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Numéro 27 – 3 février 2020

 

L’Éclaireur est une veille orientée vers des sujets d’intérêt pour les études prospectives sur les opérations aéroterrestres, actuellement conduites par le Centre de doctrine et d’enseignement du commandement (CDEC).

Ce document est uniquement réalisé à partir de sources non classifiées. Il a vocation à permettre un rapide tour d’horizon bimensuel des informations diffusées dans les média et susceptibles d’intéresser le monde de la défense. Les brèves rassemblées se limitent à des synthèses brutes des documents analysés et recoupés à chaque fois que possible par des entretiens conduits par ses rédacteurs. Il revient donc à chaque lecteur de contextualiser ces informations, notamment lorsqu’elles ont pour origine des sources étrangères officielles, en fonction de l’usage qu’il souhaite en faire et de la nature des conclusions qu’il lui appartient d’en tirer.

 

 


 


IMOD: A Breakthrough in the Development of Laser-Based Weapon Systems” 

Israel Defense, 12 janvier 2020

(source recoupée)

Le ministère de la Défense israélien a annoncé une avancée majeure dans la recherche sur les armes à énergie dirigée. La précision améliorée des lasers électriques leur permettrait désormais d’atteindre une cible à longue distance en surmontant les interférences atmosphériques. Les entreprises israéliennes Rafael et Elbit Systems ont été chargées d’exploiter ce développement en élaborant les programmes de démonstration de trois armes lasers destinées à l’interception de missiles. L’un des prototypes devrait être monté sur un véhicule terrestre pour contribuer à la défense sol-air très basse couche des forces déployées. La défense antiaérienne laser présente plusieurs avantages, notamment ceux de compléter les technologies cinétiques et d’être susceptible de contrer tous types de menaces (drones, roquettes, obus et missiles guidés antichars).

 


 

 

New Pentagon team will develop ways to fight enemy drones” 

Military.com, 15 janvier 2020

(source recoupée)

Après avoir déclaré qu’il ferait de la lutte anti-drones (LAD) une priorité en 2020, le Pentagone vient d’annoncer la création d’un organisme de 60 personnes spécialement dédié à cet objectif au sein du Département de la Défense (DoD).  La direction du projet a été confiée à l’U.S. Army. Le DoD vise ainsi l’élaboration prochaine de plusieurs systèmes de LAD complémentaires, afin d’être en mesure d’appréhender la diversité des menaces (drones aériens de classe OTAN 1, 2, 3 et drones terrestres, seuls ou en essaims) sur l’étendue des théâtres d’opérations américains.

 


 

 

 

Warloc: a GPS Alternative on your boot

Breaking Defense, 17 janvier 2020

(source recoupée)

L’entreprise américaine Robotic Research a reçu 16,5 millions de dollars de l’U.S. Army afin d’équiper quatre brigades d’infanterie de son nouveau système de géolocalisation, baptisé Warloc. Le procédé offre l’avantage de recourir à un système de navigation inertielle (INS) plutôt qu’à un système GPS. Émettant un signal faible et intermittent à courte distance, l’appareil est peu sensible au brouillage radar ennemi et aux contraintes liées aux zones de forte densité. Fixé à la cheville du combattant, il est ainsi peu détectable. En interconnectant les appareils d’une même unité combattante, Robotic Research a su pallier l’imprécision des systèmes INS et offre au combattant débarqué la possibilité de déterminer sa position au sein du groupe. Le système Warloc pourrait également équiper des véhicules et des drones.

 


 

 

“Gremlins Program Completes First Flight Test for X-61A Vehicle

DARPA, 17 janvier 2020

(source unique)

Le drone X-61A a effectué son premier vol en novembre dernier dans le cadre du projet américain de « porte-drones volants », baptisé Gremlins. Il vise à perfectionner le lancement de drones, seuls ou en essaims, à partir d’un avion, en l'occurrence un C-130 Hercules, et leur récupération dans les airs à la fin de la mission. Outre le moindre coût engendré par un tel lancement, ce programme permet d’étendre la portée des drones, de renforcer leur sécurité et leur fiabilité. Cependant, la phase de récupération, encore à l’étude, souffre de quelques difficultés puisque l’un des cinq drones utilisés lors du test a été perdu. Pour les initiateurs du programme Gremlins, cette phase ne faisait pas partie des attentes principales de ce premier essai, et la DARPA prévoit un second test au printemps 2020.


