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Que reste-t-il des théories de la contre-insurrection ? 1/4

Revue militaire n°55
Histoire & stratégie
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Affecté au pôle études et prospective (PEP) du centre de doctrine et d’enseignement du commandement (CDEC), le sous-lieutenant (R) Benjamin Hamm est titulaire d’une licence de droit et d’un Master en « Sécurité européenne et stabilisation internationale » de Sciences Po Strasbourg. En qualité d’officier spécialiste de réserve, il contribue à la rédaction du Brennus 4.0 et à l’élaboration de « l’Éclaireur », document de veille prospective nationale et internationale, publié par le CDEC


À la faveur d’un balayage historique sur les techniques destinées à lutter contre les insurrections, M. Benjamin Hamm s’interroge sur le bien-fondé actuel desdites techniques sur les théâtres d’opérations où sont engagées les armées françaises. C’est pour lui l’occasion de lancer un vibrant plaidoyer en faveur de la nécessité d’une adhésion des populations à l’action engagée par les militaires.

 

he counterinsurgent reaches a position of strength when his power is embedded in a political organization issuing from, and firmly supported by the population » écrivait le lieutenant-colonel David Galula (1919-1967) dans son ouvrage Counterinsurgency Warfare: Theory and Practice paru en 1964. Centrées sur l’adhésion de la population, les théories « galuléennes » formeront la pierre angulaire des doctrines de contre-insurrection américaines puis otaniennes, dont la nécessité réapparaît dans les années 2000 sur les théâtres afghans et
irakiens.

Comme pour les États-Unis, l’engagement en Afghanistan marque un tournant pour la France, qui passe d’opérations de stabilisation ou de maintien de la paix (Somalie, Ex-Yougoslavie) – c’est-à-dire des opérations sans adversaire identifié – à des théâtres où l’adversaire, le Taleb, est désigné mais caché au sein des populations. C’est justement pour répondre à l’enlisement afghan qu’apparaît la doctrine « petraeusienne »1 de contre-insurrection. Propagée au sein de l’OTAN et traduite par les Alliés, cette doctrine propose une refondation des stratégies occidentales d’engagement centrée sur l’adhésion de la population. La France doit-elle donc « réapprendre » à « faire la guerre » au sein des populations ? Cela semble assez paradoxal au regard de l’histoire de ses engagements.

 

En effet, la France a été engagée au XIXe et XXe siècles dans de nombreuses opérations nécessitant d’évoluer au sein des populations. Des guerres révolutionnaires et impériales (Vendée, Espagne) aux mouvements de décolonisation et leurs tentatives d’endiguement (en Algérie, Indochine) en passant par les conquêtes coloniales (Algérie, Madagascar), la France a conduit des opérations de contre-insurrection à de nombreuses reprises.

 

Pourtant, le terme de contre-insurrection2, parce qu’associé à ces périodes, divise encore aujourd’hui. D’origine anglo-saxonne, il désigne ce qui était autrefois appelé « contre-guérilla », « contre-subversion », « pacification » ou encore plus récemment « stabilisation » ou « contre-rébellion », lors de contextes marqués historiquement et historiographiquement. C’est pourtant au cours de ces opérations – et sans revenir sur la légitimité des gouvernements à les conduire – que les armées françaises ont acquis un savoir-faire tactique et stratégique des engagements au sein des populations.

 

Aujourd’hui, alors que la France est appelée à s’engager sur des théâtres au sein même des populations (Sangaris, Serval, Barkhane), il est pertinent de s’interroger sur l’héritage stratégique et tactique de la contre-insurrection. Cet article entend démontrer que, loin d’avoir disparu, la contre-insurrection s’est adaptée aux évolutions éthiques et technologiques, tout en préservant ses fondamentaux : l’enjeu de la population, la coordination civilo-militaire et l’adaptabilité comme primat tactique.

 

1 Tenenbaum, Élie : Partisans et centurions : une histoire de la guerre irrégulière au XXe siècle, Perrin, 2018, Paris, p. 11.

2 Le manuel de contre-insurrection américain FM 3-24, paru en 2006 sous la direction du général David Petraeus, dont le contenu a été transposé dans les doctrines otaniennes et françaises par la suite, définit la contre-insurrection comme « l’ensemble des activités politiques, économiques, sociales, militaires, juridiques, et psychologiques, institutionnelles ou non, nécessaires pour neutraliser une insurrection et répondre aux principaux motifs d’insatisfaction de la population ».

 

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Titre : Que reste-t-il des théories de la contre-insurrection ? 1/4
Auteur(s) : Monsieur Benjamin HAMM
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