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La participation de la France à la mise sur pied des forces terrestres étrangères depuis la décolonisation
Par les chefs de bataillon MOROT et PUPPO
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Les modifications récentes du dispositif des forces prépositionnées, principalement en Afrique, et les évolutions de la menace, appellent à s’interroger sur les évolutions et l’adéquation - ou non - de la participation française à la mise sur pied des forces terrestres de ce continent. Malgré une réduction de format et une concurrence accrue, internationale comme privée, la France demeure structurellement un partenaire privilégié de ce type d’actions grâce à une légitimité reconnue et une adaptation permanente de sa posture aux enjeux sub-continentaux.
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L’art opératif soviétique et ses enseignements dans les opérations contemporaines
Par le Commandant Carlo CONTE (Italie), les Chefs de bataillon Baptiste THOMAS et Quentin WATRIN
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L’art opératif soviétique est un courant de pensée, développé dans les années 1930 en Union soviétique, et qui se définit comme une discipline de l’art de la guerre qui vise à inscrire les actions tactiques dans une finalité stratégique et leur donner du sens. Relativement méconnue, cette pensée sur l’art opératif a pourtant constitué un changement doctrinal significatif et a révélé son efficacité lors de la Seconde Guerre mondiale. Cet article présente les applications actuelles variées de l’art opératif et montre dans quelle mesure l’approche soviétique reste pertinente dans la conduite des opérations malgré l’évolution des cadres d’action.
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L’intérêt présenté par la guerre du Rif pour l’emploi des chars dans la contre-insurrection contemporaine
Par les Chef d’escadrons BOËT et FLORE
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Né pendant la Première Guerre mondiale pour permettre de franchir les tranchées et de nettoyer les nids de mitrailleuses, le char est à l’origine conçu avant tout pour accompagner l’infanterie. À partir de 1925, les opérations au Maroc conduisent cependant l’armée de Terre à réétudier l’emploi de ses chars FT17. L’utilisation non doctrinale des chars dans le contexte contre-insurrectionnel marocain s’est en effet montrée très pertinente, tout en se heurtant à l’époque à la frilosité de nombreux penseurs militaires. La pertinence d’une utilisation adaptée des chars au cours de la guerre du Rif a finalement amené à reconsidérer le cadre d’emploi des blindés en opérations de contre-insurrection. Les auteurs nous montrent comment, selon eux, les blindés peuvent présenter des avantages comparables dans les engagements modernes et récents de même type.
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La bataille de la Malmaison (17-25 octobre 1917)
Par le Lieutenant-colonel Christophe GUÉ
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La Malmaison fut la troisième et la plus formidable d’une série de trois batailles caractérisées par l’ampleur des moyens mis en oeuvre pour des objectifs limités3. Envisagée dès juin 1917, elle fut exécutée par douze divisions attaquant sur un front de douze kilomètres, à l’ouest du Chemin des Dames. Visant la conquête d’objectifs distants de trois kilomètres, elle fut minutieusement préparée et bénéficia d’appuis d’une puissance jusqu’alors inégalée: 1.779 pièces d’artillerie, de 75 à 500 mm, tirèrent près de six tonnes d’obus par mètre linéaire de front pendant la préparation, alors que l’offensive Nivelle, déclenchée sur un front quatre fois plus étendu, où l’ennemi occupait en outre des positions dominantes, n’avait été appuyée que par 3.691 pièces qui tirèrent moins de deux tonnes par mètre. À la Malmaison, l’importance des appuis était telle que l’effectif des artilleurs dépassait d’un tiers celui des fantassins (90.000 pour 60.000). Aussi n’est-il pas étonnant que l’on ait qualifié cette offensive d’anti-bataille4.
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Des zouaves pontificaux aux «volontaires de l’ouest»
Par Monsieur Laurent GRUAZ
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Monsieur Laurent Gruaz nous a conté dans le précédent numéro des Cahiers la première partie d’une histoire méconnue, celle de ces volontaires franco-belges devenus zouaves pontificaux, ayant initialement servi sous la bannière du Pape. Il nous décrit maintenant la transformation de ce corps en volontaires de l’Ouest., combattant en 1870 sous les armes de France. Foi en un idéal, esprit de corps, pouvoir d’entraînement des chefs sont les mots-clefs de cette véritable et originale saga.
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