer un suivi du développement de capacités et de la doctrine d’emploi des systèmes d’armes létales autonomes (SALA) par les armées modernes ;

       s’interroger sur la place pour les systèmes automatisés dans le combat embarqué.

 

 

 

 

 

 

 

“Microsoft says it has democratic responsibility to accept lucrative military contract”

Rachel Kraus, Mashable, 27 février 2019

 

 

(source recoupée)

Un contrat de 479 millions de dollars a été conclu entre Microsoft et l’armée américaine concernant les casques de réalité augmentée, HoloLens. Ce système d’affichage tête haute a été annoncé en 2016 et fait aujourd’hui l’objet de convoitise par l’armée américaine. Ainsi, l’objectif du contrat serait d’adapter l’utilisation de l’HoloLens au champ de bataille. Bien que ce contrat ait provoqué la colère des employés de Microsoft, son PDG, Satya Nadella, a réaffirmé la responsabilité citoyenne d’une entreprise dans une démocratie, de soutenir les institutions de son gouvernement et donc le devoir d’honorer le contrat en question.

Disponibilité : N/A

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer une veille sur le développement des systèmes de réalité virtuelle (VR) et de réalité augmentée (AR) et leur intégration dans des équipement de combat.

 

 

 

 

“Turkey details Akinci armes UAV programme”

Kerry Herschelman, Jane’s, 26 février 2019

 

 

(source recoupée)

L’avionneur turc Baykar Makina développe actuellement un drone armé de grande envergure (20 m) appelé “Akinci”. Capable de porter une charge utile allant jusqu’à 1,5 tonne et disposant de six points d’emport, il pourrait accueillir, notamment, deux missiles à guidage laser MAM-L (d’une portée de 8 km), des roquettes téléguidées et des munitions intelligentes. L’Akinci est propulsé par deux moteurs turbopropulsés et a une autonomie de 24 heures. Enfin, il est équipé de radars et de systèmes de communication satellitaires.

Disponibilité : 2021

Intérêt pour l’armée de Terre :

       s’interroger sur les réponses à apporter à la « saturation du ciel » (drones et munitions rôdeuses) ;

       assurer un suivi du développement de capacités et de la doctrine d’emploi de drones de combat par les armées modernes.

 

 

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“Une imprimante 3D à bord du porte-avions Charles de Gaulle”

3D Natives, 18 février 2019

 

 

(source unique)

Le porte-avions Charles de Gaulle s’est vu installer de nouveaux équipements à l’occasion de son second arrêt technique majeur, dont une imprimante 3D. Elle serait opérationnelle pour sa mission en mars prochain. L’objectif de celle-ci n’est pas de fabriquer des composants à destination d’un aéronef ou du navire lui-même, mais de fabriquer les “petites pièces simples” du quotidien. Le porte-avions n’est pas le premier navire de la Marine nationale à être doté d’une imprimante 3D puisque le PHA (Porte-hélicoptères amphibie) Dixmude en fait l’usage depuis maintenant un an.

Disponibilité : immédiate

Intérêt pour l’armée de Terre :

       explorer les différentes applications de l’impression 3D ;

       accroître l’autonomie logistique des unités déployées en opérations.

 


 

“IDEX 2019: ARQUUS showcases its VAB Mk.3 with over armor for the first time”

Army Recognition, 16 février 2019

 

 

(source unique)

Dans le cadre du salon IDEX 2019 qui s’est tenu à Abou Dabi du 17 au 21 février dernier, Arquus a présenté une nouvelle solution pour le VAB MK3 : l’Advanced Surviability System. Celui-ci devrait considérablement améliorer la protection des véhicules en assurant une résistance aux ogives à charges tandem. Grâce à un dispositif de détection de l’impact et de lancement de contre-mesures, il permettrait de neutraliser la seconde charge creuse. Cette nouvelle technologie pourrait changer la donne face à des missiles anti-char tels les Kornet ou Javelin.

Disponibilité : immédiate

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer une veille sur l’ensemble des programmes liés à la protection active des véhicules de combat.

