Précédent | 1 . 2 | Suivant

L'Eclaireur N°29

JUIN 2020

Lire…

L'Eclaireur N°28

MARS 2020

Lire…

L'Eclaireur N°27

FEVRIER 2020

Lire…

L'Eclaireur N°26

DECEMBRE 2019

Lire…

L'Eclaireur N°25

DECEMBRE 2019

Lire…

L'Eclaireur N°24

DECEMBRE 2019

Lire…

L'Eclaireur N°23

NOVEMBRE 2019

Lire…

L'Eclaireur N°22

NOVEMBRE 2019

Lire…

L'Eclaireur N°21

OCTOBRE 2019

Lire…

L'Eclaireur N°20

OCTOBRE 2019

Lire…

L'Eclaireur N°19

SEPTEMBRE 2019

Lire…

L'Eclaireur N°18

SEPTEMBRE 2019

Lire…

L'Eclaireur N°17

SEPTEMBRE 2019

Lire…

L'Eclaireur N°16

JUILLET 2019

Lire…

L'Eclaireur N°15

JUIN 2019

Lire…

L'Eclaireur N°14

JUIN 2019

Lire…

L'Eclaireur N°13

JUIN 2019

Lire…

L'Eclaireur N°12

MAI 2019

Lire…

L'Eclaireur N°11

MAI 2019

Lire…

L'Eclaireur N°10

AVRIL 2019

Lire…
Précédent | 1 . 2 | Suivant
 



 

Numéro 25 – 16 décembre 2019

 

L’Éclaireur est une veille orientée vers des sujets d’intérêt pour les études prospectives sur les opérations aéroterrestres, actuellement conduites par le Centre de doctrine et d’enseignement du commandement (CDEC).

Ce document est uniquement réalisé à partir de sources non classifiées. Il a vocation à permettre un rapide tour d’horizon bimensuel des informations diffusées dans les média et susceptibles d’intéresser le monde de la défense. Les brèves rassemblées se limitent à des synthèses brutes des documents analysés et recoupés à chaque fois que possible par des entretiens conduits par ses rédacteurs. Il revient donc à chaque lecteur de contextualiser ces informations, notamment lorsqu’elles ont pour origine des sources étrangères officielles, en fonction de l’usage qu’il souhaite en faire et de la nature des conclusions qu’il lui appartient d’en tirer.

 

 


 



“Exclusive Killing Cruise Missiles: Pentagon to Test Rival Lasers”

Breaking Defense, 2 décembre 2019

(source unique)

Pour répondre aux besoins des armées en équipements lasers de 300 kW d’ici 2022, le Departement of Defense (DoD) a retenu plusieurs industriels dans le cadre de son appel d’offres. Actuellement, l’industrie américaine propose plusieurs prototypes allant de 50 à 150 kW, une puissance déjà capable de détruire des drones. L’objectif final serait de parvenir à détruire des missiles de croisière à l’horizon 2024 grâce à des armes de 500 kW.

 



“MBDA completes major trials milestone of CAMM-ER air defense missile”

Army recognition, 2 décembre 2019

Fiche technique CAMM-ER

MBDA, disponible via le second onglet “en savoir +”

(source recoupée)

MBDA a annoncé avoir mené plusieurs essais de la version longue portée de son missile sol-air CAMM-ER (Common Anti-Air Modular Missile - Extended Range) dans le cadre du programme Land Ceptor. Celui-ci doit permettre de remplacer les batteries des missiles Rapier de la British Army. L’apport de ce missile réside dans son moteur plus puissant qui lui permet d’atteindre des cibles jusqu’à 45 km. Il a été commandé par les Forces armées italiennes, qui prévoient de l’intégrer à leurs trois armées.

 



“Raytheon unveils new dismounted soldier training simulator”

Army recognition, 3 décembre 2019

(source unique)

Le 3 décembre 2019, Raytheon a dévoilé un logiciel d’entraînement militaire immersif à l’occasion du salon I/ITSEC qui se déroulait à Orlando. Le STE SVT (Synthetic Training Environment Squad and Soldier Virtual Trainer) utilise la réalité virtuelle pour l’entraînement jusqu’au niveau section, grâce à différents scénarios et des armes réelles ou virtuelles. L’objectif de Raytheon est de doter l’U.S. Army d’un environnement de simulation permettant aux soldats de s’entraîner en tout lieu et en tout temps. Dans ce but, ils seraient équipés d’un casque de réalité virtuelle connecté à un ordinateur portable.