 

 

US Army cancels current effort to replace Bradley vehicle” 

Defense News, 17 janvier 2020

(source recoupée)

L’U.S. Army a annulé la procédure d’appel d’offres visant à remplacer ses véhicules de combat d’infanterie Bradley, dans le cadre du programme Optionnaly Manned Fighting Vehicle (OMFV). Pour rappel, ce dernier visait à renouveler une grande partie des blindés en service dans l’U.S. Army d’ici 2026, par l'acquisition de véhicules téléopérables d’une trentaine de tonnes, disposant d’une puissance de feu élevée. Ainsi, après que le véhicule de combat d’infanterie Lynx KF-41 de l’industriel allemand Rheinmetall ait été éliminé en octobre 2019, seul le Griffin III de l’industriel américain General Dynamics restait en lice. Face à cette situation, l’U.S. Army a préféré suspendre temporairement le programme.

 


Army’s New Sighting System Could Lead to Reckless Shooting and Fratricide, Experts Say” 

Military.com, 14 janvier 2020

(source recoupée)

La Combat Team de la 1ère Division d’Infanterie de l’US Army a été dotée d’un nouveau système de visée déportée, qui présenterait selon des experts, plusieurs inconvénients. Ce système repose en effet sur la technologie sans fil Rapid Target Acquisition (RTA), qui transmet l’organe de visée de la carabine M4A1 à l’écran d’affichage des jumelles Enhanced Night Vision Goggle-Binocular (ENVG-B). Combinant la vision thermique et la vision infrarouge, la technologie RTA a été testée avec succès en septembre 2019, mais son emploi pourrait causer progressivement une dégradation de l’habileté au tir et une dépendance accrue des soldats à la technologie. La détection à spectre thermique augmenterait également le risque de tir fratricide.

 


 

 

Malian Army receives new armour” 

Jane’s, 20 janvier 2020

(source recoupée)

Le 16 janvier 2020, les sept premiers véhicules blindés 4x4 russes de type Typhoon ont été livrés à l’armée malienne. Ces véhicules renforcés contre les mines et les IED font partie d’une commande de 130 véhicules achetés par les Émirats arabes unis au profit de l’armée malienne. Ils peuvent transporter jusqu’à 10 soldats. Pour rappel, l’armée malienne dispose à l’heure actuelle de véhicules russes de type BTR-60 et BRDM-2, ainsi que de véhicules 4x4 blindés Bastion, fabriqués par le français Arquus et acquis dans le cadre du financement de l’Union européenne pour le G5 Sahel.

 


Rheinmetall books €110 million-contract to extend the service life of the Marder infantry fighting vehicle for the Bundeswehr” 

Rheinmetall, 20 janvier 2020

 

“Germany extends service life of Marder IFV”

Jane’s, 22 janvier 2020

(source recoupée)

La Bundeswehr a signé un contrat avec l’industriel allemand Rheinmetall pour prolonger la durée de vie des véhicules de combat d’infanterie Marder, en service dans l’armée allemande depuis 1971. Pour rappel, le Marder a déjà connu plusieurs modernisations, dont l’intégration de missiles antichars à guidage laser (MELLS). Il devrait être progressivement remplacé par le véhicule de combat d’infanterie Puma, en service depuis 2015. Produit par Rheinmetall et KMW, ce dernier est armé d’un canon de 30 mm, contre 20 mm pour le Marder. Au total, 350 véhicules Puma ont été commandés par la Bundeswehr.