 

 

“Demande d’informations concernant les exosquelettes passifs pour le combattant”

Direction générale de l’armement, 4  février 2019

 

 

(source unique)

Développés pour la première fois en 2015 par des chercheurs américains de l’Université Carnegie Mellon, les exosquelettes passifs intéresseraient particulièrement l’Agence de l’innovation de Défense (AID) au sein du ministère des Armées. Au vu des contraintes physiques que peuvent éprouver les combattants en opération, l’AID “souhaite s’informer auprès des opérateurs économiques” sur les possibilités de développement de tels dispositifs. S’attachant à la cheville et au mollet, ce mécanisme en fibres de carbone pèse 500 grammes et ne dépense aucune énergie électrique ou chimique. Déchargeant les muscles du mollet d’une partie de l’effort, il permettrait de réduire la dépense énergétique de 7% et pourrait ainsi soulager les combattants équipés de lourdes charges lors de leurs déplacements à pied.

Disponibilité : N/A

Intérêt pour l’armée de Terre :

       assurer une veille sur l’ensemble des programmes liés à l’augmentation des capacités du combattant débarqué dans les armées modernes ;

       amélioration de la mobilité et augmentation des capacités de port de charges du combattant débarqué.

 

 

“Évolution de la préparation des unités logistiques”

Ministère des Armées, 15 février 2019

 

 

(source unique)

En 2017, un Centre d’application logistique (CAL) avait été  établi à Mourmelon en vue de permettre aux groupements logistiques de bénéficier d’un entraînement interarmes opérationnel. Début février, le Centre d'entraînement au tir interarmes (CETIA) du CAL a accueilli un sous-groupement logistique afin d’améliorer la préparation des unités logistiques au combat. Permettant de bénéficier d’un entraînement interarmes opérationnel, le CETIA a montré son utilité au moyen d’exercices conjoints entre le  2e REI et le 515e RT. Des scénarios “d’extraction de blessés sous le feu, de réaction face à des engins explosifs improvisés ou d’embuscade” ont notamment été travaillés, l’objectif étant de se conformer davantage à la réalité des opérations. L’armée de Terre a ainsi fait évoluer la préparation opérationnelle de ses unités logistiques afin d’améliorer la coordination interarmes comme elle a pu le faire avec ses autres centres d'entraînement.

Disponibilité : N/A

Intérêt pour l’armée de Terre :

       optimiser la mise en condition opérationnelle des unités dans le cadre d’une préparation interarmes.

 

 

“Développement, fourniture et soutien de filets écrans multi-spectraux”

Ministère de la Défense, Marches Online, 16 février 2019

 

 

(source unique)

Un appel d’offres publié par la DGA le 13 février dernier révèle un programme d’achat de 1 500 à 6 000 nouveaux filets-écrans multispectraux (FEM). Il répond au besoin de camoufler véhicules et postes de commandement de l’armée de Terre sur les théâtres d’opérations, “face à des capteurs de plus en plus performants”. Il s’agirait ici non pas de filets individuels, mais de camouflages d’une surface de l’ordre de 100 m². Ces derniers devront être capables de “décaractériser la silhouette et réduire la signature globale” quelque soit la longueur d’onde de la menace (infrarouge proche, infrarouge thermique, radar, ultra-violet).

Disponibilité : N/A

Intérêt pour l’armée de Terre :

       s’interroger sur les moyens de manœuvrer et stationner en discrétion (visible, radar, EM) ;

       assurer une veille sur l’ensemble des programmes liés à la protection passive des postes de commandement.

 

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“Le combattant 2020 de l’armée de Terre”

Ministère des Armées, 30 janvier 2019

 

 

(source recoupée)

Le ministère des Armées a dévoilé les nouveaux équipements individuels du combattant. Le soldat sera doté d’une Structure Modulaire Balistique (SMB) (pare-balles et porte-charges). Le SMB est adapté au système FELIN. Ce gilet résiste aux impacts de calibre 7,62 mm perforant. Il sera également doté d’un nouveau treillis et d’un casque modèle F3, ainsi que de divers équipements, tels que des nouvelles lunettes balistiques ou des bouchons anti-bruit. L’objectif est de fournir aux militaires des équipements mieux adaptés aux besoins et menaces en opérations extérieures ou sur le territoire national.

Disponibilité : 2024

Intérêt pour l’armée de Terre :

       moderniser les effets de protection individuelle du combattant débarqué.