 



“Russia develops multilayered C-UAS system”

Jane’s, 29 novembre 2019

(source unique)

L’entreprise russe Rosoborenexport, filiale du groupe public Rostec, a mis au point un système anti-drones C-UAS (Counter Unmanned Aerial System) qui combinerait des capacités de neutralisation/destruction par des moyens à la fois électroniques et cinétiques. Il serait capable de brouiller les canaux de communication à une distance de 30 km, de détecter des drones, de repousser des attaques en essaim et de détruire des petits drones dans un rayon de 6 km et à une altitude de 2000 m.

 



“Switzerland awards contract to GDELS - Mowag to deliver 100 Eagle V 6x6 reconnaissance vehicles”

Army recognition, 5 décembre 2019

(source unique)

L’entreprise suisse GDELS-Mowag a annoncé avoir signé le 18 novembre 2019 un contrat avec l’Office fédéral de l’armement (Armasuisse), qui prévoit la livraison de 100 véhicules blindés de reconnaissance Eagle V 6x6 à l’armée suisse. Il servirait de plateforme au système de reconnaissance tactique TASYS, composé du Eagle V et d’un système multi-capteurs monté sur un mât télescopique. Le véhicule disposerait d’une réserve de charge utile lui permettant d’accueillir de nouvelles améliorations. La production débuterait en 2020 pour une livraison entre 2023 et 2025.

Disponibilité : 2023-2025

 



“Elbit’s XACT weapon sights enter operational service with the IDF”

Israël Defense, 5 décembre 2019

(source unique)

Plusieurs milliers de viseurs thermiques à capteurs non-refroidis XACT th64 et th65 d’Elbit Systems, commandés par l’armée israélienne, vont entrer en service dans les unités d’infanterie et les forces spéciales israéliennes. Le XACT th64 serait en mesure d’acquérir des véhicules à une distance de 1100 m (1250 m pour le th65) et des individus à une portée de 600 m (750 m pour le th65). Montés sur l’arme ou utilisables de manière autonome, ils fonctionneraient de jour comme de nuit. Ce système, à l’instar des précédents, n’a pas besoin de refroidissement cryogénique.

Disponibilité : Actuelle

 



“Israel, Czech Republic sign $125M deal for multi-mission radars”

Israel Defense,  5 décembre 2019

(source unique)

Le 5 décembre 2019, la Direction de la coopération internationale du ministère de la défense israélien a signé un accord avec le ministère de la défense tchèque. Celui-ci attribue à l’entreprise israélienne IAI ELTA un contrat pour l’acquisition de 8 radars multi-missions (MMR) ELM-2084. Ce dernier disposerait de capacités duales permettant à la fois la détection aérienne ainsi que la localisation de départs de coups d’artillerie. 30% des productions liées à ce programme se feraient sous licence tchèque. D’un montant de 125 millions de dollars, ce contrat prévoit une livraison entre 2021 et 2023.

Disponibilité : 2021-2023

 



“U.S. Army seeks new TITAN expeditionary intelligence ground station”

Defense Blog, 8 décembre 2019

(source recoupée)

Dans le cadre du programme Battle Management Command and Communication, l’U.S. Army a lancé un appel d’offres pour ses futures stations mobiles de renseignement au sol. Ces dernières s’inscrivent dans un projet baptisé TITAN (Tactical Intelligence Targeting Access Node). Montées sur un véhicule, ces stations seraient capables de lier entre elles des informations issues de capteurs multiples (satellites, aériens et terrestres), afin de fournir des données de ciblage en temps réel. Ces capacités de détection en profondeur devraient permettre d’améliorer les frappes de précision à longue portée, améliorant ainsi les capacités de l’U.S. Army à contribuer à contrer les défenses A2/AD adverses.

