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EEM

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École d'état-major
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Présentation

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Historique de l’École d’état-major

En 1766, le Duc de Choiseul décide la création d’un « cours supérieur de guerre et des officiers d’état-major ». Le siège en est fixé à Grenoble et le premier directeur de la première école de formation des officiers d’état-major est le lieutenant-général Pierre de Bourcet. Cette désignation s’avère fort judicieuse car Bourcet, successivement artilleur, fantassin, ingénieur du génie et ingénieur géographe, chef d’état-major aux armées pendant la guerre de sept ans, a rédigé en 1762 un mémoire sur "la nécessité de former des officiers à la connaissance du pays".

Les études durent trois ans et elles comportent de nombreuses connaissances prolongées sur le terrain, fort onéreuses d’ailleurs pour les stagiaires qui doivent entretenir les équipages nécessaires à leurs incessantes pérégrinations.

De nombreux officiers, formés par le cours de Bourcet, se distingueront dans leur formation d’état-major au cours de la guerre d’Indépendance américaine et des campagnes de la révolution. Le plus connu est Berthier, chef d’état-major de la garde nationale, de Bonaparte puis de Napoléon jusqu’en 1814.

En 1818, le maréchal Saint-Cyr crée l’école d’application d’état-major. Installée au quartier de Sens, rue de Grenelle, l’école recrute les officiers dès leur sortie de l’école spéciale militaire et elle les intègre dans un corps fermé, dit "corps d’état-major" qu’ils ne quittent que pour accéder au rang d’officier général.

L’uniforme se distingue par le port des aiguillettes, transformation du cordon lié à un crayon et attaché à l’épaule, indispensable à l’officier d’état-major à cheval pour transcrire et porter les ordres.

Cette école qui a formé 1700 officiers d’état-major au cours de ses soixante-trois promotions, compte parmi ses anciens élèves un Président de la République, le maréchal de Mac Mahon, un chef de gouvernement, le général Trochu, quatre ministres de la guerre, deux autres maréchaux de France (Pélissier, Lyautey), cinq commandants en chef et cent vingt généraux.
En 1876, la création de l’école militaire supérieure, devenue en 1880 l’école supérieure de guerre, entraîne sa fermeture et la disparition du corps d’état-major.

Le principe d’une école permanente l’état-major est abandonné. Le service d’état-major est enseigné à l’école supérieure de guerre, à l’exception des périodes de guerre, durant lesquelles celle-ci est fermée. Un cours d’état-major est alors instauré :
. Cours de Senlis pendant la guerre de 1914-1918 destiné à former des officiers aptes à tenir un emploi dans un état-major de grande unité en campagne (du 21 novembre 1916 à mai 1919),
. Cours d’état-major à Compiègne, du 20 mars au 19 mai 1940 ; ces cours reprennent en 1942 à Royat, Avignon, Alger, Rabat et Hue. L’ensemble des stagiaires forme ce qui sera appelé par la suite la première promotion. De juin 1943 à décembre 1944, les cours, d’une durée de quatre à six mois, sont organisés à Rabat, et en décembre 1944 le centre de formation des officiers d’état-major s’installe à l’école militaire pour des stages de six mois, avec des stagiaires désignés sur proposition des chefs de corps.

En octobre 1946, l’école d’état-major voit officiellement le jour à Paris, à partir de la huitième promotion des cours d’état-major. Mais l’organisation évolue une nouvelle fois et la neuvième promotion, recrutée sur concours, effectue un stage de neuf mois précédé par des stages préparatoires dans les différentes écoles d’armes. Ce système durera jusqu’en 1965, date à laquelle, le concours ayant été supprimé, les officiers désignés pour constituer la 27è promotion effectueront un stage de cinq mois dont le but est ainsi défini :
"Former des officiers capables de tenir des postes d’exécution dans un état-major".
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L’école d’état-major conservera ces modalités de fonctionnement jusqu’au premier semestre 1973, époque à laquelle s’effectuera le dernier stage groupé à Paris au profit de la 43è promotion, qui voit son stage réduit à deux mois.

En effet, de la 44e à la 51e promotion, la formation interarmes et d’état-major qui est réduite à deux mois est décentralisée dans les écoles d’application des armes. L’école d’état-major conservant cependant un rôle de coordination et la responsabilité générale de l’enseignement militaire du premier degré. Tous les officiers admis à suivre le cours des capitaines en bénéficient et un examen final sanctionne les études. Cette formule est abandonnée en 1977.
Dans le cadre de la réorganisation de l’enseignement militaire supérieur, l’école d’état-major, dont les objectifs ont été remis à leur juste niveau, ouvre ses portes à Compiègne en février 1980 aux officiers reçus au concours d’admission et qui constituent la 52e promotion.
La réorganisation de l’armée de terre, engagée à partir de 2008, a entraîné le transfert de l’école d’état-major vers sa nouvelle garnison de Saumur le 1 juillet 2012.
Ainsi, les 175 capitaines dont 12 étrangers de la 129e promotion ont rejoint le quartier Bessières des écoles militaires de Saumur (EMS).

Parallèlement au diplôme d’état-major, l’école a acquis au fil des ans de nouvelles compétences qui lui permettent de proposer d’autres stages. Ainsi, des stages de formation aux techniques d’état-major (FTEM), s’adressant à la fois aux officiers sous contrat spécialistes et aux sous-officiers affectés pour la première fois en état-major, sont organisés plusieurs fois par an.

En 2008 est créé le DAEOS (Diplôme d’Aptitude aux Emplois d’Officier Supérieur). Ce diplôme de l’enseignement supérieur du premier degré est accessible aux capitaines du corps des officiers des armes de l’armée de terre qui ont été reconnus aptes à servir comme officier supérieur.

Depuis l’été 2014, le DEM unique est remplacé par trois formations d’état-major individualisées et différenciées par leur durée, leur niveau d’ambition et le parcours professionnel que les stagiaires ont choisi de suivre pour leur seconde partie de carrière.
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