 

 

 

 

 

“IDEX 2019: NEXTER launches the augmented Leclerc, UAV’s becoming the long eyes of the MBT”

Paolo Valpoline, European Defence Review, 20 février 2019

 

 

(source unique)

Lors du salon de l’armement IDEX-2019, l’entreprise Nexter a présenté le Leclerc “augmenté”. Il intégrera le système Findeagle, permettant à l’équipage de piloter des drones. Le char pourra mettre en œuvre deux types de drones. Le IXOS XX, relié au blindé par un câble d’alimentation, serait capable d'atterrir et de décoller automatiquement. D’une vitesse de croisière de 10 km/h, il possédera une centrale inertielle et un système GPS. Le second drone, XOS LG, possédera une autonomie de 30 minutes et aura également l’aptitude de décoller et d'atterrir automatiquement. Ces deux drones posséderont des caméras et pourront intégrer différents capteurs afin de doter les équipages de capacités d’observation accrues. Nexter assure que le système a été conçu sans trop alourdir la charge cognitive du chef de char, qui assurera aussi le rôle de pilote du drone. Ce char modernisé a été présenté à la DGA.

Disponibilité : immédiate

Intérêt pour l’armée de Terre :

       suivre les évolutions technologiques permettant d’augmenter le niveau de protection sans alourdissement ;

       suivre les évolutions technologiques permettant d’acquérir plus rapidement des objectifs (détection), de les engager à plus grande distance (allonge), de les détruire à coup sûr malgré leur niveau croissant de protection (puissance).

 


 

 

“Voici Antbot, un robot inspiré des fourmis et qui se déplace sans GPS”

Fabrice Auclert, Futura Sciences, 16 février 2019

 

 

(source unique)

Des chercheurs du CNRS et de l'université d’Aix-Marseille ont présenté un robot qui utilise la lumière pour se déplacer. D’un poids de 2,4 kg, il analyse la lumière polarisée et les rayons ultra-violets pour se positionner dans l’espace. Grâce à ses six pattes, il serait actuellement capable de parcourir quatorze mètres et de revenir à son point de départ sans système GPS, avec une marge d’erreur d’un centimètre. Selon les chercheurs, les conditions météorologiques n’affecteraient pas les capacités du robot, néanmoins il n’a pas encore été testé de nuit. De plus, les chercheurs précisent que le prix des capteurs ne s’élève qu’à une centaine d’euros. Cependant, l’autonomie de la batterie du robot n’a pas été communiquée.

Disponibilité : immédiat (prototype)

Intérêt pour l’armée de Terre :

       disposer de systèmes autonomes capables de se déplacer en environnement électromagnétique dégradé ;

       disposer de moyens complémentaires susceptibles d’élargir la capacité de surveillance, d’acquisition de cibles, de reconnaissance et de renseignement (SA2R), en particulier en zone urbaine.

 


 

 

 

 

 

 

 

“MBDA propose le package LIC²ORNE ATLAS RC sur blindé léger”

MBDA, 17 février 2019

 

 

(source recoupée)

Dans un communiqué de presse, le groupe européen MBDA a présenté sa nouvelle combinaison ATLAS-RC - LIC²ORNE, système de défense antiaérienne pour les unités combattantes mobiles. Combiné au missile sol-air Mistral (d’une portée de 6 km), le système a vocation à être embarqué sur VBL. Il peut détruire des drones, des missiles à turboréacteur, des avions ou des hélicoptères. L’ATLAS-RC (lanceur téléopéré) est une tourelle automatisée montée sur un VBL, pilotée depuis la cabine et emportant deux missiles Mistral. Le système LIC²ORNE (Light Command and Control), quant à lui, est un centre de commandement intégré qui permettrait de coordonner les tirs de huit systèmes ATLAS-RC. Cette nouvelle combinaison permettrait donc le déploiement d’un système de défense antiaérienne au plus près des unités terrestres. Enfin, directement inspiré des retours d’expérience des combats au Moyen-Orient, il disposerait d’une protection particulière face aux drones.

Disponibilité : immédiate

Intérêt pour l’armée de Terre :

       s’interroger sur les réponses à apporter à la « saturation du ciel » (drones et munitions rôdeuses) ;

       renforcer la capacité de défense antiaérienne basse-couche des forces terrestres ;

       s’interroger sur compromis entre mobilité tactique et mobilité opérative pour nos engins et sur le rapport protection/agression pour assurer leur survivabilité et leur aptitude à la projection.