 



Heeres-Planung: Boxer-’Radschützenpanzer’ soll Wiesel ablösen

“Programmation terrestre: le véhicule de combat d’infanterie Boxer devrait remplacer le Wiesel

Augen Geradeaus, 9 décembre 2019

(source unique)

L’armée de Terre allemande (Bundesheer) envisage de remplacer une partie de ses véhicules d’infanterie Wiesel par des véhicules de transport blindés Boxer 8x8, armés d’un canon automatique de 30 mm. Fabriqué par le consortium Artec (Rheinmetall et KMW), le Boxer transporte jusqu’à 8 combattants. Équipé d’une tourelle Lance, la puissance de feu et la portée de son armement confèrent de nouvelles capacités aux unités d’infanterie qui s’en verront dotées. Il a récemment remporté le marché du programme d’acquisition australien LAND 400. Les premières expérimentations opérationnelles auraient été menées par la Bundesheer, qui prévoit l’acquisition d’environ 80 de ces véhicules

 

 


 



« 16ème A 400M : premier aéronef capable de larguer 16 tonnes de matériel en une seule fois »

Ministère des Armées, 6 décembre 2019

(source unique)

Après des essais réussis concernant le largage simultané de parachutistes par les portes latérales et le ravitaillement en vol d’hélicoptères en octobre dernier, l’avion de transport A400M a obtenu une nouvelle qualification : le parachutage d’une charge de 16 tonnes de matériels en une seule fois. Le 4 décembre 2019, la ministre des Armées Florence Parly a salué l’arrivée du 1er A400M doté de cette capacité sur la base d’Orléans-Bricy, après son acceptation par la DGA. Particulièrement attendue pour accompagner l’évolution des troupes au sol en opérations, cette nouvelle capacité devrait notamment permettre de larguer des engins d’organisation du terrain du génie. Pour rappel, il s’agit du 16ème A400M livré à la France depuis 2013.

 


 

 

 

Innov’Days : le radar tactique NEMO (New ElectroMagnetic Observer)

 

A l’occasion des Innov’Days 2019, Thales présentait son nouveau radar 3D NEMO de surveillance d’une bulle tactique. Il permettrait de détecter plusieurs types de menaces à la fois (roquettes, drones, aéronefs, véhicules, etc.). Grâce à un émetteur sur un mât et à une antenne réceptrice installée sur une remorque, déployable en 30 minutes, il créerait une bulle de protection de 10 km de diamètre. Avec l’aide d’une seconde antenne portée par un ballon captif, déployable elle aussi en 30 minutes, cette bulle s’étendrait à 20 km. Il pourrait identifier le point de départ de tirs, s’il se situe à l’intérieur de la bulle, ou proposer une estimation si ce dernier est à l’extérieur. De plus, Thalès garantit l’intégration de cet équipement dans le système d’information et de commandement Scorpion. Les premiers essais devraient être réalisés entre 2022 et 2023.

 

 


 



“Universal Soldier: US expects cyborg troops in 30 years”

Army technology, 2 décembre 2019

Dans un rapport déclassifié de novembre 2019, le Department of Defense estime que nombres d’innovations majeures, telles que l’amélioration de la conscience et du contrôle musculaire par le biais de capteurs optogénétiques, ou encore l’amélioration auditive et neuronale des soldats, pourraient être atteintes en 2050 ou plus tôt. L’étude met en avant les implications et les questions éthiques autour du soldat cyborg : les prévisions brossent le portrait d’un futur combattant proche des films d’action des années 1980 comme Universal Soldier. Enfin, l’une des innovations capitales de ce système serait la possibilité d’interagir avec le cerveau humain, permettant aux soldats de communiquer directement avec les machines comme des drones ou bien des systèmes d’armes à distance. Cette technologie, appelée Brain-Computer Interfacing, occupe aujourd’hui une place stratégique dans les recherches de la DARPA.

