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Demain dominer l’adversaire : Que voudra dire vaincre ?

extrait de ACTION TERRESTRE FUTURE
Engagement opérationnel
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Au sens littéral du terme, vaincre veut dire soumettre un adversaire par les armes, éventuellement jusqu’à sa destruction physique. Cette définition, simple en apparence, cache en réalité des défis considérables. Les conflits du début de ce siècle l’ont parfaitement révélé. Non seulement le succès politique est désormais difficile à remporter par la seule action militaire, mais l’adversaire a prouvé ses qualités manœuvrières, au sens où il sait à nouveau éviter les effets de la puissance par la combinaison d’une volonté farouche, d’une patience opiniâtre, d’une profonde intelligence des différents niveaux de la guerre – du tactique jusqu’au stratégique – alliée à la maîtrise parfaite de l’art de la dissimulation et de la propagande.

La domination occidentale incontestée a vécu et les instruments de la supériorité pourraient s’émousser. Eviter le déclassement impose donc la vigilance et l’innovation permanentes.

Dans cette nouvelle dialectique guerrière où la compétition sera plus serrée, c’est la notion même de victoire qui posera question. Comme l’ont montré les conflits récents, la force terrestre s’impose comme la seule à même de marquer physiquement et durablement la résolution politique sur le terrain, en permettant le contrôle d’un territoire et de sa population. Il lui faudra ainsi conserver son aptitude à combattre en tout lieu et en tout temps. Mais cette résolution ne pourra se faire que dans le temps long et dans un cadre plus ouvert qu’auparavant, intégrant de nombreux acteurs capables de redonner aux populations qui en sont privées les bases d’une vie sociale et économique acceptables. À ces conditions, la paix, équilibre fragile, pourra alors refaire surface.

 

Des principes, des facteurs, des aptitudes et des capacités


Dans la description des qualités et des compétences à détenir pour s’assurer de la victoire, la stratégie militaire retient une hiérarchie des normes résumée dans le schéma joint.

Pour s’imposer dans le milieu terrestre, l’armée de Terre a retenu huit facteurs de supériorité opérationnelle, étage indispensable entre les principes et les aptitudes : compréhension, coopération, agilité, masse, endurance, force morale, influence, performance du commandement.  


Contrairement aux principes, les facteurs de supériorité ne sont pas des invariants. Ils peuvent évoluer dans le temps et dans l’espace en fonction du contexte et du milieu. Ainsi, ces huit facteurs résultent de l’appréciation de l’armée de Terre de l’environnement opérationnel futur. Ils mettent en lumière la constance de certaines qualités (compréhension, force morale, performance du commandement, agilité, endurance) dont les forces terrestres devront toujours se prévaloir, tout comme ils font apparaître des qualités à l’importance nouvelle (la masse, la coopération, l’influence). Ces facteurs sont aussi un guide pour les évolutions à conduire.


Propres à l’armée de Terre, ils peuvent être logiquement différents de ceux retenus dans d’autres milieux. Ils n’en demeurent pas moins complémentaires et cohérents avec les aptitudes déclinées dans les documents interarmées à caractère prospectif.

 

Armée de terre et foudroyance

Concept développé par l’amiral Labouérie puis intégré à la doctrine française, la foudroyance « a pour but (…) de briser le rythme de l’adversaire de façon à le tenir en retard sur l’action ». Elle implique de connaître le système adverse, d’agir par surprise et de frapper puissamment pour sidérer.

Acceptant la prise de risque, elle inspire un style de manœuvre audacieux alliant vitesse, profondeur et choc. Pour les forces terrestres, le raid - incursion rapide et profonde d’éléments blindés, d’hélicoptères ou de forces spéciales sur un objectif de haute valeur - est sans doute la meilleure illustration de ce principe. L’application de feux dans la profondeur, comptés ou massifs, concourt également à produire des effets ciblés, soudains et brutaux.

Les armes de la foudroyance ont donc en commun leur précision, leur mobilité et leur allonge. Ce principe s’étend aux champs immatériels. Est foudroyant celui qui parvient également à frapper l’adversaire dans ses flux électromagnétiques, ses systèmes informatiques, ses capacités de navigation et de localisation, ses perceptions.
 

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Titre : Demain dominer l’adversaire : Que voudra dire vaincre ?
Auteur(s) : État-major de l’armée de Terre Paris
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Armée