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Quelle place pour l’honneur dans la tactique ?
Par le chef d’escadrons Jean-Hilaire MILLET
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L’honneur, «poésie du devoir» selon Vigny , est une notion qui a quelque chose de poussiéreux. Il est démodé. Peu utile, il traîne même par devers lui de dangereux relents d’orgueil déplacé. N’est-ce pas lui qui a poussé de romantiques Saint-Cyriens à charger en casoar et gants blancs en 1914, après le serment autour des sous-lieutenants Allard Meus et de Fayolle, provoquant ce que certains historiens qualifient de quasi-suicide des élites ? N’est-ce pas lui qui caractérisait une civilisation meurtrière, le Japon impérial, dont, justement, la conception de l’honneur apparaît si outrancière?
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La recherche du soutien de l’opinion publique : Nécessité stratégique et frein à la tactique ?
Par le chef d’escadron GUILLOU
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Les efforts des groupes terroristes pour instrumentaliser l’opinion publique semblent prouver que le soutien de cette opinion est un pré-requis nécessaire à tout engagement ou poursuite d’une action militaire. Dans un monde où l’information circule de plus en plus vite et est instantanément accessible au plus grand nombre, une société (surtout occidentale) est de plus en plus sensible à l’image que les médias peuvent lui renvoyer des actions menées par ses soldats. Ainsi l’outil militaire doit prendre en compte cette nouvelle situation, illustrée par l’exemple du « caporal stratégique »1, dans la préparation de ses engagements.
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Réflexions sur Gallieni : tacticien ? stratège ?
Par le Colonel (H) Jacques VERNET
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Le Général Joseph GALLIENI (1849-1916), Maréchal de France à titre posthume (1921), n’est pas resté dans la mémoire de ses contemporains comme un penseur militaire, mais, grâce aux rapports et aux souvenirs de ses nombreuses campagnes coloniales, comme un chroniqueur de talent sollicité par les meilleures maisons d’éditions parisiennes. Ce succès littéraire signifie sans doute que ses lecteurs trouvaient dans ses ouvrages à la fois des récits et des descriptions relevant de la géographie au sens le plus large, et des indications sur les méthodes de conquête et de pacification des territoires et des populations rencontrées. Gallieni a été confronté dès le début de sa carrière à des situations qualifiées aujourd’hui d’asymétriques, puis plus tard, à des décisions stratégiques engageant le sort du pays. - Pour les premières, peut-on tisser quelques constantes applicables à des situations présentes, en évitant le danger des recettes mais en utilisant les paramètres permanents de ce type d’affrontement ? - Quant au domaine de la grande stratégie, les vieux principes napoléoniens, repris par Foch en son temps, méritent d’être rappelés en ce début du XXIème siècle, leur évidence étant telle qu’ils en sont presque négligés, pour ne pas dire oubliés.
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Sir Basil Henry LIDDELL HART (1895-1970)
Par Monsieur MARTIN MOTTE
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Le 24 juin 1916, un déluge d’acier s’abattit sur les positions allemandes de la Somme. Il se poursuivit pendant une semaine, au terme de laquelle un million et demi d’obus étaient censés avoir déblayé le terrain devant l’infanterie britannique. Celle-ci passa à l’attaque au matin du 1er juillet. Le soir venu, elle avait perdu 60.000 hommes dont 21.000 tués, la plupart dès la première heure de l’assaut. La bataille s’acheva cinq mois plus tard: les Alliés y avaient eu 750.000 tués, blessés, disparus ou prisonniers pour un gain ne dépassant pas 15 kilomètres. Au nombre des victimes se trouvait un officier de 21 ans, engagé volontaire dès 1914 après des études d’histoire à Cambridge. Sévèrement gazé, il ne put jamais regagner le front. Il poursuivit le combat sur un autre terrain, celui de la pensée militaire, et contre un autre ennemi, cette «approche directe» qui avait si complètement échoué sur la Somme. À sa mort, Liddell Hart était considéré comme l’un des plus importants stratégistes du XXème siècle. De son œuvre pléthorique se détache un ouvrage d’abord intitulé «The Decisive Wars of History» (1929), puis «The Strategy of Indirect Approach» (1941) avant de devenir «Strategy» (1954)[1]. Ses trois premières parties passent en revue l’histoire militaire de l’Antiquité à 1945, la dernière (un dixième du volume) en tire les conclusions théoriques. C’est d’elles qu’il sera ici question[2]
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Quel avenir pour les forces spéciales françaises ? Ou l’impérieuse nécessité d’entrer dans l’ère de la coopération interagences.
Par le Chef de bataillon Charles-Henri de MONICAULT
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Le Chef de bataillon de Monicault nous livre dans cet article une analyse rigoureuse de nos forces spéciales sur le plan capacitaire, puis trace quelques pistes pour un avenir raisonnable et raisonné de cet outil devenu indispensable dans les opérations modernes.
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