 



“The European Defense Fund : a game changer for European defense industrial collaboration”

IRIS, ARES (Armament Industry European Research Group), 22 novembre 2019

 

Dans cet article, Gueorgui IANAKIEV analyse l’état actuel de l’industrie de défense européenne, pour ensuite envisager le potentiel du Fonds européen de défense, dont le projet de règlement a été adopté en avril 2019 par le Parlement européen. Celui-ci comporte deux volets : d’une part, le financement de projets de recherches portant sur des thèmes prioritaires dans le cadre de la politique européenne de sécurité commune (PESC) ; d’autre part, la coopération des industries de défense des différents États-membres, favorisée par un appui financier pour le développement de technologies innovantes. L’auteur, après avoir présenté les défis qui remettent en cause la pérennité de l’industrie de défense européenne, insiste sur la nécessité de changer de paradigme en augmentant les activités transfrontalières. À ce titre, le Fonds européen de Défense apparaît comme une innovation majeure qui, tout en incitant à davantage de coopération, garantit la plus grande efficacité de celle-ci. Cependant, tant qu’il n’aura pas été mis en œuvre de manière effective par l’industrie et les États membres, les résultats escomptés ne pourront pas être atteints. 

 



« Intelligence artificielle et politique internationale. Les impacts d’une rupture technologique »

Institut français des relations internationales (Ifri), novembre 2019

Dans cette étude de l’Ifri, Julien NOCETTI, enseignant-chercheur aux Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et spécialiste de l’intelligence artificielle, montre les implications majeures sur la scène internationale de la “rupture technologique” induite par l’IA. Cet “objet non identifié” pour les praticiens des relations internationales reste intimement lié aux évolutions de la conjoncture internationale. Au cœur de la rivalité technologique sino-américaine, l’IA participe, de ce fait, à l’élargissement du spectre de la guerre moderne et ouvre notamment la voie à une nouvelle course aux systèmes d’armes létaux autonomes (SALA). L’auteur insiste sur la nécessité d’une gouvernance mondiale de l’IA, en rappelant l’importance de la prise en compte des questionnements éthiques induits par cette nouvelle technologie. Face à ce défi d’envergure, qui concerne aussi bien le secteur public que privé, l’Union européenne doit rattraper son retard, sous peine d’être marginalisée face à l’avance prise par les États-Unis et (surtout) la Chine.

 

 


 



Le Tank Mark VIII

Tanks Encyclopedia

Le 3 décembre 1917 était lancé le programme interallié du premier char lourd de l’histoire : le tank Mark VIII ou Liberty. Fruit d’une coopération de guerre entre les gouvernements américain, britannique et français, il est assemblé à Châteauroux à partir de superstructures anglaises, basées principalement sur les modèles de chars britanniques, et de moteurs américains. Les munitions (208 obus et 12 848 cartouches de mitrailleuses) étaient entreposées dans un grand casier sur la plate-forme du compartiment de combat où se tenait l’équipage. L’appareil disposait alors d’une autonomie de 60 à 80 km sur un terrain accidenté. La fin de la Première Guerre mondiale met fin à ce projet interallié malgré des expérimentations satisfaisantes. Toutefois, le Congrès américain autorise la production de 100 chars Mark VIII à destination de l’armée américaine. Ils sont livrés entre 1919 et 1920 par le Rock Island Arsenal au 67ème régiment d’infanterie basé à Aberdeen dans le Maryland. Le Liberty reste le seul char lourd en service au sein de l’US Army jusqu’à l’arrivée du M6 Heavy Tank en 1942 et plus tard du M26 Pershing.

 



Histoire du drone

Fédération professionnelle du drone civil

Élément essentiel de la guerre moderne, le drone n’est cependant pas un outil récent au vu de l’histoire de sa conception. Le projet d’ « avion sans pilote » ou d’automatic airplane remonte à la Première Guerre mondiale, avec le projet Hewitt-Sperry aux Etats-Unis ou encore en France, sous l’impulsion de Georges Clemenceau, alors président de la Commission du Sénat pour l’Armée. Le Voisin BN3 (ci-contre) est ainsi le premier aéronef sans pilote français à voir le jour, dans les années 1920. La dénomination “drone” (“faux bourdon” en anglais) apparaît dans les années 1930 au Royaume-Uni, pour qualifier ce matériel lent et bruyant. Développé ensuite secrètement pendant la Guerre froide par les Etats-Unis, il est engagé opérationnellement pour la première fois pendant les guerres du Vietnam et du Kippour, permettant de réduire le risque des pertes humaines des belligérants lors de conflits armés.