 


 

 

Trump reverses Obama-Era restrictions on military use of land mines” 

Military.com, 31 janvier 2020

(source recoupée)

Dans une déclaration du 31 janvier, le président des États-Unis, Donald Trump, a levé les restrictions sur l’usage des mines anti-personnel par l’armée américaine. Si le pays n’est pas signataire de la Convention d’Ottawa de 1999, qui interdit leur usage, en revanche celui-ci avait été drastiquement limité par l'administration Obama. La Maison Blanche s’engage à recourir à des armes de nouvelle génération moins dangereuses pour les civils, ayant notamment la capacité de s’autodétruire dans un délai de 30 jours. Les ONG, très critiques, dénoncent néanmoins le taux d’échec inhérent à ce type de matériel. Cette déclaration est dans la droite ligne de ce que le président américain avait déjà décidé en 2017 au sujet de l’emploi des armes à sous-munitions. Dans les deux cas, les inconvénients opérationnels des restrictions sont pointés du doigt, en particulier la mise en danger des soldats américains engagés sur les théâtres d’opérations.

 

 


 


 

 

« Livraison du 92ème Griffon à la DGA »

Arquus, 31 décembre 2019

(source unique)

Le groupement momentané d’entreprise (GME) en charge de la production du véhicule blindé multi-rôles (VBMR) Griffon, composé des industriels Nexter, Arquus et Thales, a atteint son objectif de livraisons pour l’année 2019. Conformément à la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, le 92ème véhicule Griffon a été livré avant la fin de l’année 2019. Au total, le programme SCORPION prévoit la livraison de 1 872 véhicules Griffon à l’armée de Terre, dont 936 d’ici à 2025.

Disponibilité : 2019-2030

 


« La DGA réceptionne les premiers micro-robots terrestres du programme SCORPION »

Ministère des Armées, 15 janvier 2020

 

Fiche technique du NERVA-LG (2ème EN SAVOIR +)

Nexter Robotics

(source unique)                                                                               

La Direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné les premiers micro-robots destinés à l’armée de Terre, produits par les sociétés Nexter et ECA dans le cadre d’une commande globale de 56 robots. La livraison des cinq NERVA-LG s’inscrit au sein du programme SCORPION. Télé-opérables à une distance maximale de 1 km, ces micro-robots disposent d’une capacité ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance) et sont capables de réaliser certaines missions de manière autonome. D’un poids de 5 kg et d’une autonomie de deux heures, les NERVA-LG peuvent atteindre les 13 km/h sur tous types de terrains et opérer en réseau. Ils amélioreraient la protection des combattants débarqués grâce à leurs capacité de détection des menaces IED et NRBC.

 


 

 

 

« La Fabrique Défense »

La Fabrique Défense, site du ministère des Armées

(source unique)

Les 17 et 18 janvier 2020, le ministère des Armées organisait « La Fabrique Défense », un événement ouvert au grand public qui avait pour objectif de promouvoir l’esprit de Défense auprès de la jeunesse, de renforcer le lien Armées-Nation et de faire émerger une culture stratégique européenne. Annoncé par Madame Florence Parly, ministre des Armées, dans son allocution de clôture de la 17ème édition de l’Université d’été de la Défense (sept. 2019), ce rendez-vous inédit a réuni un grand nombre d’acteurs de la défense française et européenne : institutions, associations, think-tanks, universités, entreprises. L’initiative se poursuivra dans les prochains mois par l’organisation d’autres événements en région ainsi que dans six autres États de l’Union européenne.

 



 

 

« La Fabrique Défense : découvrez les MOS Energy Balls »

Ministère des Armées, 15 janvier 2020

(source unique)

À l’occasion de l’évènement « La Fabrique Défense », les visiteurs ont pu découvrir et goûter les Energy Balls de la startup française Military Optimized Superfoods (MOS). Première gamme d’en-cas sains et performants, ces petites boules, entièrement constituées d’ingrédients naturels, offriraient un regain d’énergie rapide et efficace, tout en conservant un profil nutritionnel équilibré. Commercialisées en version chocolat/noisette et fruits secs, elles résisteraient aux températures extrêmes et pourraient se conserver durant quatre semaines. L’entreprise fournirait déjà les forces spéciales de plusieurs pays.