 


 

 

“MAGIC : la magie du camouflage infrarouge”

Institut Mines-Télécom, 13 février 2019

 

 

(source recoupée)

Des chercheurs de l’école des Mines de Saint-Étienne ont développé un camouflage multi-échelle, répondant à l’appel d’offre ASTRID lancé conjointement par la DGA et l’agence nationale de la recherche. Baptisé MAGIC, le programme a pour objectif de développer un camouflage indétectable par des caméras infrarouges, mais également par celles reproduisant des images nocturnes en niveaux de gris. Il s’agit donc d’augmenter la discrétion thermique des véhicules, mais également des fantassins,  en utilisant un matériel à base de dioxyde de vanadium qui change de propriété optique en fonction de la température.

Disponibilité : N/A projet démarré en janvier 2019

Intérêt pour l’armée de Terre :

       réduire la signature visuelle et thermique des engins de combats et des combattants débarqués.

 

 


 

 

“Opportunities for European collaboration in armoured vehicles”

Rand Corporation, février 2019

 

 

(source unique)

Le centre de recherche américain Rand a publié un rapport sur les opportunités de collaboration industrielle européenne en matière de véhicules blindés. Ce rapport revient sur les offres et demandes des armées européennes dans ce domaine. Confrontant les problèmes de duplication capacitaire aux potentiels caveats (restrictions nationales) et aux enjeux industriels européens, ces recherches visent à identifier les opportunités de collaboration, leurs bénéfices éventuels mais aussi leurs possibles obstacles. 

Disponibilité : immédiate

Intérêt pour l’armée de Terre :

       s’interroger sur les possibilités de synergies européennes dans le cadre du développement de nouveaux équipements.

 

 

“Après Daech, un nouvel Irak ?”

Institut français des relations internationales, 25 février 2019

 

 

 

Le Président irakien Barham Saleh est intervenu lundi 25 février à l’IFRI afin de présenter les perspectives et les objectifs de l’Irak après Daech. Bien que le pays puisse se féliciter de la victoire militaire sur Daech, le président rappelle qu’il ne faut pas considérer cette victoire comme durable. Ainsi se dessinent plusieurs objectifs pour l’Irak post-Daech : reconstruire le pays grâce à des partenariats publics-privés et préserver l’Irak des crises qui caractérisent la région. Pour cela, Barham Saleh préconise la création d’une zone industrielle avec ses voisins et souligne la nécessité de construire une paix régionale et de dépasser les clivages, afin de garantir durablement la sécurité.

Disponibilité : N/A

Intérêt pour l’armée de Terre :

       s’interroger sur la notion de stratégie de transition (bridging strategy), à mettre en œuvre par l’ensemble des acteurs pour permettre les sorties de crise.

 

 

“Armes hypersoniques, comment les contrer ?”

Olivier Dujardin, Analyse Défense, 26 février 2019

 

 

(source unique)

Olivier Dujardin, PDG de la société Arcanit, présente dans cet article les moyens de défense contre les missiles hypersoniques, qualifiés d’armes “ultimes” selon certains médias. Dans l’encart, il met notamment en avant le rôle du renseignement et des armes à énergie dirigée (lasers, armes électromagnétique…). Certaines alternatives sont actuellement très onéreuses, mais d’autres peuvent être abordables. Il estime enfin qu’il n’existe pas de solution unique et que seule une combinaison de systèmes pourrait efficacement contrer cette menace.

Disponibilité : N/A

Intérêt pour l’armée de Terre :

       présenter et étudier des solutions face à la menace des armes hypersoniques.

 

 

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Penser les futurs : innovation & science-fiction

Conférence de l’Association des entreprises partenaires de la défense, École Militaire, 20 février 2019

 

 

 

« Quand un savant reconnu, mais vieillissant, estime que quelque chose est possible, il a presque certainement raison ; mais lorsqu’il déclare que quelque chose est impossible, il a très probablement tort » (Arthur C. Clarke, auteur de science-fiction). Le 20 février 2019, l’École militaire a reçu Vincent Bontems, philosophe des techniques auprès du Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière (LARSIM), et Roland Lehoucq, astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique, dans le cadre d’une conférence originale sur l’innovation intitulée Penser les futurs : innovation & science-fiction. Cette dernière visait à mettre en avant les influences réciproques entre le domaine scientifique et celui de la science-fiction. À l’aide de références cinématographiques et littéraires, les intervenants ont dressé un portrait de l’état des progrès scientifiques, mesurant l’écart entre le possible et l’irréalisable. Si la science-fiction peut faire obstacle pour penser le futur, elle contribue à l’innovation en inspirant les chercheurs.