 



 

 

 

Création d’un nouveau fonds d’investissement pour l’innovation de défense

Ministère des Armées, 23 janvier 2020

(source recoupée)

Lors de ses vœux prononcés le mercredi 22 janvier, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé la création d’un fonds d’investissement pour la Défense. Baptisé « Definnov », le projet a été confié à l’Agence de l’innovation de défense (AID), appuyée par Bpifrance. Ce fonds d’investissement souverain fournira un soutien financier aux acteurs français du secteur, notamment les PME et les startups. Il pourrait permettre une rationalisation et une simplification du système de financement de l’innovation de défense nationale. Madame Florence Parly espère associer au projet les grands industriels français de la défense dans les prochains mois. 

 



 

 

 

« Scorpion : notification du programme ‘‘mortier embarqué pour l’appui au contact’’ (MEPAC) » 

Thales, 24 janvier 2020

(source recoupée)

Conformément à une décision prise en juillet 2019 par la ministre des Armées Florence Parly lors d’un Conseil ministériel d’investissement, la DGA a notifié le 30 décembre 2019 aux industriels Arquus, Nexter et Thales une sixième modification du contrat concernant le programme SCORPION. Sur les 1 872 véhicules blindés multi-rôles (VBMR) Griffon destinés à l’armée de Terre, 54 devront être dotés d’une capacité d’artillerie baptisée « mortier embarqué pour l’appui au contact » (MEPAC). Le compartiment arrière sera adapté pour permettre l’installation d’un mortier rayé embarqué de 120 mm, le 2R2M (Rifled, Recoiled, Mounted, Mortar) de Thales. Celui-ci se distingue par son système de chargement semi-automatique, qui lui permet de tirer jusqu’à 10 coups par minute, et par la précision de son tube rayé. 

Disponibilité : 2023-2027

 

 


 



« Guérilleros, propagande et commandos : une histoire de la guerre irrégulière au XXème siècle » 

Élie Tenenbaum, IRSEM, Le Collimateur, 31 janvier 2019

Dans ce podcast de l’IRSEM, Élie Tenenbaum, chercheur à l’Ifri, propose une mise en perspective historique des fondements de la guerre irrégulière. Une prise de hauteur nécessaire pour apprécier le prisme par lequel les puissances occidentales se confrontent, depuis le début du XXème siècle, aux guerres asymétriques sur des théâtres d’opérations lointains. La guerre dite « régulière » est en effet une conception occidentale aux origines historiques déterminées. Elle influence la façon dont les États démocratiques et leurs forces militaires appréhendent la guerre à l’ère des conflits locaux à résonnances mondiales. Une représentation qui demeure aujourd’hui manifeste dans leurs prises de position, en particulier à l’encontre du terrorisme international. Souvent présenté comme un phénomène inédit, celui-ci gagnerait à être appréhendé à l’aune des doctrines contre-insurrectionnelles, dont l’oubli relatif témoignerait de l’embarras des sociétés démocratiques occidentales vis-à-vis de l’« irrégularité ». 

 



« Qu’est-ce que la course aux armements ? »

Benjamin Hautecouverture, Podcast de la FRS, 21 janvier 2020

Benjamin Hautecouverture, chercheur à la FRS, revient sur les enjeux d’un concept galvaudé. La « course aux armements » est une notion dont l’origine précède la Guerre froide. Il faut donc questionner cet héritage conceptuel afin d’évaluer sa pertinence à caractériser les relations internationales aujourd’hui. Il faut déjà ôter à la notion le caractère dramatique qu’elle a acquis à l’occasion des crispations de la Guerre froide. Mais l’essentiel consiste à rendre la complexité du mécanisme d’« escalade » qu’elle suggère a priori. Ainsi, l’analyse détaillée des rapports entre les États-Unis et l’URSS dévoile un schéma moins prévisible. Celui-ci intègre les erreurs de perception des capacités réelles de l’adversaire, les liens diplomatiques, l’inaction volontaire de l’un des acteurs, mais aussi les jeux institutionnels nationaux et les dynamiques bureaucratiques et budgétaires. Ainsi obtient-on un schéma moins intuitif mais plus réaliste : l’action de l’un n’entraîne pas nécessairement la réaction de l’autre, et la déstabilisation des équilibres par « saut qualitatif » d’un adversaire n’est plus une hypothèse évidente. 

 



« La stratégie d’Israël face au renforcement du Hezbollah : la centralité du renseignement »

Olivier Passot, IRSEM, 28 janvier 2020

Dans cette note de recherche, le colonel Olivier Passot, chercheur associé à l'IRSEM, souligne le rôle aujourd'hui crucial du renseignement militaire dans la stratégie israélienne contre le Hezbollah. Les conflits de 2006 et de 2008-2009 avaient en effet révélé aux forces israéliennes leurs lacunes en la matière. Les Forces de défense israéliennes (FDI) se sont donc adaptées, tant au niveau des moyens que de la doctrine. Auparavant très centralisé, le renseignement militaire est devenu une prérogative du niveau tactico-opératif, avec la mise à disposition de l'ensemble des capteurs à l'échelon de la brigade pour la division Galilée, en charge de la zone frontalière avec le Liban. L'application du concept d'intelligence-based warfare confère en outre au chef tactique une plus grande autonomie de décision, grâce à un accès facilité aux capacités de renseignement. Cette nouvelle organisation, qui s'appuie aussi sur une maîtrise avancée des nouvelles technologies de l'information et de la communication, a permis aux FDI d'obtenir des succès, notamment en matière de contre-prolifération balistique, ou encore d'identification et de destruction de tunnels entre le Liban et le territoire israélien. Selon l'auteur, ces performances nécessitent toutefois des investissements considérables, et sont conditionnées par le haut degré de tensions entre Israël et ses voisins.

 


 



« Le char allemand A7V » 

Yves Buffetaut, La grande guerre des chars, Éditions Ysec, 2019

7,35 m de long pour 3 m de large et de hauteur : telles sont les proportions du Sturmpanzerwagen A7V, conçu fin 1916 par l’Allgemeine Kriegsdepartment 7. Vingt exemplaires de cette forteresse d’acier de 33 tonnes furent mis en service entre octobre 1917 et novembre 1918, l’état-major allemand ne s’étant intéressé que tardivement au développement de chars. Équipé d’un canon de 57 mm et de 6 mitrailleuses MG 08, l’A7V pouvait atteindre 16 km/h sur route et 6 à 8 km/h hors-piste, ce qui en faisait le char le plus rapide et le plus puissant de la Première Guerre mondiale. D’une autonomie de 60 km, il transportait 18 à 22 hommes, protégés par un blindage de 30 mm à l’avant. Malgré son aspect archaïque et sa capacité de franchissement réduite, l’A7V s’est imposé dans plusieurs duels de chars, notamment le 24 avril 1918 contre les chars britanniques Whippet. Il a également remporté des succès tactiques lors des batailles de Villers-Bretonneux en avril 1918 et du Matz en juin 1918.

 


« La ration de combat »

CDEC, Pôle études et prospective

La ration individuelle de combat réchauffable (RICR), surnommée « rasquette », a acquis une solide réputation auprès des armées étrangères : durant l’opération « Tempête du désert » (1991), une ration française s'échangeait contre cinq rations américaines. Prenant la forme d’une boîte rectangulaire d’1,5 kg, elle se décline en 14 menus différents (du cassoulet à la paella, en passant par le baeckeoffe), couvrant les besoins alimentaires journaliers d'un combattant lorsque les circonstances excluent une alimentation traditionnelle. Capables de supporter des températures allant jusqu’à 55°C et de résister à un parachutage, les plats qui la composent peuvent se conserver pendant 4 ans. Des « cuisines roulantes » de la Grande Guerre à la fameuse « ration K » (du nom du Dr. Keys), destinée aux troupes aéroportées américaines pendant la Seconde Guerre mondiale, les repas servis aux soldats en opérations ont connu plusieurs évolutions. En France, les premières rations individuelles apparaissent en 1946 : les rations R20 (individuelle) et R21 (collective) étaient alors composées de 3 menus et contenaient notamment du vin, de l’eau-de-vie, des cigarettes ainsi que le fameux « pain de guerre ». En 1986, elles sont remplacées par la RICR, dans laquelle disparaissent alcool et cigarettes. Aujourd’hui, environ 2 millions de RICR sont contrôlées et expédiées chaque année par le centre de conditionnement des rations de combat d’Angers (ESCAT).