Disponibilité : N/A

Intérêt pour l’armée de Terre :

       promouvoir les relations entre milieux scientifique, civil et militaire ;

       renforcer l’attractivité de l’innovation technologique en prenant pour référence des supports plus évocateurs pour la génération montante.

 

 

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Drones of mass destruction: Drones swarms and the future of nuclear, chemical, and biological weapons

Zachary Kallenborn, Philipp Bleek, War on the Rocks, 14 février 2019

 

 

(source unique)

Le blog américain d’analyse de défense “War on the Rocks” propose d’examiner les enjeux posés par la nouvelle technologie de “drones en essaim”, en relation avec la menace NRBC. Les essaims de drones consistent en une multitude d’aérodynes inhabités communiquant les uns avec les autres et déployés dans le but de réaliser un objectif commun. Concernant la menace nucléaire, les auteurs avancent que des essaims de drones pourraient être déployés pour former un “dôme de mines aériennes” destiné à faire barrage aux missiles. De plus, des drones navals pourraient être mis en œuvre en surface ou en profondeur dans le cadre de la lutte anti-sous-marine. Outre ces usages à finalité défensive, des essaims de drones pourraient être employés à des fins offensives, notamment pour neutraliser les systèmes A2/AD, ouvrant ainsi la voie à une attaque. Par ailleurs, cette technologie pourrait être couplée à des éléments chimiques ou biologiques, en utilisant les vulnérabilités telles que des systèmes de ventilation. Enfin, des drones munis de capteurs pourraient prendre en compte les données météorologiques (vent, humidité) afin d’ajuster une attaque chimique ou biologique.

Disponibilité : N/A

Intérêt pour l’armée de Terre :

       s’interroger sur les réponses à apporter à la « saturation du ciel » (drones et munitions rôdeuses) ;

       assurer un suivi du développement de capacités et de la doctrine d’emploi de drones de combat par les armées modernes.

 

 


 

 

 

“L’autre Léonard de Vinci, ingénieur militaire et mercenaire ?”

Historia, 20 décembre 2018

 

 

 

Le magazine Historia a consacré son dernier numéro de l’année 2018 à Léonard de Vinci. Renommé, tant pour son coup de pinceau, que pour son érudition artistique et scientifique, la fascination pour les outils militaires du plus célèbre des touche-à-tout est toutefois plus méconnue. Pourtant, Léonard de Vinci (1452-1519) a consacré une part considérable de ses recherches à l’élaboration d’engins et matériels de guerre. Outre son aile volante inaboutie, l’ingénieur toscan avait notamment esquissé les plans d’un engin blindé armé de canons inspiré des tortues, mais aussi d’un sous-marin et d’un scaphandre, tous deux ayant pour finalité le sabotage maritime. La majorité de ses « inventions » ne verra cependant pas le jour, faute de savoirs et de technologies adéquates. Opportuniste, Léonard de Vinci aura servi plusieurs princes de la péninsule italienne, alors particulièrement instable, dont les Sforza à Milan, avant de terminer son œuvre à la cour du roi François 1er.

 

 

 

“Vauban, inventeur de la baïonnette à douille”

Musée de l’Armée

 

 

 

Sébastien le Prestre, marquis de Vauban, maréchal de France et ingénieur de Louis XIV, est avant tout connu pour ses fortifications, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cependant, son héritage ne se limite pas à ces constructions. En effet, il est également à l’origine de la baïonnette à douille, innovation majeure en matière de combat terrestre.

La baïonnette apparaît d’abord dans l’infanterie française au cours du XVIIème siècle et s’impose progressivement comme le complément indissociable du fusil. Cette arme blanche devient alors la base de l’armement du fantassin, et le restera jusqu’à la Première Guerre mondiale et au-delà. Les premières baïonnettes, dites “à manchon”, étaient des poignards dont le manche pouvait être enfoncé dans le canon d’un fusil. Cependant, Vauban imagina la forme moderne de la baïonnette, munie d’une douille. Cette version perfectionnée permettait une fixation sur le canon du fusil sans toutefois empêcher le tir et la recharge, augmentant ainsi la puissance de feu. L’innovation de Vauban entraînera la disparition progressive des piques et la transformation des fantassins en “fusiliers”. Plus que l’amélioration d’un armement, la baïonnette à douille a permis une réelle reconfiguration de l’organisation des unités d’infanterie.

 



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